Envoyé par Hatert Marie-Rose le mercredi 16 mai 2012 à 03:51
Courage, malgré notre chagrin continuons à vivre pour ceux qui nous aime
Envoyé par Trotin le samedi 12 mai 2012 à 00:16
Ma fille Marion a été sauvagement assassiné le 18 mars dernier, elle n'avait que 14 ans. Aujourd'hui je ne vis plus je survis pour mes 2 autres enfants et mon mari. Marion est dans mes pensées 24/24. Le pire c'est le soir ou au moment de me coucher je ne peux m’empêcher de vivre la scène du crime comme si j'y étais. J'ai l'impression de l'entendre m'appeler Maman. Elle me manque terriblement. Je suis suivie par un psychologue et j'ai un traitement pour m'aider à surmonter l'épreuve mais dès que je veux arrêter mon traitement je n'ai qu'une envie c'est d'aller la rejoindre. Je n'ai plus aucun but dans la vie, j'aimerais tant revenir en arrière pour la serrer dans mes bras et lui dire je t'aime.
Envoyé par Mémoires le vendredi 11 mai 2012 à 04:30
Un homme, père de famille, avait écrit à son entourage, avant de partir : "Aimez vous les uns les autres"
Envoyé par Naiis le mardi 24 avril 2012 à 14:27
Je m’appelle Anaïs j'ai 17 ans. Il y a 3 ans mon cousin de 20 ans s'est suicidé ; j'ai essayé de remonter la pente malgré tout ça a été très dure et il y a 6 mois le cauchemar recommence, mon oncle de 35 ans se suicide aussi... Mon oncle c'était tout pour moi, je n'arrive pas à réaliser entre les crises de nerfs de larmes, je n'arriverais jamais à surmonter ça. C'est tellement dure de perdre un être chère dans des conditions comme ça. J'ai une pensée à toutes celles et ceux qui ont perdu un enfant un parent... Juste pour vous dire que le suicide n'arrange rien. Naiis
Envoyé par Janick Gras le samedi 21 avril 2012 à 07:07
Edy, votre message m'a beaucoup touché. Je sais que chacun vit son deuil différement et qu'il est difficile, voir impossible de donner des conseils, par contre je ne pense pas que l'alcool soit une réponse. Ici nous sommes tous des parents "desenfantés" j'ai aussi perdu ma fille unique de 13 ans en février donc croyez moi je partage votre douleur. Je n'arrive pas non plus à me dire que je vais vivre toutes ces années sans la revoir, la prendre dans mes bras, mon chagrin et ma peine sont immenses, mais regardez autour de vous il y a forcément des gens qui veulent vous aider mais souvent ils n'osent pas car ils se sentent impuissants face à notre trop grande douleur. Regardez bien et vous trouverez des mains tendues mais sachez les prendre ces mains ce n'est pas facile car on a plutot tendance à se refermer. Je suis sûre que de là-haut nos enfants veillent sur nous et veulent nous voir heureux ici sur terre, car ils nous aiment et notre douleur est leur douleur là-haut. Pour moi ma fille n'est pas partie, elle continue sa vie ailleurs mais je la sens présente en moi à tout instant. Nous devons pour nos anges disparus continuer malgré tout à vivre avec grâce et dignement notre vie et n'oubliez pas, chère Edy chaque jour qui passe nous rapproche un peu de nos anges et tôt ou tard nous les retrouverons et ça je le sens au fond de moi... Je ne suis pas croyante mais je sais que les gens qui se sont aimés vont continuer ensemble un autre chemin et je vous assure que ca, ca aide à ne pas tomber... Courage Edy vous n'êtes pas seule dans cette horrible épreuve. Amicalement.
Envoyé par Michelle le samedi 21 avril 2012 à 00:06
Un petit message à Edy, je suis dans la même souffrance que vous et moi non plus je ne trouve pas d'associations. J'essaie de survivre depuis 12 ans vous trouverez ma fille 7 messages après vous. Elle s'appelait Sabrina. Si vous voulez me joindre, mon adresse mail michelle.canivetaliceadsl.fr ou au +33(0)4 66 50 97 19. On pourra en parler. Bon courage à toutes les mamans dans notre cas.
Envoyé par Edy le mardi 17 avril 2012 à 12:08
Le mois dernier j'ai perdu mon fils d'un accident de moto et je n'arrive pas à remonter. Je n'ai plus envie de sortir je n'ai personne pour me donner du courage et si je ne fais rien je pense que mon seul ami sera l'alcool car mon fils me manque. Il est parti le 8 mars mais je sais que quelques mois avant il m avait dit "maman je t'aime et je serai toujours là pour toi" et moi j'ai dit à mon fils "Moi aussi je t'aime". Je suis divorcée mais au début du départ de mon fils, mon ex m'appelait, maintenant plus rien, les dates entre le 8 et le 14 pour moi elles sont bannis à jamais. Aidez moi svp. J'ai essayé de trouver une association mais par chez moi il n'y a rien du tout. C’était à moi de partir pas à lui. Où j'habite je n'ai pas d'amis vu que je suis en retraite et il y a pas longtemps que je suis sur Pithiviers. Je voudrais trouver des personnes dans le secteur pour m'aider. J'ai même envoyé balader ma fille et le lendemain je me suis excusée mais pas de nouvelles à part ma cousine. Je voudrais partir mais je veux rester seule. J'ai une vidéo de mon fils que je vois rire et je la regarde tout le temps. Je voudrais arrêter mais je n'y arrive pas, sa voix me manque, tout de lui me manque. Je suis une maman désespérée. Comment faire pour reprendre le dessus sans oublier bien sûr la douleur qui restera à jamais dans mon coeur car perdre un enfant c'est le plus douloureux pour une mère. Merci à vous de me répondre. Bon courage à toutes les mamans.
Envoyé par Delia le dimanche 15 avril 2012 à 20:06
Toi qui était mon petit bébé adoré, qui m'a appris ce qu'était le bonheur, l'amour. Tu étais la joie de vivre. Et voila qu'une horrible maladie t'a emportée, en 2 semaines. Pourquoi, je ne comprends pas, comment un être comme toi qui débordait d'affection a t-il pu être arraché à la vie aussi brutalement. 5 semaines que je pleure, je supplie de tout mon coeur que ce ne soit qu'un cauchemar mais la réalité, atroce, me rattrappe et je sens ce vide autour de moi, tu n'es plus là, je t'aime tant, ma vie n'a plus de sens, nous étions si heureuses, mon bébé d'amour, ma fille, je voudrais tant te serrer dans mes bras.
Envoyé par Janick Gras le mercredi 11 avril 2012 à 06:22
A christel. Une pensée pour tous nos anges partis trop tôt et leurs parents <3 Christel, je me sens proche de vous, j'ai aussi perdu ma fille Axelle de 14 ans il y a 2 mois d'une leucémie. C'était ma fille unique et je vivais seule avec elle moi aussi, je vous comprends tellement... Courage, j'espère que vous êtes bien entourée et si un jour l'envie vous dit, écrivez-moi, comme on dit l'union fait la force... et courage à tous ceux qui restent loin de leurs anges. Une seule chose me sauve, je sais qu'on se retrouvera dans une autre vie. Je t'aime mon bébé pour toujours <3<3<3
Envoyé par Dedee le vendredi 6 avril 2012 à 09:12
Deux ans déjà que tu nous a quitté mon Christian. Quelle douleur. Quel vide ! Tu étais mon bébé toujours malgré tes 39 ans. Je t'aime mon enfant, nous t'aimerons toujours tu vois de là-haut tous les parents qui sont dans la souffrance et dont la vie est finie je t'aime mon Christian.
Envoyé par Christel le jeudi 5 avril 2012 à 14:51
Mon fils Nicolas a fermé les yeux pour l'éternité le 8 février 2012. Il venait d'avoir 16 ans. La leucémie a emporté le corps de mon fils dans la souffrance. 2 ans de traitement acharné en passant par la réa, le coma ... Comment vivre sans mon soleil. La souffrance de mon coeur, de mon corps, chaque jour est une torture. Je vivais seule avec mon fils, nous avons tout partagé. Je ne me sens plus le courage pour avancer, quel est le but de continuer maintenant. Pourquoi toi Nico, pourquoi tu as souffert mon amour, tu avais toute la vie devant toi. Tu me manques tellement. Je te cherche partout. Je n'entendrai plus jamais le mot maman ...
Envoyé par Christiane le lundi 26 mars 2012 à 14:43
Pour laurent et tous les autres enfants qui nous ont quitter, écouter les chansons de Lynda Lemay : PAS de mot et ta main des enfoirés.
Lolo, demain ça va faire 4 mois. Je pense très fort à toi. Comment vivre encore sans toi. Tu ne m'as pas fais de signes comme certaines personnes m'ont parlé. Je t'embrasse très très fort mon Lolo.
Envoyé par Catherine le lundi 26 mars 2012 à 10:41
Petit message à Kevin,
pourquoi avoir fait le choix de perdre la vie ce samedi 18 mars 2012, toi qui n'avais aucun interdit, toi qui aimais la vie, toi qui avais des projets plein la tête, vous alliez fêter vos 18 ans, comment va vivre Quentin ton jumeaux, tu allais être tonton et parrain de ce petit bébé. Tu as laisser une peine énorme dans nos cœurs, tu as grandi avec mes enfants, Alexis était l'un de tes meilleurs amis, aujourd'hui, il va mal, il ne comprend pas ton geste, ainsi que tous les autres, tes parents sont plongés dans une souffrance qu'ils ne comprennent pas, tout le monde t'aimais et tu étais aimé de tous, tu resteras dans nos cœurs, nos pensées. Tu laisses une douleur qui je l’espère arrivera à s’atténuer avec le temps. Un être s'en va, un autre arrive mais jamais personne ne te remplaceras, que ton âme repose en paix, au revoir Kevin.
Envoyé par Michelle le jeudi 22 mars 2012 à 21:11
Je viens de découvrir ce site avec toutes les souffrances que j'y ai lu et dont je me suis retrouvée car moi aussi j'ai perdu ma fille chérie Sabrina dans un accident de la route le 31 janvier 2000. Elle avait 17 ans et depuis j'essaye de survivre pour mes autres enfants mais ce n'est pas facile, sa joie, son sourire me manquent et qu'est-ce-que je ne donnerai pas pour passer encore du temps avec elle, la regarder et lui dire encore je t'aime ma puce adorée. Ta maman pour qui le chagrin ne diminue pas malgré le temps qui passe<3<3<3
Envoyé par Pontille le mardi 20 mars 2012 à 09:04
Laurent nous a quitté le 27 novembre 2011. Il etait parti faire son tour de moto comme souvent les dimanches. Ce jour là, il faisait beau et s’était les un mois de ton neveu. A quelque km de la maison sur une petite route de campagne sa vie s'est arrêter... Une voiture, le choc, l'accident, la mort. On nous a prévenu une heure plus tard. Tu me manques mon lolo tu avais 29 ans et tu vivais encore avec nous. Tu a fais la première page des journaux. Toi qui n'aimais pas être mis en avant tu as été servis. Perdre un enfant il n'y a pas de mots pour dire le manque dans notre vie tout s’arrête, dur dur ....
Puis le 11 février 2012 le jour de mon anniversaire ton grand-père t'a rejoint. Il était le pilier de notre famille. Tu n'ai plus tout seul. Que la vie est moche sans vous deux. Je vous aimais si fort ...
Envoyé par Cathy le dimanche 18 mars 2012 à 16:09
Je reprends mon clavier pour me révolter contre certaines personnes qui au fil des mois semblent avoir oublié notre drame. Heureusement cela n'est pas la majorité, nous avons des amis très proches et notre famille pour nous aider à continuer à vivre. Peut-être que nous ne nous étions pas liés avec certains parce que nous avions déjà compris qu'ils n'en valaient pas la peine! Je me permets de dire qu'il vaut mieux s'adresser aux parents endeuillés et avouer ne pas savoir que leur dire, que ne rien dire du tout, l’indifférence fait très mal.
Envoyé par Cathy le dimanche 18 mars 2012 à 15:41
je voudrais adresser mes condoléances à toutes les familles des enfants belges décédés dans l'accident de car en Suisse. Ayant moi même perdu mon fils dans un accident de la route il y a dix mois je pense très souvent aux parents c'est extrêmement dur de continuer à vivre. A tous leurs proches, je dis "soutenez les" c'est très important, quant à moi je leur dis qu'il faut du courage et je leur transmets mes plus tendres pensées.
Envoyé par Philippe le samedi 17 mars 2012 à 11:04
Sept ans que notre fils est parti, il n'aura vécu que 16 ans, la maladie a frappé et l'a emporté...
Pour mon ange mais aussi pour tous les Enfants partis trop tôt je dédie ces quelques mots...
Toi mon Enfant, mon Ange gardien, mon Etoile éternelle :
J’aurais tant voulu te voir grandir et ne jamais entendre ton dernier soupir
J’aurais tant voulu que tu restes, mais je n’ai rien pu faire contre ce destin funeste
Rien n’est plus difficile que d’assister impuissant au départ de son Enfant
Cette vie qui ne tient qu’à un fil et qui sous nos yeux se défile
Insupportable image, que l’envol d’un Enfant sage
A peine née cette passion se termine par une inconcevable oraison
Insurmontable vision que de se projeter, de survivre sans raison,
Ne reste alors que les souvenirs d’un passé qui n’aura aucun avenir
Que sont mes rêves, mes songes, sinon ton absence qui me ronge
Je te cherche dans mon sommeil, les yeux fermés mais les sens toujours en éveils
Je te rejoins quant la nuit vient, parmi toutes ces étoiles que le ciel à peint
Une toile sans fin, qui expose à l’infini mon chagrin
Les étoiles ne s’éteignent jamais si elles sont activées par nos belles pensées
Les étoiles brillent pour l’éternité quand l’Amour se renforce pour l’être aimé
J’ai donné à chacune d’elle, le prénom d’un enfant qui à déployé ses ailes
La tienne je la reconnais sans jamais hésiter, sans jamais me tromper
Tu es dans chacun de mes gestes en harmonie avec ton monde céleste
Tu es tout, tu es partout, dans l’eau pure que je bois, dans l’air marin que je respire
Dans le souffle du vent chaud qui sur mon visage pose ses caresses
J’avance les pieds sur cette terre, les yeux levés au ciel, ton nouvel univers
Le regard noyé dans cette mer d’étoiles, avec l’espoir que se lève le voile
Découvrir juste un court instant, l’autre côté, entrevoir ce monde qui est le tien désormais
Connaître l’envers du décor celui dans lequel vis mon Ange aux ailes d’or
Un Enfant qui quitte notre monde, c’est une étoile qui nait dans un ciel déjà bien encombré
Une étoile qui nait, c’est une lumière de plus qui illumine nos cœurs « désenfantés »
Cette lumière qui symbolise la flamme d’un Amour qui alimente nos âmes
Cette flamme éternelle d’une douce chaleur, pour que se consume petit à petit notre douleur
Vivre une autre vie, vivre en harmonie, vivre en sa compagnie
Partager, avec l’Etre aimé, ce corps dans lequel nous sommes confinés et pouvoir ainsi communiquer
Lui faire la place qu’il mérite pour que dans notre cœur toujours il cohabite
Que passe le temps pourvu que tu restes éternellement mon Enfant
Philippe le papa de Jérôme un Ange désormais ( http://santeusagers.over-blog.com )
Envoyé par Gérard Claudine le jeudi 15 mars 2012 à 21:20
Une maman qui s'en va à 39 ans, cela me parait prématuré et c'était une maman extraordinaire qui malgré sa maladie s'occupait bien de moi.
Je t'ai aimé plus que tout, et mon souhait serait que tu reviennes une journée chez moi pour connaître mes 2 enfants, et oui maman j'ai eu des jumeaux (une fille Souad et un garçon Youness que j'ai appelé comme cela en ton hommage y: pour Yasmina et Souad s: pour Saadia ta soeur. JE T'AIME MAMAN ET JE T'AIMERAI TOUJOURS. Ta fille Claudine. Je t'aime Grand-mère même si je n'ai pas pu te connaitre je t'ai vu sur des photos tu es très belle même plus que moi je t'aime Grand-mère bisous. C'est Souad qui t'a écris et encore une chose ta fille est formidable et géniale comme maman et je l'aimerais toujours et toi aussi. Je vous aime toutes les 2 bisous. Souad, Claudine et Youness.
Envoyé par Gérard Claudine le jeudi 15 mars 2012 à 21:04
Voila nous sommes très très tristes de l'accident du 13 mars 2012 en Suisse avec le bus belge. Ma famille Souad, Youness et moi même nous envoyons toutes nos condoléances à toutes les familles endeuillées. C'est une très très grande peine qui j'espère s'atténuera avec beaucoup de temps. Une pensée attristée.
Envoyé par un(e) inconnu(e) le lundi 12 mars 2012 à 17:35
Ça va faire un mois bientôt qu'Axelle est partie. J'ai recommencé à bosser et ça a été salutaire, faut dire que j'ai beaucoup de soutien de mes collègues, amis et famille, ça n’enlève pas la douleur mais ça adouçit un peu la vie. Je ne suis pas mystique ni même croyante mais j'ai commencé à lire un peu des livres sur la vie après la mort et je dois admettre que ça m'apporte du réconfort. Je n'ai jamais pensé que la vie s'arrêtait comme ca, abruptement, ça ne fait pas de sens, mais savoir que de là-haut ils veillent sur nous, qu'ils nous donnent l'amour et la force de continuer c'est comme un peu de bonheur qui remonte à la surface. Je remercie également Isabelle qui m'a proposé son aide, ça m'a beaucoup touché, la douleur peut bâtir des ponts entre les hommes... et merci aussi à mes 4 chats.
Envoyé par Céline le samedi 10 mars 2012 à 06:41
J'ai perdu ma grande sœur et mon père alors que je n'avais que 10 ans à peine. Mon père était dépressif mort à 47 ans et ma sœur à 11 ans d'une maladie. Je rends un grand hommage à mon pere et ma sœur que nous aimons tous très fort et courage à tout le monde!
Envoyé par Anatole France le mardi 6 mars 2012 à 17:25
Un grand hommage à Axel décédé pendant les vacances de Février pour accident de moto. On t'aime tous très fort ton sourire, ton humour tout, on ne t'oublira jamais! Ton collège Anatole France te rend un grand hommage ! <3 :'(
Envoyé par Liliane Tissot le mardi 6 mars 2012 à 16:35
J'ai perdu mon fils unique dans la nuit en quelques minutes je crois, le 10 octobre 2011. Je vais éclater de douleur, de peine. J'ai mal, je ne comprends pas il allait bien, incroyable je sais. Je ne suis pas la seule bien sûr mais j'ai mal.
Envoyé par Papillon le lundi 5 mars 2012 à 15:27
Ça va faire 3 ans que mon fils de 18 ans est parti "volontairement". Mais comment peut-on partir volontairement à 18 ans quand on a toute la vie devant soi?
