En hommage à...

Jean-Marc FRANZONI

 

Avis de décès

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Tribune de Genève le 18 juillet 2009

TG Avis Franzoni Jean-Marc

Ecrire une condoléance

Pascal Janson
"La mort laisse tout en plan" Tes amis de Saint Pierre.


Pierre Rival
Bonjour J'ai connu Jean-Marc à la pension de Chamousseau, il m'a ouvert à la poésie, à la littérature, à la philosophie. Grâce à lui, j'ai connu à 15 ans Saint John Perse, Francis Ponge, nous lisions Michel Foucault dans les ruines d'un moulin, découvrions ensemble Tel Quel et le structuralisme. Je me rappelle de son inimitable (pour moi) accent genevois, de son humour et de son désespoir. Il m'a dédié (aux côtés de Marcellin Pleynet) son premier recueil de poésie, "Apraxie" je crois, j'ai continué à le voir tout au long des années 70 dans son studio de la rue du Bac, à parler de Proust et de Céline, de Sade et de Bataille... Puis nos chemins se sont écartés, je continuais à recevoir ses plaquettes de poésie, je lui ai envoyé mes premiers livres qu'il a bien voulu saluer de ses encouragements. Jean Marc Franzoni a énormément compté dans ma vie et je pense que sa place comme poète sera peu à peu reconnue comme a été reconnue celle de Jean-Paul de Dadelsen, le poète alsacien auquel il s'était (partiellement) identifié. J'éprouve, à l'annonce de sa mort, une peine profonde, mais aussi le sentiment que sa vie a tracé un sillage qui comptera, non seulement pour ceux qui l'ont connu, mais pour ceux qui le découvriront en le lisant. Ma pensée va à sa famille, mais aussi à ses amis. Je garderai précieusement la mémoire de celui qui fut aussi le mien. Pierre Rival


Anonyme
Merci pour lui.


John Berger
Plus qu'un ami on s'est connu à Saint Pierre. On a vécu ensemble durant 4 années. Cela m'attriste de voir ton départ. John Berger.


Jean-Pierre Schaad
Bonjour, en apprenant le départ de Jean-Marc le 14 juillet 2009, une partie de mon être s'est envolé avec lui. Je le connaissais intimement... J'ai vécu avec Jean-Marc pendant 13 ans à Paris. Il a donné beaucoup de ses forces dans l'écriture, dans la lecture. Nous existions en fermeture de vie sociale. Comme il l'écrit: j'existe très fortement en fermeture de vie sociale." Il m'a appris cela, mais sans dédain pour l'autre, juste se protéger pour donner le meilleur de son être dans l'écriture, l'oeuvre. Je remercie Jean-Marc de m'avoir appris que c'est dans le retranchement qu'on s'ouvre aux autres. Il me disait tout le temps: "lis les classiques car toute la littérature moderne s'en nourrit. JM lisait beaucoup le discours modernes, parce qu'il s'en méfiait et ne voulait pas tomber dans leurs mirages. J-Pierre Schaad


Lohengrin Mellet
J'en ai le souffle coupé. Depuis des années je pense régulièrement à toi et aujourd'hui je suis profondément chagriné. Jean Marc est de ces personnes que l'on croit éternelle. Il a laissé en moi une empreinte profonde, un tatouage mental qui fait qu'il n'a pas besoin de respirer pour être avec moi. Souvent je relis tes textes et tes milliers de post-it que me glissait dans mes bouquins, mes poches, mes placards, entre les assiettes ou dans le frigo... Tant que je ne savais pas je pouvais t'imaginer à Miami, à Gnef ou à Saint Pierre avec toi Jean Marc ou ton frère. C'est une partie de mon histoire que fige avec ta disparition. Je ne peux que hurler ma surprise. Salut T'chepa tu seras pour toujours dans mon cœur. Lohengrin

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