En souvenir de ...

Avec les mots du coeur

Anne-Lise ThurlerAnne-Lise Thurler© DR

L'écrivaine Anne-Lise Thurler est décédée le 18 janvier, laissant une oeuvre vibrante d’humanité.

C’est une figure attachante de la littérature romande qui s’est éteinte en la personne d’An­ne- Lise Thurler, romancière et nouvelliste dont le dernier récit, paru en avril 2007 chez Zoé sous le titre de La fille au balcon, restera comme l’un de ses ouvra­ges les plus aboutis, les plus frémissants de sensibilité et les plus ouverts à la compréhension de l’autre.

Il y est question, après la mort de la mère de la narratrice, de l’effort que celle-ci s’impose afin de retrouver, malgré des années d’incompréhension et de mal­traitance, celle dont elle s’était déjà rapprochée durant les der­nières années de sa vie. Avec une lucidité claire, nuancée de ten­dresse blessée, Anne-Lise Thur­ler aura donné, dans ce dernier livre paru, le meilleur d’un talent toujours nourri par la vie, qui s’est déployé dans le roman ( Le crocodile ne dévore pas le pango­lin et Lou du fleuve) et les nou­velles ( Scènes de la mort ordi­naire et L’enfance en miettes).

Attentive aux misères du monde, elle avait également composé, avec Selajdin Doli, réfugié koso­var, un récit-témoignage à deux voix évoquant les tribulations des Albanais du Kosovo, intitulé Aube noire sur la plaine des merles, adapté au théâtre par Isabelle Bonillo et présenté au fil d’une longue tournée en Suisse romande.

Terrassée par la maladie avant la cinquantaine (elle était née en 1960 à Fribourg et vivait au Mont-sur-Lausanne avec ses deux jeunes enfants), Anne-Lise Thurler laisse, à ceux qui l’ont connue, le souvenir d’une belle personne rayonnante et géné­reuse.

Jean-Louis Kuffer




Avis de décès

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24 Heures le 19 janvier 2008

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24 Heures le 22 janvier 2008

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Janic Peyraud
Maintenant, sur ce nouveau chemin que je vois de lumière, tu trouveras toute la douceur, toute la sérénité, tout le repos que tu mérites. Tu sauras, par le souvenir que tu as posé sur nos vies, nous apporter le courage, la force, la volonté et la générosité dont tu étais pourvue...A ta famille, à tes proches, ces quelques mots pour tenter de soutenir votre peine.


Fabienne Bourloud Hamzaj
Tu étais un rayon de soleil qui nous réchauffait par ton sourire, ta gentillesse et ton entrain. Maintenant, quand je regarde le ciel, un nouvelle étoile est née qui nous éclaire et nous guide. Repose en paix. Fafa, Nijazi et les enfants


Marc-André Miserez
On a usé un peu des mêmes bancs d’Université. Au séminaire de Relations internationales du professeur de Senarclens, tu étais le sourire du matin, l’éclat rayonnant d’une beauté tellement chaleureuse. Puis nos routes ont divergé, et un jour j’ai appris que tu étais écrivain (écrivaine, tu préfères ?), forcément de talent.Et voilà qu’aujourd’hui, cherchant un de tes titres, je découvre une bio écrite au passé… Mon Dieu que la vie est fragile !Maintenant, je vais te lire. Il paraît que tes histoires sont tristes. Etonnant, toi qui étais si gaie…


Aude Muller
A toi. Petit poisson au coeur de l'océan, Luttant de toutes ses forces contre le courant. Sur la mer un bateau, Résistant aux attaques des flots. Majestueux oiseau blanc, Volant avec le vent. Cheval libre et sauvage, Galopant le long des rivages. Toi qui comme le poisson a lutté, Toi qui comme le bateau a résisté, Toi qui maintenant, Voles aux côtés de l'oiseau blanc, Toi qui a l'infini, Galope dans de vertes prairies. Toi qui par notre amour, Seras dans nos coeur pour toujours. Je t'aime maman.

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