Qu'on va faire du mal a tout son entourage, à ses parents en particulier? Comment peut-on ne pas penser à la souffrance qu'on va provoquer ?
Ce mot "volontaire" est mal employé.
Et comment je fais face?
Je ne pense pas faire face. Je pense que je continue à vivre c'est tout. Je me contente d'apprécier, comme je l'ai lu dans un des nombreux témoignages d'ici, les petits plaisirs de la vie. La beauté de la nature par ex.
Par contre, oui, les gens m'ennuient, pour rester polis. Les gens avec leurs petits problèmes, leurs petits soucis.... je me sens différente, oui.
Quand on me voit, qu'on ne me connait pas, on pense que je suis plutot drôle, sympathique. c'est mon masque. Pour pouvoir continuer.
Mais au fond, j'ai de la rancoeur pour les gens qui n'ont pas perdu d'enfant... qui ont toute leur famille entière... je leur en veux, je suis jalouse.
Pourquoi moi? Qu'est-ce que j'ai fait de si terrible pour mériter que mon fils m'ait abandonné, moi qui aie toujours été là pour lui, toujours prête à l'aider, à lui rendre service, à discuter....
Non seulement je subis l'horreur de l'avoir perdu, de ne plus le voir depuis 3 ans, mais en plus je subi l'horreur de la façon dont il est parti. Les drogues y sont pour quelque chose aussi, je ne l'oublie pas.
Mais parfois, il n'existe plus d'excuse, plus de cause, plus rien. Il est parti, il m'a laissé tomber.
On m'a aussi dit qu'avec le temps, ca irait mieux.. bla bla bla de personnes qui sont démunies devant tant de douleur et soulagés de ne pas être concernés.
Le bilan des 3 ans : je vis, je ris, mais la moindre contrariété me fait l'effet d'une tornade. Et je ne tiens plus à parler de lui, car la moindre évocation me fait replonger dans un abîme de souffrance, de pleurs, de sentiment d'injustice...
Je ne l'oublie pas, je pense à lui à chaque instant, mais je ne veux plus parler de lui. Sauf par moment, comme ici.
Envoyé par Dupont le lundi 5 mars 2012 à 02:24
Je n'arrive pas à dormir, je lis vos messages aux uns et aux autres et je me dis quelle tristesse car je vous comprends je suis dans la même situation que vous. Je me bats tous les matins pour me lever afin que mes autres enfants prennent le chemin de l'école. C'est trés dur à gérer. Ça fait 4 ans que leur soeur est décédèè et moi je n'ai plus de punch. Après l'accident il a fallu gérer tout l'administratif et ce n'est pas rien, il faut donner à certains, plusieurs fois les mêmes documents, le samu qui lui, réclame en son nom les frais pour le déplacement et les tentatives de réanimation alors qu'elle etait décédèè lorsqu 'ils sont arrivés. Les gendarmes qui ne vous donnent pas la bonne adresse afin que l'on puisse aller au chevet de notre fille. Les pompes funébres (peut-être pas tous je l'espère) qui vous remmette un devis XXL si vous n'avez pas la tête bien claire ce devis devient facture à votre signature. Certaines boutiques avec pignons sur rues profitent du malheur des gens. A cette époque pendant trois ans nous avons reçu à son nom un courier lui réclamant le versement de ses impôts. Et il y en a d'autres. Je pensais à tout cela en me retournant dans mon lit. Les journées, les nuits sont longues quand on pense à tout le chamboulement que cela fait dans une famille. Le temps passe mais je n'arrive pas à vivre sans. ELLE ME MANQUE ELLE ME MANQUE je ne l'entends plus, je ne la sens plus, je ne la touche plus c'est l'horreur. Voilà elle est morte à 25 ans on aurait du faire la fête le mois dernier pour ses 30 ans. Je suis complètement vidée.
Envoyé par Azza le lundi 27 février 2012 à 15:20
Il n'y a de plus dur et de plus amer que de perdre un enfant. Me voilà ajouter ma peine à celle de certains qui ont souffert et ont connu ce goût répugnant de la séparation d'un cher. C'était le 27 février 2009 que j'ai perdu ma fille de 7 ans. C'était incompréhensible et m'a paru même irréel, mais c'est comme ça, une énorme flamme brûle mon coeur en permanence, ainsi que ceux de son père et son frère unique. Même là haut, loin de moi, elle demeure éternellement dans nos coeur. Ce qui me passionne un peu c'est que je suis persuadée qu'un jour donné, nous serons tous réunis. Et ainsi je lui dirai comme je lui ai toujours dit d'ailleurs "tu ne peux jamais imaginer à quel point je t'aime ma fille" et je la prendrai dans mes bras sans plus jamais la lâcher. Croyez-moi, il s'agit d'une sensation de privation que je ne souhaite jamais même au pire ennemi.
Envoyé par Isabelle le mercredi 22 février 2012 à 14:17
Message pour Janick
Je comprends ton désarroi, je suis moi-même "désenfanté" d'un garçon décédé à l'âge de 21 ans d'un cancer.
Le mois de février est aussi pour moi mon pire cauchemard depuis déjà 9 ans. Mois de naissance de mon fils et mois de son décès.
Pourtant je suis toujours là ... !!
On peut en discuter si tu veux.
Courage.
Isabelle
Envoyé par Cyrielle le mercredi 22 février 2012 à 07:57
Mon petit frère, mon ange tu n'avais que 6 ans et demi, mais la vie t'a pris.
Tu a laissé dans cette vie un souvenir mémorable. Appréhender, comment accepter tout ça? Et surtout comment évincer les souffrances du passé. Que de pensées mon frère... Tu nous a tant apporté sur terre si j'avais ne serait-ce qu'un moment imaginer que tu deviendrais un petit ange. On dit que ça n'arrive qu'aux autres, que ce sont les meilleurs qui partent mais toi, tu étais l'un des meilleurs mais nous, nous n'étions pas les autres. Comment donner un sens à mon existence ne sachant plus vers qui me tourner. C'est à toi que je pense. Tu es parti trop tôt.
Rayan je t'aime, même si je ne te le disais jamais. Je n'ai parlé que de ma souffrance de ne plus t'avoir, mais je pense à toi tout fort et j’espère que là où tu es, tout est meilleur. Je t'aime Rayan, un jour on se retrouvera et je ne te lâcherai plus. Repose en paix (20 janvier 2011)
Envoyé par Sauron le lundi 20 février 2012 à 15:04
Pour Anthony qui est mort d'un accident de moto, j'aimerais savoir où cela a eu lieu. Pour sa maman, il faut qu'elle reprenne le goût de vivre car son fils pourra enfin être bien avec son papa qu'il a retrouvé.
Envoyé par La maman de Kevin le dimanche 19 février 2012 à 19:56
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai lu tous ses témoignages très poignants mais criant de vérité. J'ai moi aussi perdu mon fils Kevin. Il aurait dû avoir 22 ans ce 5 février, mais le destin en a décidé autrement. Comme tous ces témoignages, je vis la même chose. Cette même souffrance, ce manque de l'être tant aimé, cette même envie de le rejoindre, ces grands moments de solitude... Je me rends compte que c'est toujours les mêmes histoires. Une joie de vivre immense, un amour fusionnel et inconditionnel entre la mère et son enfant et ce départ prématuré et injuste. Des adolescents si gentils, toujours prêt à aider les autres. Alors pourquoi eux? Comment expliquer l'inexplicable. Finalement pas grand chose à rajouter qui n'est déjà était dit, si ce n'est cette immense souffrance qui nous habite et qui fera désormais parti de notre quotidien. Pourquoi me suis-je exprimée sur ce forum, je ne sais pas, peut-être pour crier au monde entier: « oui je souffre et je souffre énormément et dire au monde entier combien je t'aime mon Kéké».
La maman de Kevin
Envoyé par janick gras le jeudi 16 février 2012 à 05:12
Dorénavant, lorsque le 14 février tout le monde fêtera la St-Valentin moi je vivrai mon pire cauchemar. j ai perdu ma fille adorée Axelle ce maudit 14 février et elle avait 13 ans. Comment accepter que son enfant puisse mourir d'un cancer à cet âge COMMENT!! Et comment continuer sans elle, juste envie de rien et surtout pas envie de penser à demain. Ce 14 février 2012 ma vie s'est arrêtée. Axelle je t'aime tellement et je n'ai qu'un souhait, que les jours qui nous séparent passent aussi vite que ceux que j'ai passé avec toi. LA VIE EST INJUSTE.
Envoyé par Janick le mardi 14 février 2012 à 09:29
Je découvre ce site aujourd'hui et jamais je n'aurai pensé un jour y déposer ma tristesse. Le 4 juillet nous avons appris que notre fille Axelle était atteinte d'une leucémie, à 13 ans !!! POURQUOI si jeune. Ça fait 7 mois qu'elle se bat subissant chimio et chimio, mais non ce p... de cancer de m... n'a rien voulu lâcher et là, elle est aux soins intensifs suite à un choc septique et on nous a annoncé hier que les cellules cancéreuses se sont reproduites à vitesse folle et qu'elle est condamnée. Elle a un tube pour respirer mais on a dit aux medecins qu'on attend encore son grand-père et qu'après il faut qu'ils mettent fin a ses souffrances. C'est tellement injuste. Elle est mon seul enfant. J'ai 45 ans et j'ai peur de penser à demain même qu'il y a la famille les amis et les collègues mais voir tous ces gens heureux alors que moi je n'ai qu'une envie... disparaître avec elle. Malgré tous vos témoignages je me sens seule. Une maman en détresse.
Envoyé par Lydie le lundi 13 février 2012 à 23:14
Je réponds à Coffinier Gelineau.
Moi aussi, je viens de perdre mon fils 36 ans d'un cancer, ce mois de décembre ; il est allé jusqu'au bout de ses souffrances, plusieurs fois il m'a dit qu'il y avait de quoi devenir fou sachant une fin inéluctable. Je suis inconsolable, comment vivre après un tel drame. J'ai une fille plus jeune qui m'épaule et qui m'aide et une autre plus âgée qui est très proche de moi mais chaque enfant est unique et l'un ne remplace pas l'autre. Je suis de tout coeur avec vous. Lydie.
Envoyé par Christine le lundi 13 février 2012 à 17:22
Le 06 Février 2011, Cédric mon filleul de 19 ans se tue dans un accident de voiture troublant... Un amour de garçon, beau, toujours là pour tous et qui vivait à fond. Je ne réalise toujours pas mais sachez que j'ai eu de nombreux signes et que lorsque ma peine m'envahit je ne ressens plus rien, elle m'empêche de ressentir quoi que ce soit. Restez fort ! nous allons tous les rejoindre tôt ou tard et continuer dans un autre monde... Je lis un livre qui m'aide et me conforte, je sais qu'il est là et que rien n'est fini
Un livre à lire : TU SERAS MA VOIX de Nadine Zeidler
Envoyé par Diane Baignée, travailleuse sociale le samedi 11 février 2012 à 04:08
Bonjour,
Je suis parent orphelin et j'ai conçu un groupe d'échange et de réconfort sur Facebook... dans recherche: tapez Parent Orphelin Groupe et demandez une invitation. Vous êtes bienvenus et l'union donne de la force. Diane Baignée
Envoyé par Tintamarre le lundi 6 février 2012 à 20:51
Bonjour je vous rappelle le site http://www.anjpv.asso.fr/
ainsi que celui de http://www.traverserledeuil.com/
et celui de http://www.mouvement-esperance-stella.org/
pour les parents qui ont perdu un enfant.
Ce sont des sites très actifs, où vous pouvez échanger avec d'autres parents, il y a des rencontres organisées, pour renseignement : ciboulette2@bluewin.ch
Envoyé par Jcamdf le dimanche 5 février 2012 à 21:03
Bonjour,
Cela fera neuf ans, le mercredi 8 février qu'un individu ivre et drogué à tué notre fils alors qu'il se promenait avec ses amis sur une petite route. Nous n'accepterons jamais, en plus du chagrin, nous avons de la colère.
On survit tous les jours pour les personnes qui restent et que l'on aime, mais une partie de moi est parti avec mon fils. On est amputé pour la vie. Il n'y a pas de mots pour des personnes qui perdent un enfant.
Pas une minute ne passe sans que l'on ne pense à lui, il est partout, seulement, il est invisible. Si seulement, on pouvait avoir un signe. Les gens ne nous comprennent pas forcément et pensent qu'avec le temps, la douleur diminue. C'est Faux. Nos enfants nous manquent de plus en plus, et savoir qu'il ne franchiront plus la porte est insurmontable. Notre fille, la soeur de Jéjé, a mis huit longues années pour essayer de survivre et a écrit un livre pour cracher sa colère, et toutes les âneries que l'on a pu entendre. Je vous mets le site si quelqu'un veut dire bonjour à Jérôme, et connaitre son histoire si injuste : jerome.victime.free.fr
Un bouquet de douces pensées à tous les anges disparus trop tôt et Courage, aux familles détruites à vie. Il n'y a pas de mots pour décrire notre quotidien.
Envoyé par Coffinier Gelineau le dimanche 5 février 2012 à 16:51
Bonjour, moi aussi j'ai perdu mon fils Franck agé de 39 ans, il souffrait d'un cancer et n'a pas voulu aller au bout de son traitement il a donné fin à ses jours un beau jour ensolleillé début juillet 2010, son père était décédé d'un cancer en juillet 1985. Je continue à vivre pour mon autre fils qui a besoin de moi mais Franck me hante jour et nuit. Que faire!!!!!! Juste écrire et dialoguer avec des personnes qui sont dans la même détresse que nous, svp écrivez-moi.
merci
Envoyé par celine le vendredi 3 février 2012 à 10:54
Bonjour moi j'ai besoin de savoir comment continuer à vivre. J'ai aujourd'hui 30 ans, suite au divorce de mes parents quand j'étais enfant ma mère m'a éloigné de mon père. Il est décédé ce 4 janvier alors qu'il y avait 23 ans que je ne l'avais ni vu ni ne lui avait parlé. Aujourd'hui je m'en veux, je ne sais comment continuer à être une maman assez forte pour pouvoir oublier les mensonges qui m'ont été dit à son sujet. Aidez moi à faire le deuil d'une personne que je n'ai pas beaucoup connu mais que je pleure tous jours.
Envoyé par Tintamarre le jeudi 2 février 2012 à 17:17
Pour les parents qui ont perdu un enfant, je vous suggère un site magnifique : http://www.mouvement-esperance-stella.org/
et puis 2 autres où vous pouvez échanger avec d'autres parents grâce à des forums actifs.
http://www.traverserledeuil.com/
http://www.anjpv.asso.fr/
Si vous désirez des renseignements :
ciboulette2@bluewin.ch
Envoyé par Marie le mardi 31 janvier 2012 à 19:08
Bonsoir comment ne pas répondre face à ce que je lis. Oui je comprends. Nous avons perdu deux enfants en six mois. Angélique avait 23 ans, suite à une maladie le 30 janvier 2000, elle décida de nous quitter comment aprés 10 ans d'anorexie et boulimie. Je puis en tant que maman, accepter qu'elle m'ait échappé juste un petit moment et que je n aie pu rien faire. C'est cruel. Mais je sais, pour moi et mon mari, qu'il me faut travailler. Ce ne sont pas des médicaments et le pschy qui pourront nous rendre notre fille malheureusement. J’espère que face à notre cruelle réalitée, nous pourrons continuer à survivre. Je dois dire que nous avons perdu son frère à l'armée Olivier six mois aprés. Pendant son engagement à l'armée, il est décédé en juillet 2000. Nous cherchons toujours la vérité, mais c'est la grande muette!!! Nous nous battrons toujours pour la vérité. C'est trop dur de perdre la vie de notre fils. Il avait 22 ans et était fier de servir sa Patrie. Trop sérieux, trop bon, il était au 93ème ram de Varces dans l'Isère. Je pense que l'on puise la force de ceux que l'on aime et nous avons deux autres enfants. C'est très difficile pour eux aussi. Nous nous battons aussi depuis pour l'amour de nos petits enfants, le petit dernier à ouvert les yeux et ce bonheur là nous nourrit et nous maintient. Que vous dire! Je peux juste vous dire que c'est dur touts les jours, mais la vie ne nous donne pas le choix. Que du courrage et beaucoup d'amour puissent nous aider. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils sont dans mon coeur et mes pensées tous les jours et j'espère qu'ils sont en paix.
Envoyé par Firmin le dimanche 29 janvier 2012 à 09:43
Bonjour, nous avons perdu l'un de nos jumeaux le 16 décembre dernier, pendu chez nous. C'est son jumeau qui l'a découvert. Tout ça pour sa femme qui le trompait sans scrupule mais personne ne nous aide. Que faire ? on est dans comme des zombies, perdus, anéantis et personne ne nous dit rien.
Envoyé par Florence le samedi 28 janvier 2012 à 00:41
Bonsoir,
Ma tourterelle s'est envolée un soir d'octobre il y a bientôt un an... Je l'adorais ,elle me manque tellement. Il n'y a pas une seule seconde de ma vie, un seul battement de coeur où je ne pense pas à elle, à son ravissant sourire, son rire, ses mains si fines et les petits moulinets qu'elle faisait avec pour appuyer ses dires.
Elle était médecin, très malade ; elle savait très exactement ce qu'elle avait, et l'incurabilité de son mal. Elle a décidé de partir pour ne pas affronter une déchéance physique et psychologique épouvantable, et surtout l'impossibilité d'exercer ce qu'elle aimait le plus au monde, la pratique de la médecine. Elle a voulu s'épargner cette descente aux enfers, elle qui avait déjà tellement souffert, et nous l'épargner à nous aussi; Elle était paranoiaque et avait controlé sa psychose pendant toutes ses études de médecine, ses remplacements, sa thèse soutenue avec succès, jusqu'au jour où c'était devenu intolérable. J'ai le sentiment permanent d'un épouvantable gâchis quand je pense à ce qu'à été son parcours, son calvaire. Je n'ai pas pu faire mieux pour elle que ce j'ai fait ; Je me torture en pensant aux moments où je n'ai pas été suffisamment douce, enveloppante et apaisante avec elle, sans doute quand il aurait fallu. Depuis qu'elle nous a quitté j'ai l'impression que ma capacité d'aimer est totalement détruite et que je n'arriverai jamais plus à faire ressurgir ce sentiment si doux, si merveilleux, cette dilatation de l'âme si délicieuse qui se déploie quand on regarde son enfant qu'on aime. C'était ma fille unique, elle avait 34 ans. Outre la douleur d'avoir compris et assisté à l'éclosion de sa psychose, d'avoir parfaitement mesuré les souffrances qu'elle avait enduré, d'avoir été complètement impuissante face à ce drame absolu, je l'ai vu morte dans son cercueil; C'est une déchirure totale qui me hantera jusqu'à mon dernier souffle; Je poursuis malgré tout mon chemin, vis ce que j'ai à vivre, mais décalée par rapport aux autres, avec au coeur un immense chagrin qui me suivra comme une ombre jusqu'à mon dernier souffle. Avant de déménager dans une autre région l'été dernier, j'habitais à la campagne, et il m'arrivait de temps en temps de cueillir des petites mésanges sur des branches d'arbres comme on cueille un fruit; C'est un phénomène trés particulier qui ne dépend pas d'un vouloir. L'esprit totalement vide quelque chose me pousse à le faire, quoi je n'en sais rien... Irruption du divin dans notre réalité probablement. Quoi qu'il en soit ,la dernière fois que cela s'est produit c'était quelques mois aprés le départ de ma chérie, et la manière dont cette petite mésange restait accrochée à mon doigt(j'ai eu le temps de rentrer dans la maison pour aller chercher un appareil photos, de traverser le jardin pour le donner à mon mari et de me faire photographier avec cette petite merveille) m'a laissée supposer que c'était peut-être mon petit ange... Nos chers disparus sont là, près de nous, présence, invisible, impalpable, parfois malicieuse ; je sais maintenant qu'un fil d'amour nous relie à eux et ce lien ne pourra jamais se rompre. A nous d'avoir l'âme suffisamment limpide pour savoir reconnaître les petits ou grands signes qu'ils nous envoient.
