Allain Leprest
Allain Leprest © DR
Le chanteur français a mis fin à ses jours lundi. En rémission d’un cancer des poumons, ce grand de la chanson avait 57 ans.
«Allain Leprest a ressuscité, une fois de plus, le cercle magique de la pure poésie», écrivait 24 heures en 2006, à la suite d’une représentation du chanteur français à l’Esprit Frappeur, à Lutry. Habitué des lieux, Allain Leprest avait séduit son public par sa force et ses mots. «La soirée a déployé un vaste ciel pur dans le petit caveau, chargé d’émotions à vif, de souvenirs d’enfance, d’amours fracassées, de candeur et de rage, de beauté et d’amitié», avait ajouté Jean-Louis Kuffer.
Allain Leprest a été retrouvé mort dans la nuit de dimanche à lundi à Antraigues-sur-Volane (Ardèche), où il était en vacances. En rémission d’un cancer des poumons, l’artiste, né le 3 juin 1954 à Lestre (Manche), s’est suicidé. «C’était un homme dans l’excès perpétuel, l’excès de travail, l’excès de vie», décrit son producteur, complice et ami Didier Pascalis, qui connaissait l’artiste depuis huit ans.
«J’ai toujours considéré qu’Allain était un pur génie, un immense poète», confie celui qui estime que ce décès représente une grande perte pour le monde de l’art en général. «En dehors d’un immense artiste, c’était un vrai homme libre comme il n’y en a plus. Il est allé au bout de sa démarche.» Révélation du Printemps de Bourges au milieu des années 80, l’homme à la voix rocailleuse est longtemps resté inconnu du grand public, mais avait été récompensé par plusieurs prix. De nombreux artistes (Jacques Higelin, Olivia Ruiz, Michel Fugain, Enzo Enzo) lui ont également témoigné leur admiration sur les disques Chez Leprest .
Cet homme discret et engagé avait sorti, en 2008, l’album intitulé Quand auront fondu les banquises , oscillant entre gravité, humour et légèreté, où se mêlaient forces de la nature et des éléments, histoires urbaines et profondeur des sentiments. Un nouvel album avec orchestre symphonique était attendu pour la fin de l’année.
C.ROC./AP
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Brigitte Ferrière
De concerts en espoirs, d'amour en désespoir, ta voix d'albatros est à tout jamais gravée dans mes sillons. Du piano, l'oiseau s'est envolé en tourbillons. Seule, le coeur en éclats, des plateaux de Lozère, je te salue mon frère.