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Roger Pierre, comédien

Roger PierreRoger Pierre, un comédien populaire et toujours prêt à faire pouffer son public.égende © CHANTAL DERVEY

L’acteur incarnait l’humour d’une autre époque. L’ex-associé de Jean-Marc Thibault s’est éteint à 86 ans.

Il fut, durant la moitié de sa carrière, la moitié d’une entité. Roger Pierre, qui vient de mourir à 86 ans, semblait aussi lié à son compère Jean-Marc Thibault que Jean Poiret l’était à Michel Serrault. La France vivait une autre époque. Les comiques faisaient du cabaret. La télévision ne tenait encore qu’un rôle marginal.

Roger Pierre est né le 30 août 1923 à Paris. Il s’agit apparemment de son vrai nom. Les sources qui en font un Jean Le Gall seraient erronées. Le Gall est le nom du personnage incarné par l’acteur dans Mon oncle d’Amérique, d’Alain Resnais, quand ce dernier fera accéder Roger à l’intellectualité en 1980.

Une rencontre décisive
La carrière de Roger Pierre commence à la radio, support populaire s’il en est dans les années 1940. Il sert de speaker à Radio-Luxembourg, une chaîne plutôt bas de gamme. C’est alors qu’il fait la connaissance de Jean-Marc Thibault, né la même année que lui. Il lit ses textes. Ainsi naît une association dont aucun des deux, sans doute, n’imagine qu’elle se révélera si longue. Les duettistes n’y mettront fin, pacifiquement, qu’en 1976.

Comme chez les clowns, les rôles sont nettement distribués. Roger Pierre, c’est le beau gosse. Le séducteur. Jean-Marc incarne, lui, les empêcheurs de tourner en rond. Une matière inépuisable. Il semble qu’en additionnant les sketches on arrive au nombre ahurissant de 3000. Ils les promènent chaque soir. C’est l’époque où les chansonniers, comme les chanteurs, font plusieurs établissements à la file. Le Caveau de la République avant Chez ma Cousine et l’Amiral.

Le cinéma ne peut que s’intéresser aux deux hommes. Un cinéma de consommation. Roger Pierre y garde parfois son prénom. Il est le Roger de Vive les vacances (1958), Les motards (1959), Les héritiers (1960) ou Les tortillards (1960). Il s’agit de longs-métrages vite faits, et avec peu d’argent. Les interprètes voient là une activité parallèle. L’essentiel reste pour eux le délire verbal au quotidien.

En solo après 1976
En 1976, alors que le monde du spectacle a bien changé, Roger et Jean-Marc se séparent en plein succès. Les séries pseudo-historiques qu’ils ont conçues pour la TV ont fait s’esclaffer toute la France. Il faut dire que les sujets s’y prêtaient. Ce sont Les maudits rois fainéants ou les Z’heureux rois Z’Henri. Z’Henri? Comment ne pas rire d’un Z’Henri?

La carrière en solo de Roger se révèle plus difficile que celle de Jean-Marc Thibault, promu star de théâtre et heureux mari de Maguy à la télévision. Elle vogue entre l’ambition d’un Resnais (qui reprend Roger pour un dernier film en 2009, Les herbes folles) ou du théâtre classique (Feydeau, Regnard…) et l’alimentaire.

Alimentaire ne signifie pas toujours médiocre. Si cet art a nourri Roger Pierre, il l’a aussi nourri de son talent. Un talent généreux, parfois jusqu’à l’excès.

Etienne Dumont

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Josette Girard
Aurevoir Roger Pierre, vous rejoignez tous ces artistes qui ont fait les beaux jours du théâtre et du cinéma, période où les Français, grâce à vous et à tous vos partenaires qui ont la plupart disparu, ont tant ri avec des sketchs et des spectacles bien de chez nous, ce que malheureusement nous ne verrons plus. Reposez en paix, là-haut, vous re-joindrez toutes celles et tous ceux qui nous tant fait rire. Merci.


Gilles Richard Demierre
salut l'artiste tu tu ma fait beaucoup rire quand j'étais enfants je ne t'oublierais jamais et je suis sur que tu est surement maintenant dans un monde meilleur où tu ne vois plus le mal, et le pouvoir de l'argent, la bêtise humaine, la maladie et les horribles choses que les hommes sur terre peuvent faire.


Patrick Jackson
Merci Roger Pierre, ce que vous m'avez fait rire avec votre Pote Jean-Marc Thibault. Continuez à faire là-haut !!! Encore Merci !

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