Envoyé par Lydie le samedi 21 janvier 2012 à 20:47
Bonsoir, quant à moi, je ne cesse de pleurer. Mon fils de 36 ans est décèdé le 6 décembre 2011 des suites d'un cancer rare. Ma douleur est incommensurable. Cette maladie est terrible, et ce qu'il a subit est terrible aussi.
Envoyé par un(e) inconnu(e) le vendredi 20 janvier 2012 à 11:00
J'ai perdu mon fils de 24 ans le 19 décembre 2010 et je n'arrive pas à remonter. Comment faire face je suis perdue, y a t-il une personne qui puisse m'aider? Merci.
Envoyé par Carole le mercredi 11 janvier 2012 à 23:27
Bonsoir, je suis maman de 4 enfants et mon grand garçon a eu un grave accident de moto à un rond point, il n'avait pas bu, ni pris de substance interdite était complètement contre. Le pronostic cervicale C5 disloquée avec une contusion médullaire, il s'est retrouvé tétraplégique (paralysé des 4 membres) à l'âge de même pas 17 ans. Sa vie a basculé et la nôtre aussi, en un cauchemar. Je l'ai soutenu et venu le voir avec ma fille de 7 mois tous les jours au centre de rééducation et quelques membres de la famille pendant un an.
A cet âge, on croque la vie à pleine dent, on l'a découvre avec l'insouscience ; on court, on saute, on marche et on se sert tout le temps de nos mains et là, en une seconde, il s'est retrouvé dépendant. Mais, il a toujours gardé de l'espoir, du courage et était très positif dans son combat.
Je vais un peu abrégé, son séjour dans l'hôpital et tous les soins. Il est sorti du centre le 02 avril 2010 pour retrouver une vie "normale". Il est retourné à son lycée avec un peu d'aménagement puisqu'il était en fauteuil roulant, il a pû retrouvé les jeunes de son âge et ses amis, allait aux fêtes, cinéma, vu quelques match de foot au stade de gerland.
Afin de faciliter sa vie, 6 mois après son accident, je me suis mise à prendre le métier d'infirmière pour la toilette, habillage, les soins et autres et je restais sa maman. Et puis, malheureusement, son rythme journalier de la semaine était difficile matin levé à 5 H 30 pour commencer les cours à 8 H, je le récupérais souvent à 16 H et puis il ne mangeait pas beaucoup, il a dû maigrir. Bref, il a pris des escarres, il a dû rester coucher 24 H/24 7/7 J, l'infirmière passait tous les soirs. Et puis un soir, mon grand a commencé à vomir, ça a duré 5 jours et le médecin était venu l'examiner et j'ai vu son dernier soupir, sa dernière respiration, sa dernière phrase. Il nous a quitté le 10 décembre 2010, ça fait un an. Je l'ai porté dans mon ventre, senti bouger, lever quand il était malade, on était très fusionnel, je l'ai aimé, l'aime et l'aimerai toute ma vie.
Quand je dors, mon fils est dans mes rêves et c'est beau, chaleureux.
J'ai déjà vu deux psychologues mais j'ai l'impression qu'elles ne peuvent pas comprendre parce qu'elles non pas vécu la même chose. Alors peut-être que quelqu'un lira mon message comprendra et on pourra s'aider.
Envoyé par céline le mercredi 4 janvier 2012 à 18:45
bonsoir, je ne sais ou commencer mais je suis tombé sur ce site pour chercher des témoignages de personnes qui vivent malheureusement la même chose que nous. Il y a 5 ans ma maman, mes 2 frères et moi avons perdu mon papa d'une crise cardiaque, il avait 52 ans. Nous avons eu énormément de mal à vivre cette disparition et surtout mon petit frère qui avait 20 ans à l'époque. Mais le plus tragique c'est passé il y a 4 mois, mon petit frère est décédé lui aussi de façon atroce à l'age de 25 ans, il s'est fait assassiné d'un coup de couteau en plein coeur par un homme qui se trouvait chez lui en compagnie de ma belle soeur. Mon frère n'étant pas chez lui elle avait invité cet homme qui devait être son amant et mon frère avait des doutes et lorsqu'il est arrivé l'homme l'a poignardé directement. C'est horrible pour nous tous mais surtout pour ma maman qui survit tellement elle souffre et j'essaye de la soutenir du mieux possible. Mon frère nous a laissé un petit ange qui a eu 3 ans le jour de son enterrement le 10 septembre 2011 elle s'appelle Margot et la pauvre petite n'a plus son papa et sa maman ( ma belle soeur ) est en prison pour complicité de meurtre. L'homme qui a tué mon frère est en prison lui aussi mais qu'importe la peine qu'ils auront tous les 2 car nous n'avons plus notre petit Mathieu avec nous il me manque tellement c'est tous mes souvenirs d'enfance qui s'en vont et comment peut on être aussi cruel pour tuer de sang froid et de mourir aussi jeune... qu'elle souffrance...
Je vous souhaites à tous du courage et que nos anges trouvent la paix
Envoyé par marlene le lundi 2 janvier 2012 à 15:47
bonjour j ai perdu mon Anthony a 20ans dans un accident de moto le 26/04/2010 il allée a son travail il avait la joie de vie il a eu beaucoup de monde quand il et partie plus de 350 personnes tous le monde nous on dit si vous avait besoin on et la et plus rien on se retrouve seul rien de plus dur pour une maman que de perte de son enfants a tous t age nous sommes condamnes au chagrin a perpétuité rien ne nous soulage la douleur nous essayons de survive au chagrin la vie est injuste les enfants ne devraient pas partir avant leur parents il me manque tellement mon anthony je t aime
Envoyé par Marie Sutra le lundi 2 janvier 2012 à 10:21
Nous avons passé le premier Noël sans notre fils....c'est tellement douloureux,, insupportable par moment. Jan avait 30 ans, son corps a été retrouvé le 27 août 2011, il n'était pas identifiable et nous n'avons pas pu le voir une dernière fois, nous ne savons pas la date exacte de sa mort, il y avait plusieurs jours qu'il était là, tout seul...c'est insupportable de ne pas savoir s'il a souffert, à quoi a-t-il pensé, s'est-il rendu compte qu'il partait? son corps était tellement abimé que nous n'avons pas pu le voir... dans un premier temps, je l'ai accepté, moi sa maman, et j'ai convaincu mon mari et ma fille que c'était mieux...mais aujourd'hui je ne sais plus.. Ils souffrent terriblement tous les deux. J'ai perdu une partie de moi, je n'ai plus le courage d'avancer, bien que je sache que je le dois, je n'ai plus le courage d'aider mon mari et ma fille, je n'ai plus le courage d'aider les autres, Je me sens amputée d'une partie de moi-même. Est-ce que j'ai tout fait pour lui? est-ce que j'aurai pu faire différemment, l'ai-je assez aimé? J'ai mal, tellement mal...merci de me lire.Mon plus cher désir est qu'il me fasse un signe de là oû il se trouve...
Envoyé par Fatima le dimanche 1 janvier 2012 à 22:12
Bonsoir à tous, le 12 octobre 2009, j'ai perdu mon fils de 36 ans, écrasé par un camion sur l'autoroute, je n'arrive pas à me remettre de son décès, j'en veux à la terre entière et ainsi qu'à mon mari.. étant vivant mon mari lui faisait énormément de réflexions, je n'ai rien fait alors que mon fils venait se plaindre vers moi.. je n'avais pas le courage de le soutenir, je savais que son père l'aimait infiniment, chaque fois que je lui parle pour évoquer les souvenirs de notre fils, ou voir une photo de lui, celui ci réagit mal et se met en colère, notre fils est devenu un sujet tabou, le fait que nous réagissions différemment face à la perte de notre vie nous éloigne. Je n'arrive toujours pas à réaliser que mon bébé est parti, je n'arrive pas à parler de lui au passé, il est toujours là, c'était un homme honnête, dévoué à ses parents, toujours le sourire au lèvres et toujours rieur, nous étions infiniment proche .. Peu de temps après l'annonce de son décès je le voyais toujours dans mes rêves, et je me demande si mon fils est en colère après moi, il m'a quitté trop vite et trop tôt .. Il me manque tellement, plus les jours avancent, plus je me sens seule, mais amis me disent que je suis forte, mais je suis brisée à jamais, je ne voit plus personne, je ne sors plus. Avant j'étais beaucoup à l'écoute du désespoir des autres, maintenant je n'ai plus la force d'écouter, je vous l'ai dit je suis anéantie, on m'avait dit que la douleur allait disparaitre, mais au contraire elle est plus forte, je me sens mal dans ma peau, dans mon esprit. Je crois toujours qu'un jour il va revenir à la maison, le jour de son décès je ne l'ai pas vu dans son cercueil, on m'a interdit de le voir car il n'était pas en état d'être vu.. lorsque j'ai appris son décès le médecin était présent, il m'a donné des médicaments forts, je n'ai rien vu passer. Dans mon esprit je pense qu'il est parti faire un long voyage, et c'est seulement maintenant que je réagit face à cette épreuve, je ne guérirais plus, et mal grès le fait que j'ai de beaux petits enfants, c'est grâce à eux que je suis là. L'enquête de son décès n'a toujours pas abouti.. Je demande à Dieu le miséricordieux qu'il nous aide à traverser cette épreuve et je sais qu'un jour je vais le revoir.. pardonnez moi mon témoignage est assez long mais il fallait que j'ouvre mon cœur, car je sais qu'il y a des parents qui souffrent pour la même raison ..
Envoyé par claudette le vendredi 30 décembre 2011 à 22:10
mon fils Eric est décédé le 17 mars 2011.
Comment faire pour survivre à cette douleur et la douleur est pire de jours en jours. Mon fils est décédé après 4 ans d`une longue maladie..je me pensais prête à son départ!!!!
Mais je me rends compte que son départ est pour moi une grande souffance de plus en plus..que faire??
Envoyé par Cathy le dimanche 11 décembre 2011 à 19:39
Nous avons perdu notre fils chéri accidentellement le 15 mai dernier. Le manque est terrible. Son sourire, sa joie de vivre... il avait 22 ans. Comment vivre avec un tel vide. Nous avons une fille a qui Arnaud manque aussi énormément. Certains jours la douleur est intolérable. Nous formions une famille de 4 quand on parlait de nos enfants c’était Arnaud et Virginie. Encore aujourd'hui je me dis que c'est un cauchemar, que je vais me réveiller. Arnaud je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.
Envoyé par Tintamarre le samedi 10 décembre 2011 à 18:46
J'ai envie, mamans qui êtes si seules, de vous parler de la soirée de Noël que je viens de passer avec un groupe : Jonathan http://www.anjpv.asso.fr/ Nous nous sommes réunis pour un repas de Noël, nous avons tous amené un petit cadeau, comme nous étions 30, cela faisait 30 cadeaux, nous avons écrit le prénom de nos enfants sur une étoile et sur une petite bougie, il y a les nouveaux, les anciens, nous avons pleuré surtout, il y a tant de souffrance en nous et les drames de chacun nous bouleverse mais surtout nous avons partagé nos émotions, évoqué l'histoire de nos enfants, nous avons chanté, une chorale s'est jointe à nous, un papa guitariste a joué des airs de Brassens etc... Ceux qui venaient de loin ont été invités à dormir chez des personnes qui ne se connaissaient pas mais qui étaient déjà liées par les liens du coeur. Nous sommes repartis avec des adresses, des promesses de se revoir, c'est cela l'esprit Jonathan, une famille qui prend soins de ses membres, va aux nouvelles et ne laisse jamais tomber. Dommage que l'association arc-en-ciel en suisse ne soit pas si active.
Envoyé par audrey49 le vendredi 2 décembre 2011 à 23:40
Pour vous Lapeyre,
Je viens de lire toute votre souffrance qui vous hante depuis le décès de votre fille, je n'ai moi-même pas vécu un tel drame mais a été il y a 15 jours à l'enterrement d'un petit bout de chou de 2 ans et je peux vous dire que j'en pleure encore. Je suis très sensible et aimerais tant pouvoir vous soutenir... Il faut vous entourer de la famille des amis ou assocations, ne pas rester seule... vos autres enfants vous aiment et ont besoin de vous. Votre petit ange veille sur vous. Comment puis je vous aider? Je vous envoie tendresse, force et courage.
Audrey.
Envoyé par Lapeyre le lundi 28 novembre 2011 à 09:18
Bonjour à tous,
Ma petite princesse de 8 ans nous a quitté ce 15 novembre dernier... Elle s'est battue deux ans et demi contre un cancer rare dont elle était le neuvième cas mondial, et beaucoup de complications dont une cirrhose hépatique.
Nous sommes restés ces deux ans et demi à l'hôpital à ces côtés sans jamais perdre espoir même si bien-sûr la peur ne nous quittait pas...
Mais elle est partie d'une infection pulmonaire, l'infection de trop pour son petit corps si abîmé... Elle a rendu son dernier souffle dans mes bras et chaque jour, ce moment me hante... Elle me manque tellement que s'en est indescriptible.
J'ai trois autres enfants mais je ne trouve pas la force de m'en occuper...
J'ai besoin de votre aide... Je vous en supplie...
Envoyé par Misette le mercredi 23 novembre 2011 à 21:23
Je m'adresse à vous toutes et tous et plus particulièrement à Jean-François.
(J'ai déjà écrit le 29 septembre 2011) Notre fils qui venait d'avoir 18 ans a aussi été écrasé par un véhicule voilà plus de 14 ans. En plus de l'horreur d'imaginer par où il est passé, le chagrin et le manque. Il a encore fallu se battre juridiquement en se portant partie civile avec l'aide d'un avocat pour pouvoir avoir accès au dossier. Cela a été un combat très dur pendant plus de 2 ans. On nous faisait comprendre que nous devions plaindre le conducteur fautif qui devait vivre avec ça : c'est le sommet !
La Justice a conclu à une faute légère, "les 2 ans de prescription étant dépassés pour la plupart des infractions commises". On aurait dit qu'ils avaient laissé trainer les choses exprès pour ne pas le pénaliser. C'était la faute à pas de chance que notre fils se soit trouvé là, à ce moment ci ! Et qu'à la place du conducteur, 11 personnes sur 10 auraient soi-disant écrasé notre fils. Il faut être solide pour entendre des idioties pareilles et ne pas devenir fou.
Grâce à Dieu, à notre foi, aux prières, nous sommes restés debout.
Pour notre fils décédé et pour son frère qui souffre autant que nous, si ce n'est plus ! Le dialogue, le respect mutuel avec notre fils qui avait 20 ans à l'époque, ont fait que nous nous sommes serrés les coudes, nous les 3 survivants de ce massacre sur la route ....
Alors Jean-François, j'espère que vous avez des amis proches prêts à vous écouter, à receuillir vos larmes et à vous soutenir vous, ainsi que votre fils de 10 ans. Dites-lui qu'il a le droit de pleurer, aimez-le pour qui il est, sans le comparer à sa soeur. Et si je peux me permettre, je vous admire d'avoir pu écrire en quelques mots votre douleur. C'est en pouvant en parler " ce qui n'est pas facile pour un homme dans notre société " que vous pourrez remonter la pente, ceci avec tous les souvenirs de votre fille.
A toutes et à tous "courage" !
Mon mari, après une opération du cancer du poumon voilà 9 ans, a de nouveau une récidive. On est parti cette fois pour des rayons et de la chimio. La lutte n'est pas terminée, c'est la vie, et encore une fois nous ferons face.
Bien cordialement à vous
Envoyé par Sonia le mercredi 23 novembre 2011 à 00:25
9 ans... On ne meurt pas à 9 ans, on n'a pas une crise cardiaque à 9 ans, on ne part pas avant ses parents... Et pourtant ! La vie a quitté le corps de notre petit garçon plein de vie, débordant d'énergie, ce sinistre lundi 7 novembre 2011... Chaque jour qui passe est plus douloureux que le précédent... J'ai lu beaucoup de témoignages, j'ai moi aussi l'impression de vivre "à côte", de cotoyer la réalité, sans vraiment y mettre pied... Comment accepter l'inacceptable ? Comment faire face, comment apporter à nos deux autres enfants, tout ce qu'ils méritent, alors que nous ne sommes que les ombres de nous-même ... Comment avancer dans ce brouillard permanent? Et ces questions qui nous tourmentent, pour lesquelles nous n'aurons sûrement jamais de réponses... ce pourquoi...POURQUOI?
Envoyé par Jean-François le lundi 21 novembre 2011 à 08:29
Je viens de perdre le 26 octobre 2011, ma fille de 16 ans écrasée par un camion. C'est atroce et je ne vis plus si je suis vivant encore c'est pour son frère de 10 ans mais je suis mort à l’intérieur.
Envoyé par Marie-Claude Babai le lundi 21 novembre 2011 à 01:14
J'ai perdu mon fils la veille de la fête des mères. Il allait avoir 24 ans. Il s'est suicidé dans un stand de tir. En lisant tous les témoignages, je me reconnais dans toutes les mamans qui souffrent d'avoir perdu un enfant. J'ai un fils de 34 ans qui me soutient beaucoup et je me dois de réagir pour lui. Depuis quelques jours je suis au fond du trou je viens de recevoir le "Procès verbal" document que je dois envoyer à sa mutuelle, la lecture a été très éprouvante. J'essaie de faire du sport et des activités culturelles mais il faut continuer à avancer ce que dit le message de "Christy" et faire ce qui vous fait plaisir. C'est vrai que la vie continue pour tout le monde, et que seuls ceux qui vivent cette souffrance peuvent comprendre. Moi-même l'année dernière j'étais dans un cours de dessin et j'ai été amené à parler avec une dame qui me disait qu'elle avait perdu son mari il y avait 4 ans et sa fille d'un cancer (il y avait 2 ans) qu'elle était soignée pour depression, que c'était très dur de perdre un enfant. Mais je n'ai pas réagi et je me suis dit ce n'est pas très gaie son histoire. Il faudrait essayer de ne pas trop se torturer (débrancher son cerveau) d'arrêter de se culpabiliser, moi aussi il y tellement de choses sur lesquelles j'aimerais revenir, lui dire seulement que je l'aimais (chose que je ne disais pas avant) que je dis maintenant à mon autre fils (lui aussi d'ailleurs me le dit et me l'écrit) il a fallu cela pour nous rapprocher. Voilà ce soir, je ne suis pas au top, j'espère que cela ira mieux demain, je le souhaite également pour toutes les autres personnes qui consultent ce site.
