Envoyé par Natacha le jeudi 10 mai 2012 à 11:56
Mon père a choisi ce 23 avril 2012, sur un coup de ras le bol, d'énervement, de désespoir profond de prendre un fusil. Il s'appelait Jean, et il était merveilleux. Ce monde a énormément perdu quand il l'a quitté. Pour moi tout s'effondre, j'ai perdu toute joie de vivre. Ce coup de fil que je lui ai passé juste avant résonne en moi, cette culpabilité que je porterai jusqu'à mon dernier jour. Ça n'était pas le moment pour le brusquer même si je l'ai fait uniquement pour qu'il relève la tête... Aujourd'hui je donnerai tout ce que j'ai pour revenir en arrière et le côté irrémédiable me bouleverse tant. Il savait que je l'aimais trop, pourquoi me fait-il porter ça...
Envoyé par Cynthia le lundi 16 avril 2012 à 15:16
Mon papa s'est suicidé. Tout a commencé le 13 février 2012, il n'est pas rentrer du travail, on l'a cherché pendant 9 jours et le 22 fevrier 2012 les gendarmes l'ont retrouvé pendu. Depuis ce jour ma vie a perdu son goût de bonne humeur et de gaieté. Il laisse derrière lui sa femme (ma maman) 4 enfants et 3 petits enfants. Il avait 42 ans, aucun signe de détresse, rien. Papa tu me manques tant, je n'arrive pas à pardonner ton geste je ne le comprends pas, POURQUOI?
Malgré ma colère contre toi je t'aime, tu me manques plus que tout, pas une journée sans pleurs, sans parler de toi. Ton abscence est si dure. Tu n'avais pas le droit.
Comment aller mieux? Tu n'as pas pensé aux conséquences. Je t'aime mais je t'en veux.
Envoyé par verdonck le dimanche 18 septembre 2011 à 13:06
Papa,
Tu en as profité que maman était avec moi pour passer à l'acte. J'avais besoin d'elle auprès de moi pour s'occuper de tes petites filles car j'allais mettre au monde ton petit fils. Tu ne l'as pas supporté que maman était loin de toi, ton travail te fatigué, tu n'as pas attendu de voir ton petit fils, tu ne nous a envoyé aucun signe de détresse! Chaque jour je pense à toi, malgré ton mauvais caractère et ton alcoolisme. A ce jour, je m'aperçois que je t'aimais quand même, même si je me le niais. Tu as un magnifique petit fils, un petit blond aux bleus et oui, tu en serais fier. J ai beaucoup de mal à accepter ton suicide, j'en pleure encore dès que je pense à toi. Maman m'a donné ta voiture alors tu es tous les jours avec moi. Papa je t'aime, je ne te l'ai jamais montré ou dit mais aujourd'hui je l'écris. Tes petites filles ont beaucoup pleurées et pleurent encore de temps en temps en pensant à toi. Je leur dit que tu es maintenant plus heureux dans le ciel et que tu es l'étoile qui brille le plus fort. Bisous
Envoyé par Chloé le lundi 29 août 2011 à 20:56
Mon papa s'est suicidé quand j'étais toute petite... 28 ans plus tard, sans comprendre vraiment, j'accepte son choix en me "réjouissant" d'avoir ses explications lorsque je mourrai dans très longtemps. Cette conviction de le retrouver plus tard et celle qu'il a fait de son mieux pour vivre aussi longtemps que possible m'accompagne, même si cela reste un geste fou pour moi surtout lorsqu'on a des enfants...
Envoyé par Vanessa le dimanche 6 mars 2011 à 12:57
Voilà maintenant 7 ans que mon père s'est suicidé alors que j'avais 14 ans. J'ai essayé de faire mon deuil pendant toutes ces années, mais le souvenir, la rancune ne s'effacent toujours pas. Je comprends maintenant que je ne pourrais jamais oublier, mais que, peut-être avec les années, je vais accepter. Mais c'est encore trop tôt. Je veux dire à toutes les personnes qui ont connues cette peine : courage. Le temps passe mais jamais les souvenirs ne s'effacent. Il faut aussi essayer de pardonner bien que ce ne soit pas évident à cause de l'incompréhension de l'acte. Je ne sais toujours pas ce qui a pu pousser mon père à cette extrémité, mais maintenant cela m'est égal. Au fond, il avait ses raisons et il les a gardé avec lui.
Envoyé par Rosette Poletti le mardi 15 décembre 2009 à 20:45
En effet, ce doit être très difficile de faire le deuil d'un père qui meurt subitement,lorsque qu'on est à l'étranger et qu'on ne peut ni le voir, ni assister à ses funérailles.Parmi les rituels qui peuvent être utiles , il y a celui d'écrire à la personne décédée,de lui dire tout ce qu'on aurait voulu pouvoir lui dire , puis de brûler cette lettre . Il est parfois nécessaire de répéter cela plusieurs fois. L'avantage est que l'on prend conscience , en profondeur de la réalité de la séparation . Selon les circonstances,et selon vos croyances , il a a aussi la possibilité de faire dire une messe ou de faire faire un service du souvenir en son nom et d'y inviter des amis ou des proches . Je souhaite que vous trouviez un moyen de "déposer" ce deuil et d'aller vers la suite de votre vie comme vous le désirez tant.
Envoyé par silvana le lundi 14 décembre 2009 à 21:41
Mon père s'est suicidé il y a maintenant 22 ans.
Etant à l'étranger je n'ai pas pu être présente pour l'ensevelissement.Il m'a fallu passer 20 ans pour que je puisse me rendre sur sa tombe car je refusais de le faire, comme l'autruche: pas vu, pas d'existence, il me semblais que je le tuerais une deuxième fois si je me rendais sur sa tombe car de ne pas l'avoir vu mort c'est comme si je ne retournais pas le voir un peu plus longtemps que mes voyages chaque 2 ans ^pour lui rendre visite.
Sachant que cette situation ne m'aidais pas, je me suis rendue au cimetière et... rien! Le manque continue, le déni aussi... Comment faire pour accepter qu'il n'est plus là, que je ne le verrai plus jamais, qu'il ne saura jamais comme je l'aimais...
Envoyé par perche le vendredi 17 avril 2009 à 23:20
Mon cousin âgé de 32 ans vient de passer le pas. Forcément on se pose un tas de questions qui resteront sans réponses. On a pas vue la souffrance qui se dégageait de lui. On a eu le rapport, je me sens rejetée, coupable, trahie et je suis en colère contre lui et contre moi. Il me manque simplement. On a pas les réponses, seul lui les détient maintenant. Je me dis qu'il ne souffre plus et qu'il est bien. Nous chaque jours nous faisons face par respect à sa mémoire mais c'est dur.
Envoyé par un(e) inconnu(e) le dimanche 21 décembre 2008 à 11:43
mon père s'est suicidé dans des conditions que nous ne connaissons pas vraiment, nous nous posons beaucoup de questions.Est-ce que le fait de lire le rapport fait par les enquêteurs sur les circonstances de ce drame pourrait nous aider à avancer dans notre deuil. Nous nous sentons tellement coupable de ne pas avoir vu qu'il souffrait autant.