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Robert Lamoureux

Robert LamoureuxRobert Lamoureux à 91 ans © MAXPPP

Chansonnier devenu comédien, puis auteur à succès, le père de La septième compagnie est mort samedi à 91 ans.

 

«C’est un poète magnifique, aussi grand que Prévert.» Juin 2011 à Vidy. Roger Jendly crée Roger Jendly rencontre Robert Lamoureux . Un spectacle de cabaret drôle et touchant, dans lequel il joue et chante des textes connus ou oubliés de celui que Coluche a qualifié de «père des humoristes français». «Robert Lamoureux possédait un talent fou, qui nous faisait passer du rire aux larmes», avait alors raconté Roger Jendly à 24 heures , une lettre de Lamoureux dans la poche. Le comédien fribourgeois était très ému: Robert Lamoureux avait envoyé un poème inédit, L’âge venant , pour qu’il l’intègre au spectacle. Une phrase avait marqué Roger Jendly: «Il avait écrit: «Mon nom n’a plus d’écho que dans quelques mémoires.» J’aurais voulu qu’il puisse constater de lui-même que ce n’était pas vrai», s’est rappelé hier Roger Jendly avant de monter sur scène, au Théâtre des Osses (FR).

Robert Lamoureux aurait dû venir assister à la première représentation du spectacle. Mais, atteint dans sa santé par un cancer, il n’avait pu se déplacer à Lausanne. «Je regrette qu’il n’ait pas pu voir les visages rayonnants des personnes présentes. J’avais préparé un dossier avec toutes les lettres des spectateurs, qui le remerciaient pour le bonheur et l’optimisme de ses textes. Il ne pourra malheureusement jamais les lire.» Roger Jendly conclut son hommage: «Je suis attristé, j’aurais voulu le revoir. Je le remercie pour le bonheur qu’il a apporté à tant de monde.»

Samedi, Robert Lamoureux, 91 ans, s’est endormi pour son dernier voyage, des suites d’un coma indépendant de son cancer. Disparu quelques jours à peine après son cadet Jean Amadou, il représentait une forme de spectacle aujourd’hui défunte.

Comptable en Algérie

Né le 4 janvier 1920 dans une famille modeste, il quitte l’école à 14 ans, passe d’un petit boulot à l’autre, travaille tout en observant. Comme toute sa génération, le Parisien connaît le malheur d’avoir 20 ans en 1940. A la Libération, il part en Algérie, où il réussit à devenir comptable.

Lorsqu’il regagne Paris, il commence par écrire des chansons, notamment pour Yves Montand. Bien vite, il se compose des sketchs, qu’il débite dès 1949 sur la scène de cabarets aujourd’hui fermés. Le public apprécie son humour, toujours gentil, et sa gouaille. En 1950, il sort un sketch d’anthologie, Papa, maman, la bonne et moi , qui reçoit le Grand Prix du disque. Quatre ans plus tard, Jean-Paul Le Chanois en tire un film. La bande connaît un succès tel qu’il sort, en 1955, Papa, maman, ma femme et moi .

16 000 fois sur scène

Fort de ce succès,Robert Lamoureux croit tenir une grande carrière d’acteur de cinéma. Mais l’homme de scène se montre vite déçu par le septième art (son heure viendra dans les années 70, avec la saga de La septième compagnie ). Rapidement, le théâtre prend le dessus. Lamoureux reprend les rôles de Sacha Guitry, mort en 1957, puis écrit plusieurs pièces, dontLa soupière , qui dépasse les 2000 représentations. «Entre les cabarets, le music-hall et le théâtre, je suis monté sur scène environ 16 000 fois», racontera-t-il en 1998. Parmi les perles qu’il a composées demeure Viens pas trop tard . Samedi, il a rejoint sa deuxième femme, la comédienne Magali de Vendeuil. Il sera inhumé à ses côtés vendredi.

 

Céline Rochat et Etienne Dumont

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Paule Batard
Merci infiniment pour tous ces rires que vous nous avez donnés. Avec beaucoup d’émotions. Je me permets de vous offrir quelques roses.


Jacques Pilet
De grand moments de bonheur passé au théâtre et de toute votre carrière. Merci Robert et longue vie dans un autre monde.


Isembert Denis
Bravo M. Lamoureux vous nous avez diverti pendant grands nombres d'années maintenant il va nous rester un trou. Bravo l'artiste...


Gérard Nef
A vous France et à votre famille, je vous écris au nom d'une troupe belge de Waterloo en Belgique "Le théâtre du Chenois" pour vous exprimer toute notre sympathie. Nous avons appris la mort de votre papa alors que nous avions l'intention de lui écrire car ce dimanche, notre troupe jouait "Diable d'homme" qui en était à sa 4ème représentation. Nous avons placé un cadre avec la photo de 'notre Robert' bien visible dans notre décor. Après lui avoir rendu hommage, la pièce fut jouée et appréciée pour son humour, la finesse des textes. Voyez, il continue de semer et sémera longtemps puisque nous avons encore des représentations en 2012. Son humour est thérapeuthique! Nous nous associons à votre peine et sommes prêts à vous envoyer quelques photos. Courage à vous tous.


Pierre Sailler
Le 15 Février 1953, la veille de mon départ en Indochine, avec mon épouse et des amis je l'ai vu pour la première fois jouer dans "Ombre chère". Partie de rires du début à la fin de la pièce. Depuis j'ai gardé pour cet excellent acteur, une profonde admiration. Son départ me chagrine beaucoup mes sincères condoléances à toute sa famille


Anne-Lise Douet-Dietliker
C'était un grand comédien, une pensée pour lui et mes condoléances à sa famille.


Ghislaine Durand
Très touchée par votre départ. J 'ai rencontré Robert Lamoureux à Lausanne il y a bien longtemps. Une petite conversation s'en est suivie, accompagné de son chien, un petit teckel cabotin. Je n'ai pas oublié votre humour et votre sympathie et quel regard magnifique! Bon voyage MONSIEUR

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