Envoyé par souad le dimanche 20 novembre 2011 à 03:44
Je suis venue aux USA pour visiter mon fils de 29 ans, soudain il est tombé malade. Diagnostique : une leucémie pendant 9 mois malgré ce qu'il endurait à cause de ces nouveaux traitements ici aux USA. Je l'ai perdu 15 jours avant son anniversaire des 29 ans. Nous vivons un cauchemar moi, mon mari, ma fille qui était venue étudier ici et s'installer avec lui. Son frère plus âgé que lui de 2 ans n'arrive pas à croire car ils étaient inséparables. Les américains les confondaient, d'autres disaient qu'ils étaient jumeaux, je pleure chaque jour, je souffre chaque instant. Aidez-moi s'il vous plait et dites moi comment surmonter ce drame merci de me lire.
Envoyé par eva le samedi 19 novembre 2011 à 14:53
Bonjour à vous tous, voilà ça fait 3 ans que mon fils est décédé, il avait 31 ans il était très gentil, il me prenait dans ses bras il me disait "Maman je t'aime", tout ça me manque, je n'arrive pas à me remettre de son décès. J'en veux à mon mari pourtant il m'a tellement soutenue et malgré tout ça je lui en veux, je ne sais pas pourquoi? Nous avons pas mal de disputes depuis. Il y a à peu près 2 ans, j'ai vu mon fils venir me voir dans mes dans mes rêves comme si c’était réel, il m'a parlé "j'ai une demi-heure pour venir te voir maman", j'ai senti son odeur comme s'il etait présent. Quand je me suis levée je me suis sentie apaisée et bien calme ce jour-là, et depuis je ne l'ai plus vu, il me manque tellement plus les jours avancent, plus je me sens seule. Je ne sais pas comment faire, ça me fait tellement mal. On m'avait dit que la douleur allait disparaître progressivement mais la douleur est toujours aussi forte, je me sens mal dans la peau. Je crois toujours qu'il va arriver mais il ne vient pas. Pourtant j'ai un mari qui me soutient et très gentil mais ça ne me suffit pas, j'ai aussi un autre fils plus jeune qui a 31 ans, je sais que je dois penser à mon mari et à mon fils. Mes parents ainsi que ma famille ne comprennent pas ma douleur, j'avais besoin de me confier merci d'avance.
Envoyé par Christy le lundi 14 novembre 2011 à 16:00
J'avais 14 ans quand j'ai perdu ma grande soeur de 20 ans! J'avais 20 ans et j'étais enceinte quand j'ai perdu mon papa! Et finalement à 23 ans et maman de mon deuxième depuis à peine 17jours, j'ai perdu ma maman! 3 membres de ma famille proche en 10 ans de vie!!! Je suis là pour vous dire que vous n'êtes pas seule. Sachez trouver chacun et chacune le moyen d'avancer. Mais je reste toujours aussi triste :'( et sensible!!! Dans une peur constante de perdre mon mari ou mes enfants :(((
Envoyé par Peyron Josette le mardi 8 novembre 2011 à 14:22
Voilà deux mois que j'ai perdu mon fils d'un cancer. Il s'est battu pendant cinq ans sans jamais se plaindre. Il laisse deux enfants dont une fille gravement handicapée. Je parle à mon fils tous les jours, mes larmes coulent toutes seules. C'est terrible de perdre un enfant c'est une douleur inexplicable, terrible. Mon fils a souffert les derniers jours de sa vie. J'ai vécu 3 mois entre l'espoir et le désespoir car je savais que mon fils n'en avait plus pour longtemps. Je veux rendre hommage à ma belle-fille qui a soigné son mari, mon fils, avec un dévouement sans bornes.
Envoyé par rosie le dimanche 23 octobre 2011 à 19:14
7 mois que ma fille chérie est partie, en perdant le contrôle de sa voiture, à 21 ans !!je suis de plus en plus mal, je vie seule sèparée de mon conjoint bien avant ce drame, dés que j(aurais rélée certaines choses, je la rejoindrai, c'est ma seule alternative, c'était jamais l'une sans l'autre, la souffrance ne s'arrête jamais, d'autres parents vivant la même chose me l'on fait comprendre.mon seule repos sera d'être près de ma puce et son absence est une torture de plus en plus intense chaque jour, les amis, la famille, le tri est vite fait!!! le vivre pour comprendre, et tout le monde n'a pas si l'on peut dire la chance d'être entourée!!!!!
Envoyé par Anmael44 le jeudi 20 octobre 2011 à 16:46
C'était le dimanche 16 octobre 2011, il était 23 heures, je regardais la télé, quand soudain le téléphone sonna, j'ai attendu avant de répondre car je savais qu'à cette heure là, on m'annoncerait une mauvaise nouvelle. J'avais l'impression d'être dans un autre monde mais surtout d'avoir vécu déjà cette expérience, comme si je savais qu'un drame arrivait dans ma famille. Ma mère m'a annoncé le décès de mon cousin Matthieu et de sa copine Jennyfer dans un accident de moto. Depuis, je vis un vrai cauchemar, avec ma famille on s'est rapprochée, mais maintenant, les fêtes de famille ne seront plus les mêmes. Je m'inquiéte énormément pour ma tante, mon oncle et ma cousine, je ne suis pas à leurs places que faire ? Le chauffeur de la voiture était ivre. Il a tenté de se suicider, je dis que c'est un lâche car il ne veut pas affronter ses actes, il a brisé deux familles et la sienne. Ces jeunes amoureux avaient 21 et 17 ans, ils avaient l'avenir devant eux, mon cousin avait acheté une maison, ils avaient pleins de projets. Et mercredi, je les ai vu dans leurs cercueils blancs, endormis, plus là, laissant derrière eux des gens qui les aiment. Voilà, j'avais besoin d'en parler, je ne veux pas les oublier même si la vie continue.
Envoyé par Yuna le lundi 17 octobre 2011 à 20:58
Mon fils vient de se défenestrer il y avait juste un mois, hier.
Il était schizophrène et souffrait terriblement.
Je l'aime et lui envoie par la pensée plein d'ondes d'amour et de lumière.
Il est dans mon coeur et le restera à tout jamais.
C'est dur et douloureux ; je sais qu'il est délivré et en paix ; c'est cela qui me soulage un peu.
Merci de m'avoir lue.
Yuna
Envoyé par Laurence le dimanche 16 octobre 2011 à 19:17
Mon conjoint vient de perdre son frère jumeau par suicide le 31 juillet et il n'admets pas son geste et veut partir le retrouver. Je ne sais plus quoi faire ou lui dire pour eviter cela.
Envoyé par Rosette le samedi 15 octobre 2011 à 22:26
Chère Marie, Votre témoignage me touche énormément ! Quelle terrible épreuve que de perdre son enfant! Après toutes les autres difficultés que vous avez connues! Il n'y a rien à comprendre pour le moment, c'est le temps de la tourmente émotionnelle, l'impression d'un puits sans fond. Je voudrais vous dire : si possible, ne restez pas seule ! Il faut que vous soyez écoutée et soutenue. Vous pouvez appeler la main tendue au 143, jour et nuit ou la ligne d'écoute de "Vivre son deuil" au 079 412 39 63, votre médecin pourra aussi vous indiquer des personnes capables de vous accompagner. Si vous le désirez, vous pouvez aussi entrer en contact avec moi pour plus d'informations à matinpsycho@bluewin.ch. Je pense très fort à vous en ces temps si terriblement difficiles. Rosette Poletti.
Envoyé par Adélaïde le vendredi 14 octobre 2011 à 08:32
Ma cousine nous a quitté a l'âge de 1 ans et demi le 26.01.2007 d'un accident de la route. Ce n'etait pas elle qui conduisait elle était en voiture avec des amis. Le conducteur et décédé sur le coup tout comme ma cousine qui était passagère arrière!!! Et la passagère devant est décédée quelques jours après l'accident!!! Et depuis ce jour, je ne cesse de penser à elle, de me repasser tout les bons moments qu'on a passé!!! Mais je n’arrête pas de me dire que j'aurais pu me trouver avec elle, vu que je devais descendre en vacances chez elle!!! Et une question qui me trotte souvent dans la tête!!!! Et est-ce que j’arriverais à ne plus souffrir? A vivre comme il le faut sans un manque au fond de moi? Alex je t'aime. Tu me manques trop.
Envoyé par Tosetti le jeudi 13 octobre 2011 à 15:57
Bonjour, cela fait 30 mois que j'ai perdu mon fils de 24 ans dans un accident de voiture. Il a perdu le contrôle de sa voiture et a percuté un mur en béton. Le médecin m'a dit qu'il était mort sur le coup et qu'il n'avait pas souffert. Je vis dans la douleur, la culpabilité, c'est arrivé le week-end de pâques 2009. D'habitude je fais un repas mais ce week-end je n’étais pas là pour lui. Je n'ai pas pu lui que je l'aimais c'est quand ils sont plus là, qu'ils nous manques, qu'on se rend compte que la vie est si fragile. Là je vis au ralenti pourtant j'ai 3 autres enfants dont ma fille, qui va être maman. Il faut que je pense à mon fils de 14 ans et j'ai un autre de 26 ans qui est malade. On se dit que tout s'acharne contre soi. Tout est vraiment injuste pourquoi?
Envoyé par marie le jeudi 13 octobre 2011 à 08:00
Bonjour,
Je viens de découvrir votre site et je m’aperçois malheureusement que je ne suis pas seule à vivre ce drame en effet c'est un gouffre. Ce qui est épuisant c'est que ma vie, si on peut l'appeler ainsi, est un enfer. En 84, j'avais exactement 11 ans, j'ai perdu ma maman d'une maladie... ensuite une descente aux enfers, mais j'ai voulu m'en sortir. J'avais réussi à construire une famille. Il y a 5 ans, mon mari a faillit y passer dans un accident de la route. Une autre fois, c'est sur son travail qu'il a reçu une poutre métallique de plusieurs tonnes et il s'en est sorti. Mon fils âgé de 8 jours a failli y passer avec une pneumonie. On s'est, à chaque fois relevé en se disant que cela irait mieux un jour et qu'il fallait avancer et LE 20 SEPT 2011 c'est le néant qui m'engloutit... Ma fille aînée qui décède dans un accident de la route. Elle était à vélo et une voiture l'a percuté et là je dis "Pourquoi que le sort s'acharne comme ça contre nous?" "Pourquoi ELLE ? A 14 ANS ET DEMI AMANDINE AVAIT SA VIE DEVANT ELLE" Je ne sais plus... Je vie... J'ai vraiment l'impression d'être partie avec elle, d’être tombée dans un gouffre sans nom. Je suis complètement paumée et cette espèce de rage, de haine et d'épuisement, de chagrin... On n'arrive même pas à nommer. J'ai l’impression de vivre à côté complètement anesthésier, je n'arrive pas à comprendre.
Envoyé par Scall le mardi 11 octobre 2011 à 11:16
J'ai perdu mon fils de 7 ans qui est décédé suite à une méningite foudroyante le 28 janvier 2011, cela fait 8 mois maintenant et cela me parait une heure, il me manque trop, j'aimerais qu'il passe le pas de la porte, quittant l'école et faisant ses devoirs avec moi. La vie est injuste pourquoi lui.
Envoyé par misette le jeudi 29 septembre 2011 à 15:05
Je découvre ce lieu de parole et d'écoute pour les coeurs et les entrailles broyés par la douleur, la révolte, l'incompréhension, la culpabilité et le désespoir d'avoir perdu un enfant, la chair de sa chair. Voici plus de 14 ans que notre fils de 18 ans est parti accidentellement, avant ses parents et son frère de 20 ans, pour un monde d’espérance. Je n'ai pas encore eu le temps de tous et toutes vous lire... Mais, chrétienne protestante, je puis témoigner de la force de la foi et des nombreuses prières, même de personnes qui ne nous connaissaient pas. Nous nous sommes sentis portés et soutenus jour après jour, ainsi que par tous les petits gestes, petits mots et l'attention de notre famille, de nos amis, des habitants de notre village et des villages voisins, de nos clients. Mon mari indépendant, nous avons dû garder le cap tout d'abord pour notre fils qui travaillait avec son papa, pour nos ressources financières et surtout en mémoire de notre fils disparu qui n'aurait pas voulu nous voir sombrer. Bien sur, nous avons, crié, pleuré, douté... Nous sommes aussi restés stoïques lorsque des personnes nous ont tenu des propos bien mal venus... Car nous savons aussi que nous pouvons aussi faire de la peine des fois involontairement à des personnes qui ont une cicatrice morale cachée. Toutes ces années ont passé, mais il semble que c'était hier. On se demande comment on a pu tenir le coup, mais nous reconnaissons la puissance de l'amour de Dieu pour nous. Et nous avons la certitude que nous retrouverons notre fils un jour dans le mystère de la création et du plan de Dieu. C'est la clé de ce qui nous tient debout chaque jour. Nous avons entendu maintes fois en présence de de son frère qu'il n'y a rien de pire que de perdre un enfant. C'est vrai!!!
Mais nous avons reconnu que sa souffrance est aussi grande que la nôtre et qu'il est sensé vivre avec ça plus longtemps que nous et le lui avons dit. Nous sommes des survivants et on peut dire que le temps qui passe est comme un baume sur notre coeur. S'il était possible de vous offrir ce cadeau, je vous l'offrirai à chacun à chacune de suite. Etre chrétiens (nes) n'est pas une assurance tous risques sur cette terre, mais nous avons un ami Jésus-Christ à qui nous pouvons crier notre douleur et il nous donne sa Paix. J'en ai été remplie lorsque j'ai appris que notre fils était mort. Au plus profond de moi je le savais en sécurité auprès de Dieu. Je sais que ça semble du bla-bla mais c'est vrai. Alors bien du courage à vous de tout mon coeur.
Envoyé par Uschi le lundi 26 septembre 2011 à 10:05
Mina, ce message est pour vous. J'ai vécu le même drame. Parler et partager fait du bien. Contactez moi. 079 287 84 65
Envoyé par mina le mercredi 21 septembre 2011 à 23:42
j'ai perdu mon fils le 2/09/2011,il s’est donner la mort par pendaison, il avait 23ans, si jeune, c’était encore un ado, il me manque, je m’ennuie de lui, j’essaie de pas pleurer, j’essaie de parler, de discuter, mais de ma bouche ne sort que son nom, dans mon esprit j’aimerais tant le revoir qu’une fois, une seul fois, pour lui dire tout mon amour, mais j aimerais tant savoir s’il est enfin en paix, il me manque tant
Envoyé par loune le mardi 20 septembre 2011 à 14:34
Je viens de lire tous ces témoignages poignants. Moi c est en 1997, que notre vie a basculée, avec l annonce du cancer de notre petite Pauline qui n avait alors que un an. Un neuroblastome, voilà le nom de ce fichu cancer qui a emporté notre petite puce l année d après 9 mois de souffrance physique et psychologique, elle s est battue, nous a montée à quel point une petite fille pouvait avoir plus de courage que les adultes parfois. Je ne m éterniserai pas sur toutes les conséquences et les souffrances de notre Pauline. Depuis, son frère qui n avait que 10 à l’époque, s’est renfermé sur lui, ne fréquente pas les jeunes de son âge, passe son temps à travaillé mais la société ne l intéresse pas. Son père est devenu taciturne. Depuis que Pauline nous a quittée, cela fait 12 ans, nous vivons, mais n avons plus gout à rien. Détestons les fêtes familiales où elle ne sera jamais plus avec nous, les vacances où tout le monde prend du plaisir, pas nous. Le cancer est une gangrène qui nous enlève ceux qu'on aime
et qui continue à détruire ceux qui restent le restant de leur vie. Pauline tu nous manques et toute notre vie si on peut appeler çà comme çà, n’est que superficielle. On vit parce que il le faut pour nos autres enfants, mais notre culpabilité de n avoir rien pus faire pour sauver notre puce est trop grande. On se dit que l on aurait préféré que cela nous arrive à nous et pas à notre petite fille. Courage à tous ceux qui comme nous sont ou ont été confronté à cette maladie. Seuls les gens qui ont vécu comme moi et ma fille cette saleté de cancer peuvent comprendre la détresse qui résulte chez ceux qui restent. Notre PAULINE vit toujours en nous, mais nous sommes des morts vivants. Nous t aimons ma chérie et nous ne t oublions pas.
Envoyé par laet le vendredi 9 septembre 2011 à 15:48
Le 16 mars 2011 nous avons perdu notre petit bébé âgé de 10 jours, beaucoup trop vite....
Nous avons une petite fille de 3 ans pleine de vie de caractère et ce n'est pas facile tous les jours mais elle est là et c'est l'un des seuls rayons de soleil de ma vie, je culpabilise toujours d'avoir été trop sévère avec elle, et à une peur inconditionnelle de la perdre. Le temps passe mais la douleur est encore si forte, faire semblant d'avoir une vie normale, de sourire, ne pas s'effondrer, garder la tête haute et le courage de se lever le matin, tout est dur, j'ai besoin de le serrer, de le voir, de le sentir, comment un si petit ange peu créer un énorme vide au fond de vous ?
Envoyé par Aurélie le jeudi 8 septembre 2011 à 18:37
Ma fille est devenue un ange ce 17 septembre 2010 rien que d'écrire cela j'ai mal très mal ; j'appréhende son 1er anniversaire car depuis son depart ma vie a basculé. Le temps n'a pas pu estomper ma douleur elle était pleine de vie à 2 ans 7 mois. Je n'arrive pas toujours à comprendre pourquoi elle a eu une forte température du jour au lendemain et qu'elle soit partie en me laissant toute seule ; c'est vrai mon mari me soutien beaucoup mais il y a des jours où je souhaite aller la retrouver car je n'ai toujours pas accepter !! Carlotta tu manques terriblement à maman tu sais.
Envoyé par Sab le lundi 5 septembre 2011 à 08:16
le 28 août notre petite soeur chérie à rendu son dernier souffle à l'âge de 21 ans. L'enterrement fut terriblement éprouvant, on souffre beaucoup, tout le monde nous dit qu'après 7 mois de combat contre sa maladie elle ne souffre plus là où elle est. je réponds peut-être mais qu'elle serait bien mieux avec nous sans sa maladie... Elle nous manque affreusement c'était une joie de vivre... Un exemple pour toutes les personnes. Je ne l'oublierai jamais! je t'aime ma banane...
Envoyé par assisesurunbanc le samedi 3 septembre 2011 à 21:11
Ma fille est morte en 1994, elle avait 26 ans. Je n'arrivais pas à pleurer, j'étais statufiée. On l'a enterrée un samedi, le lundi je reprenais le travail. Je me suis mise à me détester, je ne voulais plus être moi, j'ai changé mon apparence, mais j'étais toujours moi. Tenir le coup envers et contre tout, avec ses frères on parlait d'elle, de ses folies. Mais lorsque j'étais seule dans la voiture, je hurlais comme une bête. Le temps passe, mais son souvenir reste, immuable.
Je n'ai pas voulu transformer la maison en sanctuaire, mais j'ai dans chaque pièce un photo d'elle, souriante. Son frère, celui dont elle était la plus proche a vécu ce deuil en parallèle, j'ai appris qu'il avait sangloté dans les bras d'une amie.
Envoyé par Piron le vendredi 2 septembre 2011 à 20:09
j'ai perdu mon fils qui venait d'avoir 44 ans il s'est suicidé car il était devenu paranoïaque, je n'arrive pas à accepter son départ. Pourquoi cette foutue maladie. Mon mari, qui n'était pas son père, ne me soutient que du contraire je ne sais plus où j'en suis. Je sais que je ne suis pas la seule à être dans cette détresse mais là je n'en peux plus. Merci à vous.
Envoyé par tintamarre le vendredi 12 août 2011 à 17:37
Bonjour Rosie,
Moi aussi il me reste un fils de 26 ans avec lequel je ne parle pas de son frère qui me manque terriblement, cela fait 12 ans qu'il est parti mais pas un jour sans que je ne pense à lui, je vis avec lui, je l'aime tant. Si vous le désirez vous pouvez communiquer avec moi ciboulette2@bluewin.ch, je communique avec plusieurs mamans sur Jonathan, elles sont mes soeurs de coeur, je me sens moins seule parce que pour moi les années qui passent n'ôtent pas ma douleur, moi aussi pour faire taire ma souffrance, je voulais le rejoindre mais nos autres enfants ont besoin de nous malgré leur âge, une maman c'est quelque chose ! Donc sachez Rosie que je souffre encore malgré les années qui passent, je ne sais pas comment on peut aller mieux lorsqu'on a perdu son enfant, moi, je n'y suis jamais arrivée et de toute façon je vis avec mon enfant parce que je sais qu'un jour nous nous retrouverons, penser à son enfant, c'est s'isoler des autres mais cela ne me dérange pas, je préfère vivre dans la réalité que dans le superficiel qui tait la réalité.
Envoyé par rosie le mardi 9 août 2011 à 20:27
Ma fille chérie me manque terriblement!!!! j'ai un fils de 26 ans en couple, il fuit la réalité, je le vois peu, je l'aime, mais je n'ai qu'une envie retrouver ma fille, elle si seule dans sa dernière demeure, je souffre trop! je t'aime ma puce.
Envoyé par Désenfantée le lundi 8 août 2011 à 23:22
Bonjour à tous et à toutes,
Cela fait un moment que je n'étais pas venue sur le forum. J'essaie tout simplement de me reconstruire petit à petit après la disparition brutale de mon fils de 10 ans dans un accident de voiture il y a 20 mois et 7 jours. Ce n'est pas chose facile mais je m'y efforce parce que sinon à quoi bon continuer de vivre. Et c'est le choix que j'ai fait pour ma fille et mon mari et petit à petit pour moi aussi. C'est avec l'aide d'un psychiatre puis d'un psy hypnotiseur que j'ai pu me libérer de ma douleur, de la souffrance qui me liait à mon fils mais qui me tuait à petit feu, pour créer un lien tout aussi fort mais plus serein.
A tous je voulais vous dire parlez en ; parlez de votre douleur, de vos peurs, des questions en suspends, de l’être disparu, de l'avenir perdu sans lui, parce que nos vies ne seront plus jamais comme nous l'avions imaginer, parce que nos projets incluais l’être aimé et que sans lui cela n'a plus d'intérêt; et les personnes qui tentent de nous réconforter avec ces phrases toutes faites: "avec le temps...,il faut avancer..., ne pas regarder en arrière, rien ne le(la)ramènera..." etc, sont maladroits parce que l'on est pas prêt à l'entendre et que ce n'est pas ce dont on a besoin. Nous avons besoin de temps et celui-ci est propre à chacun de nous pour évacuer notre douleur et pour cela je suis persuadée que la seule façon c'est d'en parler à des personnes bienveillantes.
Il y a quelque temps encore je faisais les choses parce qu'il fallait le faire, sans envie ni désir et en culpabilisant lorsque la douleur lachait prise.
Aujourd'hui, même si l'absence de mon fils reste douloureuse, je culpabilise beaucoup moins et j'arrive de temps en temps à prendre plasir à faire des choses avec ma fille agée aujourd'hui de 5 ans.
Je suis restée enfermée dans ma douleur presque un an 1/2, c'est le temps dont j'avais besoin pour laisser mon fils partir, mais je n'arrive toujours pas à aller au cimetière et je pleure toujours en regardant les photos.
Notre plaie est à vie mais elle peut être moins douloureuse voir supportable. Alors que c'était impensable il y a encore quelques mois, aujoud'hui je veux y croire. C'est le message d'espoir que je voulais partager avec vous. Je suis de tout coeur avec vous et enfin prete à me tourner vers les autres et être une personne bienveillante pour qui en aurait besoin.
Envoyé par Rosie le lundi 8 août 2011 à 20:59
Ma fille est partie brutalement en mars 2011, elle avait 21 ans. L'absence est de plus en plus intolérable. Parfois, moi, sa maman, je n'ai qu'une envie, la retrouver! Vous laissez vos témoignages, mais, je regrette que, vous n'échangiez pas votre douleur! Cela ne sert à rien d'écrire dans ce site, si personne ne s'échange leur humeur du jour! Bougez-vous!!! Notre souffrance serai peut-être plus gérable!
Envoyé par Huma le vendredi 5 août 2011 à 13:23
Le 28 juin un accident de la route m'a brutalement cruellement endeuillée. Les images des grosses roues du tracteur broyant la voiture me hantent et les circonstances de l'accident me jettent dans d'horribles spéculations. Je ne suis plus sûr de rien, je ne trouve pas ma place, mon corps est de trop, je ne supporte pas le matin quand il s'agit d'affronter la journée seule sans son amour, parti à jamais. Quel soulagement quand je le retrouve dans mes rêves. Cette horrible sensation du deuil ne me lâche plus. Quand on se quitte sans se dire adieu c'est comme si la phrase se terminait par ...
Envoyé par habiba le mercredi 20 juillet 2011 à 01:01
le 21 juin 2011 Mon neveu (le fils de ma soeur) âgé de 18 ans a été victime d'un accident. Il est mort le jour où il devait passer son bac. Quelle tragédie. Nous, sa famille, souffrons beaucoup de cette séparation. Ses parents sont démesurément affectés et anéantis.
Envoyé par limet le jeudi 7 juillet 2011 à 22:44
j'ai perdu ma fille de 21 ans dans un accident de la route le 12 mars 2011, je suis anéantie, le manque est bien présent, ma colère aussi, je l'attends toujours, tous les jours je vais la voir, lui parler, je suis là devant sa dernière demeure que j'appelle sa petite maison, le temps n'éffacera rien, laissons faire le temps, même si la blessure ne guérira jamais. Vous pouvez m'écrire et me raconter votre humeur du jour, nous partageons la même peine, nous savons mieux que d'autres ce que représente cette souffrance, nous la vivons!!!
Envoyé par un(e) inconnu(e) le jeudi 7 juillet 2011 à 14:10
Bonjour à toutes et à tous ; je viens de tomber sur ce site et je vois que je ne suis pas seule à être au fond du gouffre j'ai perdu mon beau-fils de 20 ans il y a 4 mois dans un accident de la route. Le papa a repris son travail mais pas moi ; j'avais de bons rapports avec Maxime car il avait perdu sa maman il y a 10 ans, j'ai tout fait pour lui donner du bonheur il était tellement gentil. J'ai du mal à avancer et mon fils aussi car ils étaient très proches. Quant au reste de la famille on dirait qu'il ne faut pas faire voir que l'on est triste ; il faut avancer comme on me dit laisser le passé derrière... Comment peut-on?
Envoyé par Boro le dimanche 26 juin 2011 à 03:16
Il y a bientôt 3 mois, j'ai perdu mon fils aîné dans un accident de la route, je n'aurai jamais de réponse pour ce qui a pu se passer, mais j'avoue vouloir du réconfort par ceux qui sont passés par là, c'est tellement dur !
Envoyé par jacynthe le samedi 18 juin 2011 à 02:04
Bonjour, je te comprends, moi aussi j'ai perdu ma fille de 30 ans le 4 août 2009. Elle était mère de trois enfants 2 jeunes ado et l'autre de 5 ans. Où je demeure, 3 semaines aprés le décès, j'ai eu de l'aide d'un groupe (ami jo deuil). Ils m'ont suivi pendant 2 mois, il y a environ 1 mois je ne filais pas, je les ai appelé et 2 jours après seulement, ils m'envoyaient quelqu'un à la maison pour parler pendant 1h30. Moi non plus, je n'ai eu aucune aide de psy et les petits non plus. Il a fallu se débrouiller pour les amener à un clsc. ils viennent de commencer, 22 mois après la mort de leur mère. Parle-en à des personnes proches de toi parce qu il faut en parler. Ca fait du bien et c'est ce que je viens de faire. Merci et bonne chance.
Envoyé par Aza le dimanche 13 mars 2011 à 23:50
Tintamare en suisse il y a l'association arc en ciel avec des réunions mensuelle cantonale où vous pourrez partager votre vécu avec d'autres parents comme vous.Prenez soin de vous xxx
Envoyé par tintamare le samedi 26 février 2011 à 22:40
Je constate que contrairement à la France, il n'existe pas d'association ou pas grand chose en suisse pour permettre aux parents de s'exprimer, cela fait 12 ans que j'ai perdu mon fils et je suis si seule et plus personne ne m'en parle, c'est comme s'il n'avait pas existé ! seriez vous d'accord pour que nous puissions nous rencontrer, créer une chaine téléphonique, organiser un repas afin de pouvoir parler, parler de nos enfants dans une ambiance chaleureuse. ciboulette2@bluewin.ch
J'attends vos propositions.
Envoyé par blanche le dimanche 20 février 2011 à 13:56
Bonjour, je viens de perdre ma fille de 18 ans. Cela faisait 5 ans quelle était dans l'anorexie et tous les corps médicaux ainsi que le milieu scolaire n'ont fait que l'humilier et l'agresser tant et si bien qu'elle a décidé de se suicider en avalant 200 cachets. Aujourd'hui je suis sans vie et très en colère. J'essaie de tenir car j'ai un fils de 15 ans mais le matin je me demande pourquoi continuer. Je veux me battre pour ne pas que d'autres familles vivent ça. Je ne sais pas comment faire pour mettre les médias en route mais je vais me raccrocher a ça pour que le décès de ma fille ne soit pas vain.
Envoyé par Uschi le lundi 31 janvier 2011 à 19:21
Chère Sylvie,
Il faut prendre le temps pour laisser sortir la douleur. Moi aussi, j'ai perdu ma fille 6 mois avant vous. Si vous avez envie de partager, de parler, contactez moi. Ensemble nous sommes plus fortes. Mon adresse Mail: ucf@epcb.ch.
Toutes mes pensées et courage d'une maman d'étoile à une autre...
Envoyé par Sylvie le lundi 31 janvier 2011 à 09:43
J'ai perdu ma fille AUDREY le 12/12/2008 dans un accident de la circulation, elle a été renversée par un chauffard qui roulait à vive allure en agglomération, depuis ce malheureux jour ma vie c'est arrêtée et à présent je ne vis plus que pour mon autre fille Coralie qui a 18ans. Plus le temps passe et plus il m'est difficile de supporter l'absence d'AUDREY...Ma vie n'a plus de sens. Je fais bonne figure devant ma fille, ma famille, mes ami(e)s, mes collègues mais au fond de moi il y a toujours cette haine et surtout cette souffrance qui me suit à chaque instant. Une partie de moi s'en est allée et souvent j'ai envie de baisser les bras, j'ai envie de crier ma peine, ma douleur de mère....Dés que je suis seule je pleure mais les larmes n'apaisent que temporairement cette douleur qui me ronge. Entendre les gens qui se plaignent pour un rien m'est insupportable, voir les gens rire et s'amuser l'est tout autant. Aujourd’hui j'ai l'impression d'être dans une impasse qui se rétrécie jour après jour sans savoir que faire....Vivre ou survivre???
Envoyé par arroz le mardi 4 janvier 2011 à 20:36
Comme je vous comprends, ma fille Pauline s'est tuée dans un accident de la route le 9 juillet 2010, elle venait d'avoir 19 ans le 2 juillet, pourquoi elle ? Pourquoi nous? je ne voulais pas que l'on me souhaite une bonne année non plus, cela n'a plus de sens, je me sens déchirée, comme si j'avais perdu une partie de moi-même, je suis révoltée par cette injustice, il y a tant de crapules à qui ils n'arrivent rien, les gens courent ... mais après quoi, j'ai l'impression que personne ne comprend ma douleur, les gens se plaignent pour des futilités, il n'y a plus d'amour, qu'une course infernale pour avoir toujours plus, ce n'est pas cela du tout la vraie vie. Pauline me manque tellement, la douleur est insupportable et pourtant il faut avancer, continuer ma route pour ma grande fille Justine, mais certains jours je voudrais aller retrouver ma p’tite Pauline, elle était si belle et pleine de vie, elle avait plein de projets, et maintenant il n'y a plus rien.
Envoyé par Fabienne le dimanche 2 janvier 2011 à 18:03
19 mois que notre fils Florent nous a quittés. Il n'y a pas une seconde où je ne pense pas à lui. J'aimerais partager avec vous tous, parents endeuillés, quelques lignes d'un poème de Baudelaire: "Je n’écris pas pour apaiser la douleur. Je sais depuis 17 ans que la douleur est et demeurera ma compagne. Je vis avec elle. Je la tiens en laisse. Quelquefois, elle me bouscule et me fait tomber. « Sois sage ô ma douleur, et tiens toi plus tranquille." La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que malgré l'absence physique, l'amour que nous portons à notre enfant ne cesse de grandir.
Envoyé par tintamarre le vendredi 31 décembre 2010 à 16:44
Pour ma part, aucun psychiatre ne m'a aidée. J'en ai vu plusieurs au début car il fallait absolument que je parle n'ayant personne dans mon entourage capable de m'écouter. Je répétais continuellement la même histoire et aujourd'hui je n'ai pas beaucoup avancé. Les psychiatres sont nulles, ils vous font payer très cher une heure d'écoute. Non, la meilleure aide est la personne qui a vécu la même chose, le même drame, nous nous comprenons si bien, nous devenons des amies de coeur. Je pense tous les jours à mon fils, je lui dis bonjour le matin en me levant, il ne me quitte jamais, je l'aime tellement et je suis si convaincue de le retrouver un jour, je pense davantage à lui qu'à mon autre enfant qui me reste, il est comme une étoile qui brille au devant de moi, qui me guide.
Les gens en ce moment font la fête, se souhaitent "bonne année" quand on a perdu son enfant on ne fait pas la fête et on n’a pas intérêt à me souhaiter bonne année car je ne le supporte pas. Les gens sont dans l'artifice, la consommation et nous ne sommes plus dans le même monde mais ça ils ne peuvent pas comprendre.
Envoyé par marie-jose le jeudi 30 décembre 2010 à 21:36
Merci, Marie, j’ai consulté, mais il n'est pas facile de parler avec une personne qui regarde sa montre continuellement et vous arrête au bout de 30 mn. On se sent frustre et ça n'est pas bon pour le moral. C’est pourquoi j'ai décidé de me faire hospitalise. Je ne sais pas ce que ça va m'apporter mais je vais essayer. Merci encore et courage a vous aussi et a tout le monde
Envoyé par marie le jeudi 30 décembre 2010 à 13:46
marie-josé. j'ai perdu un enfant et j'ai été pendant 3 mois en hôpital psychiatrique (pour d'autres raisons que la mort de mon enfant). Le temps apaisera ta douleur. En attendant, consultes un psychiatre. Il est en effet très difficile de trouver des gens dans son entourage pour entendre notre grande souffrance. Courage à vous.
Envoyé par marie-jose le dimanche 26 décembre 2010 à 11:02
Bonjour, on dit que le temps apaise la douleur. J’y ais cru.5 ans après le décès de ma fille, j’ai émerges du monde dans lequel je m'étais enfermee, j'ai repris une vie à peu près normal (???).Aujourd’hui, je suis retombée dans un gouffre, je suis au bout du rouleau. Cela fera 8 ans le 6 février prochain. Dernière chance de m'en sortir, clinique psychiatrique. Comme quoi le temps ça ne veut rien dire. Lorsqu’il manque une pièce à une machine, elle fonctionne moins bien et malheureusement pour nous cette pièce est irremplaçable.bon courage à toutes et à tous, la vie nous a amputés à vie d'une partie de nous
Envoyé par marie le mardi 21 décembre 2010 à 14:08
bonjour tintamare et rosette
je suis entièrement d'accord avec votre témoignage.
pour moi c'est quand les personnes qui savent que j'ai perdu mon fils, et qui jour après jour me demandent "comment ça va" là j'ai envie de crier, de hurler ma douleur.car nous ne sommes plus les mêmes, les discutions des autres, leurs petits soucis, je m'en f....,(excusez moi je ne suis pas grossière, mais j'ai envie de crier au monde entier ma douleur, que mon fils Sébastien ne reviendra plus que je ne le verrai plus jamais,(en disant je bien sur ses frères et son papa le pensent)et surtout il a eu une autopsie pour savoir ce qu'il a eu, car son cœur était bien. Mais lui il l'aurait demandée pour un de ses frères, car il était très perfectionniste, et voulait toujours savoir le pourquoi des choses.
je t'aime mon fils et t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle, tu es notre ange à jamais
marie
Envoyé par marie le mardi 21 décembre 2010 à 13:26
bonjour à vous toutes
Je viens de découvrir ces témoignages, on se croit seule à perdre un enfant mais hélas non.
Mon fils Sébastien avait 36ans et il nous a quitté le 24/11/2009, après 2 jours de coma, il a eu une dysplasie du ventricule droit, (c'est le muscle du cœur qui devient fibreux et il n'y a pas d'alerte, c'est la mort.
Il est papa d'une petite Laura qui est née le 17 mars 2010, donc il ne la pas connue. Mon fils me manque tellement, je survie car j'ai 2 autres fils 35 ans et 30ans et 2 petites filles. Pour eux c'est le vide absolu, car Sébastien est leur grand frère, toujours près à rendre service, toujours avec le sourire, sa vie a été brisée en 5 minutes.il est parti heureux seule petite toute petite consolation, car ma belle fille étant infirmière en réanimation, elle lui a fait du massage cardiaque et les pompiers ont mis 1h30 avant que le cœur ne reprenne vie.
Mon Séb c'était ma VIE, mon avenir, je le pleure tous les soirs, en disant pourquoi, pourquoi? Mon cœur est un abime d'ou sort une cascade de larmes.
Je vais le voir, je lui parle, car nous ne pouvons pas nous résoudre à cette vérité,
Nous sommes une famille très unie, et ses cousins ont perdu un frère.
Voila ma tristesse est continue et durant toute ma vie malgré mes autres enfants, mais mon Séb c'est une partie de moi qui est avec lui.
Courage à toutes les mamans qui ont vécu ce drame atroce.
marie
Envoyé par Dufour le samedi 11 décembre 2010 à 22:40
Mon fils de 40 ans va mourir d'un cancer du poumon avec métastases et oedèmes au cerveau, je suis désespérée, il est à l'hopital, et va rentrer lundi, avec hospitalisation à domicile, il a commencé à maigrir de 10 kgs et son caractère commence à changer lui aussi. Il s'appelle Raphael, et c'est un être si innocent, qui n'a jamais fait de mal à personne. Je vous écris et je pleure, aidez-moi..Merci, d'avance..XARA
Envoyé par Luciole le jeudi 11 novembre 2010 à 07:17
Bonjour Ale,
Je me suis sentie touchée par ton message et me sens dans le besoin de partager avec toi quelques mots. Je suis également mère et je n'ai pas connu ce drame terrible qu'est la perte d'un enfant. Par contre j'ai passé dans des moments difficiles qui m'ont amené à vivre dans cette crainte de perdre mon enfant unique. Il est vrai que cela ne devrai jamais arriver, car ce n'est pas dans l'ordre des choses, nous sommes "habitué" à partir avant eux et même cette idée (réalité) n'est pas facile à penser. Si je peux me permettre dans ta situation je ne pense pas que ce soit une bonne chose que tu viennes lire ces messages si cela t'angoisse encore plus. Les enfants sont de vraies éponges et il vont ressentir tes angoisses, je te conseille de voir quelles sont les possibilités d'envisager une éventuelle thérapie qui corresponde à tes besoins et qui t'aide à aller voir au plus profond te toi-même le pourquoi de ces craintes qui ont l'air d'étouffer une énergie que tu pourrais mettre ailleurs et mieux profité de ton statut de mère et des mille joies que tes enfants t'apporte et que tu peut leur apporter, car tu pourrai leur transmettre des peurs inconscientes et involontaires à rester dans cette "angoisse permanente». Il y a mille choses qui peuvent arriver, en prendre conscience et connaissance est un fait, mais on ne peut en permanence rester sur des feux ardents sur des évènements non vécus. Il est possible que certains n'y pense jamais, mais toutes mères y pense un jour ou l'autre et cela est personnel. Je suis d'accord avec le fait de ne pas oublier " la personne disparue", car on ne peut pas oublier et on ne doit pas oublier. On ne peut pas effacer une partie de la vie vécue, mais au contraire, vivre dans le souvenir nous aide bien mieux, oser en parler, en parler tout simplement, nous permet de partager des moments essentiels et vitaux au contraire de ce que certains pensent. Mais on est tous différents et on ne peut pas forcement changer notre éducation, notre culture, notre vécu, on ne peut qu'exprimer de la compassion pour les grandes souffrances telles qu'elles soient.
Envoyé par Sophie le mardi 9 novembre 2010 à 18:08
Je comprends tellement votre peine, j'ai perdue mon grand garçon Gabriel agé de 17 ans en février dernier et je ne fais que survivre... La vie continue mais comment? J'ai deux autres enfants et un super bon mari mais parfois c'est tellement lourd à porter cette peine, cette souffrance, cette absence. Ce qui m'aide un peu c'est que mon fils voulait tellement notre bonheur dans les moments les plus sombres je pense aux joies qu'il nous a donné pendant 17 ans! Bon courage à vous tous!
Envoyé par Ale le lundi 8 novembre 2010 à 17:53
Je ne suis pas dans votre cas et je ne peux pas non plus vous comprendre c'est sans aucun doute que je vous l'écris... je suis une maman de deux enfants, un de 4 ans et le deuxième de 15 mois... Je vis dans l'angoisse tous les jours qu'il puisse leur arriver quelque chose... je suis presque tétanisée quand je les prends en voiture et même sur le trottoir avec le plus grand je suis tétanisée... j'aimerais parfois vivre comme dans une bulle dans un monde parfaitement sécurisé... Je ne peux m'empêcher de vous lire et votre malheur est devenu chez moi une obsession...Vos histoires et vos sentiments sont légitimes et à ceux qui vous demandent d'oublier sont des gens qui n'ont pas d'enfants pour moi... Je n'ai pas de paroles pour vous réconforter car elles ne serviraient à rien. Vous êtes de grandes dames ça j'en suis sûre car on ne pense que ça n'arrive qu'aux autres... et un jour le malheur frappe aussi à sa propre porte... Je vis dans une angoisse permanente et vos vies sont devenues pour moi des mises en gardes pour mes enfants...
Envoyé par marie le lundi 8 novembre 2010 à 07:59
Je suis tombée par hasard sur ce forum. Je suis moi-même aussi une mamamange. Le plus horrible lorsqu'on perd un enfant c'est le manque de soutien de la part de son entourage. La mort d'un enfant est un sujet tabou. Pendant 3 ans, j'ai été une morte-vivante et je ne m'occupais presque plus de mes deux autres enfants.
Je comprends votre douleur vous les mamans désenfantées. Si on n’a pas vécu cela, on ne peut imaginer un instant les souffrances que représente le départ pour toujours de notre enfant. Ma fille est partie alors qu'elle n'avait que 6 ans. Courage à vous toutes.
Envoyé par Désenfantée le mercredi 3 novembre 2010 à 19:14
Je voudrais m'excuser pour ne pas avoir répondu plus tôt à vous toutes qui avez pris de votre temps pour me répondre. Je n'étais pas en état de le faire, mais aujourd'hui je tiens à vous remercier sincèrement. Même si la douleur est toujours présente, cela m'a soulagé de me confier. Comme vous Marie-José j'aimerais m'endormir et ne pas me réveiller, mais avec le recul je me dis que c'est terriblement égoïste car comme vous l'avez écrit, la disparition d'un enfant touche toute une famille avec parfois des répercutions désastreuses pour ceux qui l'on connu et aimé. Alors je me fais violence chaque jour pour essayer de maintenir le peu d'équilibre qu'il reste encore dans notre famille parce que j'ai pris conscience que je n’étais pas aidante en m'enfermant dans ma douleur. Mais ce n'est pas facile tout les jours loin de là.et je sais que je ne suis pas la seule malheureusement.
MERCI à toutes pour vos encouragements
Envoyé par marie-jose le vendredi 22 octobre 2010 à 22:16
j'aimerais tellement m'endormir et ne plus me reveiller
Envoyé par Caroline le jeudi 14 octobre 2010 à 08:34
A toutes, en conscience et du tréfonds de mon coeur, je vous serre contre moi et me joins à votre douleur... De douces pétales d'Amour pour toutes..
Envoyé par Marie-jose le mercredi 13 octobre 2010 à 21:22
Bonjour,
Le problème dans notre situation, c’est que nous n'avons pas d'aide psychologique, et que nous ne savons pas toujours comment nous devons agir. Si votre fille a un comportement anormal n'hésitez pas à consulter un psy avant qu'il ne soit trop tard.
Moi, ma famille est détruite depuis le départ de ma fille de 15 ans (8 ans le 6 février prochain).
Mes enfants sont dépressifs, mais ne veulent pas en entendre parler.
Mon petit fils de 11 ans ne sait ni lire ni écrire, il fait un blocage.
Il avait 3 ans et après ce choque, il n'a plus parlé. C'est revenu après 2 ans de psy.
Il m'a fallu 5 ans avent de redevenir a peu près normal mais la douleur ne s'efface jamais. Je pense très fort à vous.
COURAGE!!!!!!
Envoyé par Uschi le jeudi 7 octobre 2010 à 13:14
Chère maman désenfantée... comme je te comprends. Il faut avoir vécu se chagrin pour le comprendre. Ecris moi si tu as besoin de parler... Ensemble nous sommes plus fortes. Mon adresse mail : ucf@epcb.ch
Envoyé par Désenfantée le jeudi 7 octobre 2010 à 03:03
Bonjour, comme la plupart d'entre vous c'est à la nuit tombée que resurgit au plus fort ma douleur, et c'est dans ces moments aussi que j'essaie de trouver du réconfort ou au moins des personnes capables de comprendre ma souffrance. J’ai perdu mon fils de 10 ans dans un grave accident de voiture il y a 10 mois; j'étais au volant de ma voiture quand un chauffard est venu nous percuter de plein fouet. Je suis envahie de remords, de questions et de regrets. Je n'arrive pas à accepter et je ne veux pas parce que c'est inacceptable. Ce n'était pas son heure ou sa destinée ou autre connerie de ce genre, il n'a que 10 ans( 11, il y a 15 jr), toute la vie devant lui c'est un petit bonhomme rieur, farceur, sensible qui ne demandais qu'à vivre, tout ce qu'un enfant de son âge est en droit de vivre; il ne connaitra pas les années collège, il ne connaitra pas les 1er émois amoureux, il ne connaitra pas la vie parce qu'il en était au prémisse. Depuis ce jour terrible je ne vie plus, je survie pour ma fille et mon mari. Il n'y a pas de jours heureux et n'y a que des jours moins douloureux parce que happés par le quotidien la douleur se fait plus sourde. Comme la plupart d'entre vous après une courte nuit et un cachet je me lève péniblement pour revêtir le masque de la normalité et essayer d'assumer le minimum du quotidien. Alors quand on a la délicatesse de me demander si ça va même par simple politesse, au lieu de répondre je retourne la question parce qu'effectivement la plupart des gens ne veulent pas s'entendre dire que non ça ne va pas, même au bout de 10 mois. Même ceux qui ont pris part d'une façon ou d'une autre à notre tragédie, ont reprit le cours de leur vie et même si c'est "normal" je leurs en veux parce que moi le cours de ma vie c'est achevée cette nuit là et que pour moi reprendre le cours de ma vie n'a pas de sens, comment reprendre ce que l'on m'a volé, arracher, ma vie n'est que ruine et l'on ne peut reconstruire sur des ruines et reconstruire veut dire ailleurs, autrement et ça je ne peux pas, parce que ça implique de laisser derrière moi mon fils et que c'est impossible, il est en moi, il fait partie de moi comme une partie de moi est partie avec lui. Malgré l'amour que je porte à ma fille et mon mari, je n’attends plus rien de la vie, elle défile avec son lot de souffrance et même s'il m'arrive de rire des facéties de ma fille de 5 ans c'est toujours de courte durée parce que cela me renvoie les moments que je partageais avec mon fils et que je ne partagerais plus. Je n'arrive pas à me réjouir comme le devrais une maman, des instants passés avec elle. Mais je fais en sorte de mettre mon masque pour ne pas qu'elle en souffre et ne pleure plus devant elle non plus parce qu'elle n'aime pas me voir pleurer alors je fais en sorte d'être une maman souriante quand je suis avec elle même si elle sait ou sent que je suis triste parce que son frère lui manque aussi terriblement. Et effectivement je me retrouve totalement dans le poème de Rita MORAN qui est criant de vérité. C’est tout à fait mon ressenti. Et par solidarité j'irais sur facebook "signer" cette pétition. Je remercie ceux et celles qui me lirons malgré un récit un peu brouillon (le cachet commence à faire son effet)
Envoyé par rose-marie ANTHONY le dimanche 5 septembre 2010 à 10:24
Bonjour Sabrina désolée mais Mr leprince n est toujours pas puni et nous nous battons encore car il continu impunément a tricher on aimerait que la justice fasse son travail mais on dirait que c est nous les coupables personnes ne veut nous recevoir ni procureur ni jap juge des applications des peines notre avocat de mande des audiences mais personnes ne peut rien faire soit disant..Voila si tu as facebook il faut y aller : anthony saluzzo, car je demande de faire une pétition nationale voir si sa bouge si non toonsty@hotmail.com sa messagerie que j utilise la porte est ouverte a toutes et a tous; merci de venir nombreux faire la pétition et nous aider à nous battre. Sa mer rose marie et Claude son papa
En attendant que vous soyez nombreuses et nombreux merci
Envoyé par marie-jose le samedi 28 août 2010 à 22:25
Merci Sabrina,
Bien sure que nous pensons à nos autres enfants et petits enfants.
Personnellement, je culpabilise, car j'aurais aimé être seule, pour partir avec ma fille.
Ça mes enfants ne le savent pas et je les aiment trop pour le leur dire.
Quelques fois la vie est un calvaire mais il faut l'assumer malgré notre grande souffrance.
De tout coeur avec vous tous.
Envoyé par tintamarre le samedi 28 août 2010 à 15:56
Oui, petite Sabrina, merci de nous comprendre. Voyez vous Sabrina, je n'ai plus rien à perdre après avoir perdu mon fils adoré et mon mari alors je n'attends qu'une chose les rejoindre car vivre m'est trop insupportable. Vivre sur cette terre n'est que souffrance, quand vous voyez les gens regarder leur bout de chaussure lorsqu'ils vous croisent, quand vous les voyez changer de trottoir, quand vous les voyez regarder les vitrines, vous n'avez plus envie de ce monde là.
Envoyé par sabrina le jeudi 26 août 2010 à 10:11
bonjour à toutes je m'appelle Sabrina et je n'ai que 21ans, je suis tombé tout à fait par hasard sur ce site en me renseignant sur ce qui s'était passé pour Anthony car je trouve cela aberrant et j'aurais aimé savoir si ce monsieur Leprince avait reçus la peine qu'il méritait, car je trouve anormal le fait que juste parce qu'il est "haut placé" on lui donne le droit d'enlever une vie et cela me touche beaucoup, j'espère que justice sera faite.
Mais surtout, je n'ai pu m'empêcher de lire tous vos commentaire, je ne me permettrais pas de dire que je vous comprends car je n'ai jamais perdu quelqu'un, mais j'aimerais vous dire une chose même si je suis assez jeune ! Car je ressens l'envie de vous aider mais je ne peux pas et je le sais ! Nous sommes sur une terre injuste, je vous l'accorde et les gens sont de plus en plus méprisants ! Et j'ai pu lire que certain d'entre vous préfère "partir" ce que je peux comprendre mais pensez à ce que ressentent vos proche, vous ne voudriez pas qu’il ait la même souffrance que vous en vous perdant, pensez toujours à vos enfants et essayaient de vivre pour eux justement!
Excusez moi pour mon manque de"tacte" j'ai un peu de mal à m'exprimer, mais j’espère que vous m'avez compris!
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous! Je suis de tous cœur avec vous !!
Envoyé par coeurquipleure le vendredi 20 août 2010 à 10:44
bonjour,
en 2008, j'ai perdu ma fille et mon petit fils dans un accident de voiture, une partie de moi est partie avec eux, mon coeur est vide a jamais, je vis pour mon fils et pour mon petit fils qu'il me reste et qui est un amour d'enfant. On dit que le temps atténue les blessures, les chagrins, mais pour moi plus le temps passe et plus le manque est cruel. On dit que perdre un enfant et la chose la plus cruelle a vivre pour des parents, oh que c'est vrai, c'est tellement injuste. Je souhaite bcp de courage aux parents qui vivent ce que je vis tout les jours
Envoyé par Rosette Poletti le jeudi 15 juillet 2010 à 15:21
Chère Marie-Rose, Vous vivez l'une des pire situations qu'il soit possible de vivre: la mort d'un enfant et ce décès a eu lieu, il y a trois mois seulement. La seule "aide" possible c'est une personne prête à vous écouter, à entendre votre immense chagrin. N'hésitez pas à appeler, par exemple, la ligne d'écoute de l'association "Vivre son deuil" ou à demander un entretien : no 079 412 39 63. Je pense fort à vous, Rosette Poletti
Envoyé par marie rose le mercredi 14 juillet 2010 à 00:15
Voila 6 mois demain que mon fils m'a quitté. En trois mois et demi il est parti. Il avait 36 ans, était beau et plein de vie. La maladie me la arraché. Un enfant, mon fils, plein d'amour digne .C'est un mal qui nous suit et qui ne nous quitte jamais. On peut vous dire le temps!! Mais quel temps ? Ne plus entendre sa voix vous dire « Man » tu va bien ? Ce mot maman vous ne le verrez plus. Je suis en pleine détresse. Qui peut m'aider ? Mon adresse : bermth@free.fr merci. une maman en douleur
Envoyé par Uschi le jeudi 27 mai 2010 à 17:07
Chère Herinet, si par hasard vous me lisez, contactez moi. Je suis comme vous une maman perdue! Ensemble nous sommes plus fortes...
Mon adresse mail: ucf@epcb.ch
Envoyé par tintamarre le dimanche 16 mai 2010 à 21:26
Je ne connais pas votre histoire Marie-José mais ce que vous vivez je le vis depuis que j'ai perdu mon fils adoré parti à 17 ans en 1998, en plus la perte de mon mari en 2000.
Tout le monde m'a tourné le dos étant donné que ma souffrance les dérange bien que je porte un masque, mais on ne vit plus comme eux, les gens sont dans l'artifice la consommation et les festivités, nous n'appartenons plus au même monde, notre esprit s'est élevé, nous ne pouvons plus communiquer avec les autres qui ne nous comprennent plus. Oui, ils perdent la mémoire, cela les arrange bien ! Il faut réapprendre la vie, partir à l'aventure, on fait parfois de riches rencontres mais le passé avec les autres il faut tirer un trait Marie-José.
Envoyé par rose marie saluzzo le samedi 15 mai 2010 à 19:26
salut il faudrait que toute les mamans qui souffrent puissent faire une association ou quelque chose pour qu'on puisse
s'entraider car ce mal qui nous ronge , nous détruit il serait bien de le partager car nous nous comprenons alors que le monde extérieur à qui ce n'est jamais arrivé ne peut nous comprendre!!!!!!!!mon email
rose-marie.saluzzo@orange.fr voila on pourrait se soutenir moralement ou avoir le même langage ;!!! une mère en détresse depuis le 05/01/2009 c est vrai que l on a envie de se foutre en l air !!!! Merci et courage à toutes !!!!!!!
Envoyé par marie-jose le dimanche 2 mai 2010 à 15:39
Bonjour
Aujourd’hui je suis mal.
Je savais que nous vivions dans un monde pourri, et de plus en plus je vois que plus on fait le bien autour de soi et plus on est mal vu et incompris. Je ne suis pas une sainte, mais dans ma vie j'ai aide beaucoup de monde, (famille et amis)
Aujourd’hui, je me retrouve presque seule, ignorée de tous. (Beaucoup ont la memoire courte!!!)
Je n'ai vraiment plus envie de vivre dans ce monde qui n'est pas fait pour moi.
Je déteste l'hypocrisie, le mensonge, la méchanceté, le manque de reconnaissance. Je déteste ces personnes qui ne veulent pas comprendre la souffrance que l'on ressent lorsqu'on perd un enfant.
Je déteste les gens insignifiants et bêtes. J'ais décide de vendre ma maison et de fuir loin de toutes ses mauvaises personnes
Envoyé par marie-jose le mardi 30 mars 2010 à 15:48
Aujourd’hui, cela fait 40 ans que mon frère est décédé dans un accident de voiture, à l'aube de ces 21 ans(le 11 avril).Le temps n'enlève pas la peine .Je penses très fort a toi, mon frère, tu me manque toujours autant, je t'aime. J’aimerais tellement être à ta place!!!Je vous aime aussi, maman, papa, ma fille chérie et les autres. En ce moment je suis très mal dans ma peau, et quelques fois j'ai de vilaines idées qui me passent par la tête. Enfin, il faut être courageuse!!!!!
Envoyé par Véronique maman de Périne le mercredi 24 mars 2010 à 22:25
La mort n'est rien !!!!!!!!de Charles Péguy . << La mort n'est rien, je suis simplement passé dans la pièce d'à coté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l'une pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné ; Parle-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas un ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste, continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Souris .Pense à moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été. Sans emphase d'aucune sorte, et sans trace d'ombre. La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié. Elle reste ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de la pensée, simplement parce que je suis hors de la vue? Je t’attends. Je ne suis pas loin, juste de l'autre coté du chemin, tu vois tout est bien. >>
Très jolie texte et tellement vrai, mais ma petite puce tu me manques tellement que c'est difficile t'appliquez tout ces conseils. Ces jours ci ça ne va pas fort du tout, j'ai beaucoup des hauts et des bas mais actuellement je touche le fonds. Le 10 mars tu aurais dû fêter tes 24 ans, c'est le 2ème anniversaire qui passe sans toi, ma fille, mon amour, et le 26 avril cela fera déjà 24 mois que tu t'es envolée rejoindre les anges dans l'au delà, le temps passe et m'éloigne de la dernière fois où je t'ai serré dans mes bras et en même temps me rapproche du jour où moi aussi je monterai au paradis pour te rejoindre et être enfin avec toi pour l'éternité. Tout me manque en toi, ta douceur, ta gentillesse, ton rire, ta voix, ta présence...........Mes larmes inondent mon visage, je n'arrive plus à écrire, j'ai tellement mal, je t'aime ma petite Périne. Ta maman pour la vie.
Envoyé par Véronique , maman de Périne le lundi 22 mars 2010 à 13:23
Je sais que c'est toi quand le soleil me caresse , je sais que c'est toi qui poses ta main sur mon épaule ! Quand le vent souffle, je sais que c'est toi qui ébouriffes mes cheveux ! Quand la pluie tombe , je sais que c'est toi qui ruisselles sur mon visage et quand l'orage gronde, que les éclairs fendent le ciel, je sais que c'est toi qui m'envoie un signe.
Ce jolie poème a été écrit par Annie Gauffichon, j'avais envie de vous le faire partager avec vous toutes, mamans dans la douleur.
Essayons de gardez l'espoir.
Des milliers de baisers s'envolent vers tous nos petits anges partis bien trop tôt et qui nous manquent tant. Maman de Périne.
Envoyé par tintammare le dimanche 21 mars 2010 à 11:34
Pour tous ceux qui ont perdu un frère ou une soeur, quelles que soient les circonstances, un livre de témoignage du groupe frères et soeurs de l'association Jonathan a été publié en février 2010 par les Editions Chronique Sociale, le titre "Vivre sans toi" ce livre vient d 'être présenté à la Fnac à Annecy, vous pouvez vous adresser à jonathanpierresvivantes@wanadoo.fr où auprès de l'association www.anjpv.asso.fr
Envoyé par tintamarre le samedi 20 mars 2010 à 21:25
Leeloo, vous pouvez contacter l'association Jonathan en France ils ont un site et un forum, de plus ils organisent beaucoup de réunions et de rencontres dans toutes les régions de France, http://www.anjpv.asso.fr/
cette association m'a beaucoup aidée et vous pouvez entrer en contact avec des mamans qui ne vous lâcheront jamais.
Vous pouvez aussi me contacter aussi si vous désirez parler car il n'y a que les parents qui ont perdu un enfant qui peuvent vous comprendre et vous écouter.
Je ne sais plus quel âge aurait mon fils que j'ai perdu en 1998 à 17 ans, je ne compte plus ce que je peux affirmer c'est que malgré le fait que j'ai un autre enfant, l'un ne remplace pas l'autre, je vis avec mon fils, je suis relié à lui pour l'éternité, j'ai perdu ensuite ma soeur, mon père, ma belle-mère et mon mari et ma maman. J'ai été lâchée par tout le monde ou bien parfois est ce moi qui les ai lâché ? La souffrance nous transforme et nous élève, nous sommes différentes et les gens "ordinaires" ne peuvent plus nous comprendre.
Vendredi prochain, une messe sera célébrée à l'abbaye de Tamié en Savoie, pour nos enfants, je penserai à toutes les mamans, qu'elles soient soutenues dans leur immense douleur.
Envoyé par Leeloo le lundi 1 mars 2010 à 13:07
Tant de vérité insurmontable...
Les mots exacts pour le dire.
Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant,
Il n'est pas ici auprès de moi.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffre plus,
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.
Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens,
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.
Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir,
Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie, ne me dites pas "Au moins vous l'avez eu pendant tel nombre d'années",
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?
Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.
Rita Moran.
Je connais ce texte que je me permets de joindre.
Je l'avais trouvé lors d'une nuit sans sommeil. Il regroupe ce que nous ressentons tous...et ne peut être avoir écris que par une maman dans la douleur.
Courage à vous .... et amitiés
Envoyé par Leeloo le lundi 1 mars 2010 à 03:32
Mes pensées à tous et à toutes.
Je ne vais pas reprendre tout ce qui est écris d'avant moi, j'ai retrouvé ma douleur exprimée dans tous les textes.
Je ne peux reprendre une réflexion à l'une ou l'autre, je n'ai pas la force de relire. J'ai lu tous les textes, les larmes aux yeux... Je suis vidée!!!
Notre drame, c'était hier, "voilà 3 ans 1/2". ce 14 Juillet 2006.
Grégory, 29 ans, notre unique enfant nous a quitté dans un dramatique accident de quad ; - trouvé 2 jours et 2 nuits après. Nous étions partis en vacances la veille...Notre dernière bise dans la cuisine, avant de te perdre à tout jamais...
- Je me pose la question, dans toutes nos douleurs exprimées, qu'est t-il de plus lourd à supporter ? la perte d'un enfant dans son jeune âge "car moins de souvenirs" ou le perdre adulte avec tous les souvenirs qui suivent ?
La douleur est la même, mais moins de rappel dans les souvenirs.
Par contre, se dire qu'un enfant est venu sur terre pour mourir tôt, qu'il n'a pas connu les joies de la vie, tout ce que son enfant ne vivra pas... vous ronge de l'intérieur...
Nous n'avons pas de petits enfants, pas de famille sachant vivre notre douleur... cette douleur c'est uniquement la notre.
Notre cœur saigne à vie, une plaie ouverte, et le temps ne pourra effacer ce fait.
Je crois pouvoir dire que je souffre plus maintenant qu'au début du drame. Pourquoi ? parce qu'au début, que je n'y croyais pas, que cela ne pouvait nous arriver...
Grégory aimait la nature, travaillait, commençait une vraie vie d'adulte, responsabilités, amour... et ce 14 Juillet 2006, une chaîne dans un sous-bois a brisé ton avenir, et quelque part au fond de nous, nous sommes partis avec toi.
Oui, les amis changent, même la famille peut vous laisser... oui, ils ont leur petits soucis, et personne ne mesure ce qu'est la perte d'un enfant. Il faut le vivre..
Cinq semaines avant notre drame, une famille de deux garçons a perdu l'un de ses fils.
Nous avions mal pour eux, et je me souviens avoir dit à des voisins de la cérémonie : < .. Il m'arriverait cela, je n'y survivrai pas, je n'ai qu'un fils. ..> "Heureusement", ils ont un autre fils et une petite fille, qui dans leur drame, les aidera à regarder l'avenir !!! et notre drame est arrivé,... je suis toujours là... pourquoi cette souffrance supplémentaire !!! sans avenir.
La mort ne me fait plus peur, je voudrais tant certains jours, mais je pense aussi à la douleur de mon mari, lui s'est renfermé, supporte très mal de parler de Grégory... s'est mis dans une bulle, et l'élan n'y est plus...
Nous avons chacun une façon différente de survivre à ce drame.
Je passe des nuits sur internet, à chercher tout ou n'importe quoi. Il faut bien tuer le temps, quand le sommeil ne vient pas. Se coucher et ressasser sans cesse cette même question Grégory as-tu souffert, ou comme on l'espère, es-tu mort sur le coup ?
Oui c'est dur de vous écrire cela, mais que vivent les parents qui savent leur enfant condamné, qui souffre, et que la mort ne vient pas soulager... Que de durs souvenirs.... nous vivons tous !!!
Parfois, à mon réveil, je me demande encore si ce n'est pas un cauchemar... je guette les bruits familiers de la maison quand tu étais là... tu es tant présent ...
Un enfant ne doit pas partir avant ses parents, j'ai perdu les miens, maman est décédée 6 mois avant notre fils, la chance pour elle de ne pas avoir vu ce désastre.
Le poème cité par une maman je le connais, c'est le sentiment de nous tous, nous sommes des cœurs meurtris, des gens différents, et le seront à jamais. Nous portons un masque, pour ne pas faire fuir les quelques amis et famille qui nous soutiennent, tous, nous sommes une autre catégorie... et nous voyons le restant de vie qu'il nous reste différemment.
J'ose dire encore que je soutiens toutes les personnes qui ont si bien décris leur propre douleur, le cri de leur amour!!! qui est également le notre.
J'aimerai correspondre avec vous, parler quelque fois de choses et d'autres, faire semblant d'être comme tout le monde ...
Envoyé par Rosette Poletti le vendredi 19 février 2010 à 15:37
Chère Denise,
Perdre un enfant, c'est une des pires épreuves qui soient! Ce n'est pas dans l'ordre des choses! Cela change tout, les autres relations se modifient, rien n'est plus pareil.
Parfois, il est bien difficile de parler avec les membres de la famille, cependant il faut pouvoir en parler, mettre des mots sur ce que l'on vit et être écouté.
Il existe des numéros de téléphone que vous pouvez utiliser: par exemple le 141 (la Main Tendue) à n'importe quelle heure du jour et de la nuit ou le 079 412 39 63 (Association Vivre son deuil) des personnes qui ont aussi connu des deuils sont là pour vous écouter; simplement vous écouter. Ne restez pas seule. Je pense fort à vous!Rosette Poletti
Envoyé par Denise le mardi 16 février 2010 à 02:07
Merci a vous toutes pour vos messages, lorsqu’on les lis on ce sent un peu moins seule. Perdre un enfant c'est perdre une partie de soit. J'ai perdu mes grand-parents, des oncles et tantes et je m'en suis remise mais un enfant, son enfant à qui l'on a donné la vie, ce n'est absolument pas pareil. La vie n'est plus du tout pareil. Il y a un vide, un manque, un trou à l'intérieur de mon corps. 7 mois le 11 février que Michaël est partit. Parfois je n'y crois pas, je le cherche, je me révolte contre ce conducteur inconscient par qui mon fils a perdu la vie, et je n'arrête pas de me dire, mais pourquoi? Pourquoi ? Je me sens très seule car je n'ose pas parler de ma tristesse à ma famille, à mes 2 autres enfants, je ne montre pas ce que je ressens et lorsque je me retrouve seule, je déprime et comme Marie-José c'est tard que j'écris . Depuis le décès de mon fils je n'arrive pas à aller me coucher. Je ne sais pas pourquoi. Je suis complètement perdue et plus rien ne vas normalement. Ma fille a déménagé dans un autre canton 5 mois après le décès de son frère et je ne vois plus mes petits enfants comme avant avec lesquels j'étais très très proches. C’était son petit frère et elle a très mal vécu son décès, on en parle pas, on n'arrive pas c'est trop douloureux. En fait chacun est dans sa bulle de son coté, depuis 7 mois je vais presque chaque jours au cimetière et il y a presque toujours une bougie allumée. C’est un besoin. Je ne me sens pas bien s’il n'y a pas de bougie qui brille, pourquoi....je ne sais pas. Je sais qu'une chose c'est que je n'accepte pas le décès de mon fils. Et pourtant c'est bien vrai il n'est plus là. Comment faire pour continuer la vie sans lui ???????????????
Envoyé par marie-jose le dimanche 7 février 2010 à 01:28
7ans, aujourd’hui, je me suis réveillée très fatiguée, j'ai bien cru que je ne pourrais pas me lever et là, je me suis mise à pleurer. C’était la dernière nuit que je passais avec elle, tout près d'elle dans son lit pour là réchauffer. Comme tous les ans, je suis allée porter une plaque et des fleurs sur sa tombe avec son papa, ses frères, sa sœur, sa nièce (18 ans) et son neveux (10 ans) (mes petits enfants).Cette année je n'ais pas verse une larme devant sa tombe (pourquoi?)Je ne saurais le dire. Parfois il m'arrive de pleurer tout d'un coup, sans raisons (s'il on peu dire) ces dates anniversaire sont vraiment un calvaire, car sa ramène toujours ce drame a la surface. Ce jour là, ravive cette douleur extrême .Ce 6 février 2003 est grave à tout jamais dans ma tête. Il est vrais qu'il est très dure de ne pas montrer cette douleur qui nous ronge mais je suis très triste de voir mon petit fils qui, à 10 ans ne sais ni lire ni écrire car le départ de sa tatie l'a traumatisé et les psys n'arrivent pas a le débloquer aussi pour l'aider il faut rester fort auprès de lui, lui cacher notre douleur. Et oui même quand on veut avancer on a ces moments de faiblesse ou l'on est torturé par la mort de son enfant chérie et cela pour la vie .Vous avez peut êtes remarque l'heure tardive ou j'écris à chaque fois, et bien depuis 7 ans le sommeil vient très tardivement.
Ma petite MANDY chérie je t'aime très fort très fort très fort
Ta petite maman
Envoyé par nad le mercredi 3 février 2010 à 16:24
Mon amour de garçon,
Tu lis avec moi toute cette douleur, toutes ces mamans qui ont si mal, qui s'expriment, toutes ces souffrances que j'ai ressenties et que je ressens encore... mais un jour tu m'as gentiment demandé d'avancer... pourtant j'avance, tes sœurs et moi ne faisons que ça, nous ne serions pas là aujourd'hui... Mais tu as senti comme j’étais malheureuse, tu nous as dit que tu étais si triste de ce qui est arrivé mais que tu avais ton chemin à faire là où tu es. J’aimerai dire à ces mamans à quel point je les comprends, il y a 2 ans et 9 mois que tu es parti, c’était hier ! J’aimerai leur dire que la lumière existe… encore… j’aimerai leur donner une lueur d’espoir, cette lumière c’est toi qui me l’envoie, cette force m’est donnée par toi. A leur tour dans leur profonde tristesse elles ont besoin d’aide, je leur envoie toute mon énergie, fermez les yeux un instant et sentez-la, j’aimerai toutes vous serrer fort dans mes bras ! Pleurer avec vous ! Rire avec vous toutes ! Vos enfants sont près de vous, ouvrez vos sens et vous serez merveilleusement surprises par leur présence, leurs signes !
Avec d’autres personnes endeuillées et désenfantées nous organisons des soirées de rencontres, la première a lieu ce vendredi 5 février, elles ne sont pas orchestrées par des thérapeutes ou des psys, simplement un échange de paroles, nous communiquerons et partagerons parce que nous sommes seuls à nous comprendre. Si vous êtes intéressé écrivez-moi à nadia.slama@bluewin.ch - Bien avec vous
Envoyé par tintamarre le jeudi 28 janvier 2010 à 19:08
Merci maman de Périne, je sais que vous allez sur le site de Jonathan parce que je lis souvent vos messages et je comprends si bien votre douleur, votre souffrance. Vous avez un époux, d'autres enfants, moi il me reste un enfant, j'ai perdu toute ma famille, mari, père, mère, soeur, frère mais je vous comprends si bien, parce qu'un enfant ne remplace pas celui qui est parti. Votre texte est très beau, criant de vérité malheureusement les gens qui n'auront pas perdu d'enfants ne le liront jamais. Je n'ai pas d'amis aussi, le jour ou j'ai perdu mon fils, ils ont tous regardé leur bout de chaussures ou changé de trottoir, déjà que je les comptais sur les doigts d'une main, maintenant je n'ai plus besoin de compter. En fait, ceux qui sont devenus des amis, sont les parents qui ont perdu des enfants parce que nous parlons le même langage et nous nous comprenons si bien. Je suis d'accord avec Delphine qu'il faut vivre intensément comme si c'était le dernier jour, malgré ma douleur, je vis pour mon autre enfant parce qu'il a besoin de moi mais que c'est dure de faire semblant, de porter un masque, j'aimerais parfois tellement le laisser tomber mais je n'ai personne avec qui parler et puis de toute façon, je vis avec mon fils relié à lui, les gens qui vivent seulement sur le plan terrestre ne peuvent pas comprendre ce lien éternel avec nos enfants et c'est ce plein d'amour qui fait que nous souffrons tant. Maintenant Marie José, je voudrais vous dire que nous pensons à nos autres enfants pour autant que nous en ayons… et si nous portons un masque pour continuer de vivre c'est bien pour eux, nous jouons la comédie du bonheur en refoulant nos pensées ce qui ne nous empêche pas d'assurer et nous ne sommes pas égoïstes. Peut-être avez-vous une tonne d'amis, une famille nombreuse ? Moi, je vis constamment avec mon fils, je ne m'octroie pas seulement des moments puisque je suis reliée à lui pour l'éternité, je pense à lui comme à mon autre enfant.
Envoyé par Lovah le jeudi 28 janvier 2010 à 17:14
Notre petit Mathieu nous a quittés le 21 décembre dernier suite à une maladie métabolique congénitale qui nous est inconnue jusqu'à maintenant. Il devait avoir 9 mois le jour de son enterrement le 23 décembre. Le plus dur pour nous c'était de savoir qu'il était malade mais que nous étions impuissants face à la lenteur du diagnostic de la maladie. En effet, il nous a fallu sept mois d'analyse pour diagnostiquer une suspicion de tyrosinémie, c'est une maladie rare. Et quand nous étions prêts à faire des emprunts pour l'envoyer en France (nous vivons à Madagascar) afin de confirmer la maladie, le Professeur à qui nous avions transmis ses dossiers nous a dit qu'il est peu probable que ce soit de la tyrosinémie et que Mathieu nécessitait une transplantation hépatique d'urgence. Entre temps, nos passeports fin prêts, dans l'attente du visa, sa maladie s'est aggravée et l'a finalement emportée.
Je ne vous raconte pas le détail de nos trois dernières semaines, mais sachant que la fin approchait, moi et mon mari avions décidé de l'accompagner jusqu'à son dernier souffle. Il mourut entre nos mains sur le bras de son père et entouré de nos deux familles au grand complet, je tiens à remercier ici ce beau monde qui ont accepté de nous tenir compagnie et d'accompagner notre petit prince jusqu'à sa fin.
Quand je lis tous ces messages, je me vois dans chacune de ces mères à qui une partie d'elles même est entaillée, déchirée et envolée avec l'être qu'elles aiment le plus au monde.
Je garde le sourire, je me fais toujours belle pour mon petit Mathieu qui m'a connu coquette et souriante. Pour remonter mon moral aussi, et pour mon mari que j'aime beaucoup et qui m'a beaucoup soutenu.
Je me lâche et je pleure quand j'en ai envie ça me fait du bien.
Je souhaite du courage à tous et à toutes, et aussi beaucoup d'amour car seul l'amour résiste à la mort. Nos chérubins sont et resteront toujours dans nos cœurs.
Envoyé par delphine le samedi 23 janvier 2010 à 13:39
je suis d'accord avec vous marie-josé, octroyons nous des moments pour pleurer, pour nos chers disparus. Et accordons nous du temps pour les personnes que l'ont aime. J'admire votre maman qui a su rester forte pour votre famille, c'est vraiment une belle preuve d'amour
Envoyé par marie-jose le vendredi 22 janvier 2010 à 00:56
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vos pensées. Je sais que nous supportons notre douleur toute notre vie mais il ne faut pas se renfermer dans cette douleur et être égoïste ,il faut penser a nos autre enfants et a nos petits enfants ,qui ne sont pas responsables, de notre malheur et qui sont malheureux aussi. Nous leurs devons quand même notre attention et notre AMOUR!!!!
J'ai vu ma mère souffrir toute sa vie, après le décès de mon frère de 20 ans mais elle a toujours assume ses responsabilités envers le reste de sa famille et après le décès de ma fille elle se cachait pour pleurer, pour ne pas me faire plus de peine. Je trouve que c'est un bel exemple d'AMOUR.
Je ne crois pas que nos enfants disparus aimeraient nous voir nous détruire.
Malheureusement il nous faut vivre avec cette douleur extrême.
Bon courage à toutes et à tous
Envoyé par sylvie le mercredi 20 janvier 2010 à 19:58
je viens de lire votre message Véro ,il est si beau et si "criant "de vérité...Personne ne peut se mettre à notre place si ce n'est des parents comme nous qui ont eu la douleur de perdre un enfant...Notre vie n'est plus une vie...Amitié à tous. Sylvie.
Envoyé par delphine le mercredi 20 janvier 2010 à 15:56
J’ai perdu mon neveu en 2000, j’ai perdu mon fils en 2005, j’ai perdu mon père en 2007, j’ai perdu mon frère en 2008; tous sont morts dans des circonstances foudroyantes; que de malheur! Que de tristesse! Aujourd’hui je suis atteinte d’un cancer et je me dis: 2010 ça sera peut-être mon tour .je baigne dans la souffrance physique et surtout morale. Quand je suis seule à la maison, je pense a mon fils, à mon neveu a ... (je pense a mes morts, comme je dis) ça me torture, ça me bouffe de l’intérieur, c'est terrible! Dans cette peine qui me ronge, je m’accorde de profiter des vivants, de mes proches des gens que j’aime ,je gratte la moindre miette de temps ,pour être avec eux, car aujourd’hui ils sont là ,mais demain...
Envoyé par delphine le mardi 19 janvier 2010 à 19:10
J’ai perdu mon fils Gaétan le 17 février 2005 il n’avait que 17 ans. Aujourd’hui j’essaie de survivre, comme je peux : je ne préoccupe plus des tracas du quotidien (si la vaisselle n'est pas faite aujourd’hui, elle sera faite demain etc...), je sélectionne les gens que j’ai envie de côtoyer que ce soit mes proches ou mes amis. je ne m’embarque plus dans des futilités.je vois la vie différemment .j’apprécie les discutions autour d’un café avec mon conjoint que j’aime ,le sourire de mon petit-fils ,la tendresse de mon chien ,les ballades dans la foret, les oiseaux qui chantent, la pluie qui tombe etc...tout ce que je ne faisais pas avant.et je me dis :si Gaétan me verrait ,il me dirait: vis maman et soit heureuse !,il ne voudrait pas que je sois malheureuse le restant de mes jours .pour sa mémoire je n'ai pas le droit de le décevoir c’est un peu comme si je lui manquer de respect; c'est un combat de tous les jours ,c’est pas facile !mais je me surprends a y arrivait tout doucement avec le temps .je n’ai qu’ une idée en tête la mémoire et le respect de Gaétan et c’est cela qui me fait tenir jusqu’à aujourd'hui.je n’ai pas de leçon de moral a donner c’est juste le témoignage dune maman qui perdu son fils chéri GAETAN
Envoyé par Véro42 Maman de Périne le lundi 18 janvier 2010 à 14:13
Je viens de lire le message de Marie-josé et je suis tout à fait d'accord avec vous " Tintamarre " après le décès de notre enfant notre état second ne se chiffre pas en années mais malheureusement pour la VIE. Je ne me remettrais jamais du départ de ma fille, plus le temps passe et plus la douleur s'intensifie au point de me rendre folle tellement que j'en souffre, et cette absence comment la gérer au quotidien ? Perdre son enfant c'est tout perdre, ce n'est pas la même perte qu'un parent ou grands-parents, c'est une partie de nous qui s'en va, je me sens tellement vide , ce vide est intérieur et extérieur. Nous n'avons plus rien. Parfois je n'ai même plus envie de poursuivre ce chemin seule, sans ma puce, c'est trop difficile tant cette douleur me ronge au fin fond de mes entrailles. Ils ne nous restent plus que les souvenirs des jours heureux et des photos, c'est dur de ce dire que tout est fini et je suis comme vous " Tintamarre " je n'arrive plus du tout à faire semblant, j'en ai marre de toujours dire oui je vais bien, rien que pour faire plaisir. J'ai trouvé un texte qu'a écrit une mère aux Etats-Unis, deux ans après la mort de sa fille Karen, diffusé par l'association américaine MADD, et qui exprime bien les difficultés de communication entre la personne en deuil et son entourage. " Les mots qui veulent réconforter peuvent angoisser. S'il vous plaît, ne me demandez pas si nous sommes guéris, nous ne le serons jamais. S'il vous plaît ne me dites pas qu'elle est dans un monde meilleur, elle n'est pas là. S'il vous plaît, ne me dites pas au moins elle n'a pas souffert, je ne vois pas pourquoi il aurait fallu qu'elle souffre. S'il vous plaît, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous n'ayez perdu un enfant. S'il vous plaît, ne me dites pas qu'il faut continuer à vivre, je suis toujours là, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. S'il vous plaît, ne me demandez pas si je me sens mieux ,le deuil n'est pas comme la météo qui s'améliore. S'il vous plaît, ne me dites pas que Dieu sait ce qu'il fait, aurait-il fait exprès ? S'il vous plaît, ne me dites pas au moins vous l'avez eue pendant vingt huit ans ....... Quel âge est le bon pour que notre fille meure ? S'il vous plaît, ne me dites pas que Dieu ne nous envoie que ce que vous pouvez supporter, qui décide quel poids on peut supporter ? S'il vous plaît dites moi juste que vous êtes désolé. S'il vous plaît, dites moi juste que vous vous souvenez d'elle, si c'est le cas. S'il vous plaît, laissez-moi juste parler si j 'en ai besoin. S'il vous plaît, laissez moi pleurer quand je le dois " J'ai eu l'occasion de connaître ce texte " criant de vérité " par le biais d'un papa ayant perdu son fils. Je vous souhaite beaucoup beaucoup de courage à vous tous parents endeuillés. Je t'aime ma petite Périne de mon coeur, et chaque seconde qui passe sont pour toi mon amour. Maman de Périne.
Envoyé par tintamarre le vendredi 15 janvier 2010 à 22:46
Non, me dîtes surtout pas qu'il faut environ 5 ans pour sortir de notre état second. On en prend pour la vie ! tout dépend peut être des circonstances du départ de notre enfant mais il y a des départs tragiques et on ne s'en remettra jamais. Moi, ça fait 12 ans que j'ai perdu mon fils, je pense tout le temps à lui et je sais qu'un jour j'irais le rejoindre vite fait parce que je crève de solitude, à force de porter un masque, de faire semblant, à force de côtoyer les gens qui ne se souviennent plus que j'ai perdu un enfant, à force de ne pas pouvoir parler de mon enfant, à force de vivre dans l'indifférence des autres, à force d'être en décalage constant avec les autres, pour cesser de souffrir il se peut que j'aille vite fait le rejoindre et les autres diront : elle avait l'air de bien aller ! Nous vivons dans un monde dur, impitoyable et je comprends ô combien la détresse de ceux qui se jettent devant un train, il faut constamment jouer la comédie du bonheur si on veut être accepté, j'ai choisi ma solitude parce que le bruit et l'agitation des autres me dérangent et je vis avec mon enfant peut importe qu'il ne soit pas sur terre, je sais qu'il existe et qu'il m'attend.
Envoyé par Marie-Jose le lundi 11 janvier 2010 à 09:09
Réponse à Denise
il n'y a rien à faire qu'à attendre. Il faut environ 5 ans pour sortir de notre état second.
Bien sûr selon la personne ça peut être plus ou moins long. Il faut beaucoup de courage et penser que nos enfants ne voudraient pas nous voir désespérés. C'est très dur mais nous nous devons nous accrocher pour ceux qui restent aussi. Courage, vous aurez des haut et des bas et cela tout le reste de votre vie. C'est ainsi il faut être fort. Toutes mes amitiés
Envoyé par Denise le dimanche 10 janvier 2010 à 04:12
Oui, perdre un enfant c'est la pire des choses. J'ai perdu mon fils d'un accident de moto. Michaël avais 28 ans .il aimait la vie .les gens ,il étais très aimé par son entourage.il aimais aidé les autres d'où son métier d'éducateur spécialiser . Sa passion était la moto mais ce samedi 11 JUILLET 2009 un homme a fait demi-tour sur route et mon fils a été tuer sur le coup. Depuis ma vie c'est arrêtée,je ne peux pas accepter son départ. J'ai été très forte au début mais maintenant l'absence se fait de plus en plus sentir et je n'accepte pas. Que faire? ( une maman dans la douleur.)
Envoyé par Marie-José le samedi 9 janvier 2010 à 23:10
je suis triste, malheureuse, stressée, mal dans ma peau. Bientôt 7 ans, le 6 février, que ma petite Mandy m'a quittée c'est dure ,je ne supporte plus personne. Pourtant j'ai réveillonné le 31 décembre, et j'ai ris. Comme il y a longtemps que je n'avais pas ris. Je vous assure que cela fait beaucoup de bien. La vie est courte et je pense qu'il faut prendre les bons moments quand ils se présentent. De toute façon ça ne change rien. Et de la haut nos enfants ne veulent pas nous voire tristes. Aussi, j'ai pris la décision de prendre ma vie en main et d'essayer de vivre. Si je n'y arrive pas ,alors j'irais la rejoindre. Bon courage à toutes et à tous et j'espère à bientôt
Envoyé par Sylvie le dimanche 3 janvier 2010 à 19:49
BON COURAGE A TOUS ET A TOUTES POUR CETTE NOUVELLE ANNEE QUI COMMENCE SI LOIN ET SI PRES DE NOS PETITS ANGES AMICALEMENT SYLVIE
Envoyé par SYLVIE le dimanche 20 décembre 2009 à 17:01
Le 12.12.2009,une triste date,un an que mon petit ange AUDREY nous a quittés. Le temps est passé si vite et si lentement à la fois....Mais pas une seule seconde nous n'avons cessé de penser à toi,TOI qui nous manque TANT...NOUS T AIMONS ET NOUS T AIMERONS TOUJOURS TU RESTERAS A JAMAIS DANS NOS COEURS MEURTRIS...
Envoyé par Véro42 Maman de Périne le jeudi 17 décembre 2009 à 14:05
Les fêtes de fin d'année arrivent à grands pas, toute ces décorations et cette réjouissance ne nous aident pas , déjà que c'est tellement difficile d'avancer sans nos enfants , avec cette souffrance ancrée tout au fond de nos entrailles et cette absence qui devient de plus en plus insupportable, comment faire pour continuer ?????????????Malheureusement il n'y a pas de recette miracle . De plus les années à venir me font peur, Périne restera toujours à ses 22 ans , et je n'arrive pas à me projeter dans 5 ou 10 ans . Le 26 décembre ça fera 20 mois que ma puce s'est envolée retrouver les anges dans ce paradis blanc ou amour rime avec toujours. Depuis ce jour-là je ne suis plus la même , une partie de moi s'en est allée avec Périne , mon coeur saigne chaque jour davantage et ces larmes qui refusent de couler , pourquoi? Je culpabilise de ne pas arriver à pleurer, je garde tout à l'intérieur et j'en souffre davantage . Tout me manque en ma fille, sa voix, son rire, sa présence et notre complicité. Nous étions si proches et maintenant plus rien, tout est fini . Il ne me reste que des photos, c'est dur de n'avoir plus que ça , comment vivre ou plutot survivre au décès de son enfant, son bébé la chair de sa chair. Je suis en manque comme une droguée sauf que moi je n'ai rien pour pallier ce manque-là . Courage à tous ces parents désenfantés , et douces pensées à tous nos petits anges partis bien trop tôt.Je t'aime ma petite fille chérie. A bientôt.
Maman de Périne.
Envoyé par rose-marie le mercredi 18 novembre 2009 à 09:57
Bonjour, je vois que nous sommes tous dans la même galère, et que nous sommes tous anéantis par la disparition de nos enfants, de quelle que soit la façon dont ils sont partis, nous ne pourrons jamais l'admettre, car notre peine est la même, même si nous sommes différents et que chacun réagis différemment, je le vois bien que dans notre couple, on a la même peine mais on réagis différemment. Je ne peux pas pleurer devant les gens c'est très rare, alors que mon mari lui quand il en parle pleure plus facilement. Alors les gens disent vous êtes plus forte que lui, le pauvre. Alors que moi je ne pleure souvent, je crie je deviens folle, je ne pense qu'à mon fils , même quand je fais des effort pour ma fille et mon petit fils. Mon fils est tout le temps présent en moi et je lui parle et je m'en veux et je souffre énormément intérieurement, je n'ai pas une minute de répit, alors que lui il va au foot et peu sortir discuter plus facilement alors qu'avant c'était le contraire. Et je pense à vous tous et toutes ça fait un mois que je tremble en pensant aux fêtes de fin d'années qu'on faisait toujours en famille c'est la première fois sans lui, mon mari et les autres n'ont pas l'air de penser à ça, mais mois plus ça s'approche et plus je stresse je ne sais pas comment je vais réagir. Puis le 05/01/10 un an qu'il est parti mon ANGE , le 26/01/10 procès civil et pénal ?? ON NE SAIT PAS CAR IL FAUT LE REFAIRE IL A FAIT APPEL et le 05/02/10 il aurait eu 20 ans. J'aimerais être un an en arrière et que rien de tout cela se passe, comme chacun de vous. Mais nous serons là pour défendre sa mémoire même si c'est dur on se battra jusqu'au bout pour qu'il paye il ne veut pas faire de prison il a était condamné qu'à un an pour la vie d'un enfant et il veut pas la faire c'est une honte. Nous sommes tous différent, mais nous souffrons chacun notre manière dans notre coin. Et plus le temps passe et plus c'est dur alors que les gens croient que c'est la contraire que notre peine va s'apaiser. Bon courage à tous et à toutes et soyons solidaires dans notre malheur si un a besoin d'aide psychologique, ou pour des démarches administrative ou autre il faudrait qu'on soit là pour s'aider c'est ce que je fais dans mon département des Pyrénées orientales , malgré ma détresse j'essaie de venir en aide aux parents qui sont des enfants, ou des jeunes qui perdent leurs parents, malgré ma détresse je dis que c'est ma pénitence j'essaie d'aider les autres. Voilà nous sommes là et je compatis avec vous comme j'ai dit on est dans la même galère... Très amicalement à tous et à toutes... Rose-Marie...
Envoyé par Paula le mardi 3 novembre 2009 à 11:47
Je suis de tout coeur avec tous ceux qui on perdu un être cher. Moi, j'ai perdu mon compagnon (14 ans de vie commune) et notre garçon qui venait d'avoir 6 ans. Cela fait maintenant 7 ans et la douleur est tjs lá. On dit que l'on ne sait pas comment je fais pour être comme je suis car en me voyant on ne dirait pas du tout que j'ai subi un choc aussi énorme. Perdre l'homme que l'on aime c'est très dur, perdre son enfant c'est mourir à son tour, il n'y a rien de pire. Alors les deux je n'ai pas de mots. Je m'accroche à mon amour pour eux et je dis: "Rien ne sépare les êtres qui s'aiment" même pas la mort. J'espère que ces paroles pourront vous aidé à survivre malgré la douleur et l'absence. Courage à tous.
Envoyé par Véro42 le jeudi 29 octobre 2009 à 14:40
Non je ne pense pas que l'on puisse aider les autres quand nous sommes nous-même dans une énorme détresse . A la limite donner des conseils et encore.......Bon courage à tous ces parents désenfantés car malheureusement pour continuer son chemin du courage il en faut . Affectueusement. Maman de Périne.
Envoyé par marie-josé le mercredi 28 octobre 2009 à 13:11
Peut-on aider ceux qui sont dans la peine, en racontant sa propre souffrance ? quelqu'un peut-il me répondre ? Je ne demande qu'à apprendre
Envoyé par Marie-Jose le lundi 26 octobre 2009 à 10:01
Pour moi,c'est la plus mauvaise période de l'année. J'aimerais pouvoir dormir de septembre à avril sans interruption.Les anniversaires,la fête des morts?,les décès(ma maman, ma fille, mon papa,mon frère et les autres.......)Noël,,le Nouvel an et ce tragique 6 février où ma petite chérie m'a quittée. Cette période-là est pour moi faite de douleur et de pleurs et tout cela vient de l'inconscient j'essaie de me reprendre, mais je ne peux pas. Que faire?j'ai tellement mal et personne ne peut m'aider!!! Excusez-moi je ne peux plus écrire ,les larmes voilent mes yeux, courage à tous à bientôt.
Envoyé par Véro42 le mercredi 21 octobre 2009 à 14:22
Le 26 octobre ça fera 18 mois que ma petite Périne s'est envolée retrouver les anges , 18 mois de douleur et de souffrance. Plus les mois passent et plus c'est dur . Au début on attends son retour , un geste, un appel et puis on fini par comprendre que c'est vraiment fini , que plus jamais nous entendrons le son de sa voie et ses éclats de rire , non plus jamais . Je ne vis plus je survis. La Toussaint , une journée bien triste , puis ces sacrés fêtes de fin d'année synonyme de joie, j 'aimerais "sauter" ces 2 mois qui arrivent . Comment serait ma petite puce 18 mois plus tard et dans quelques années ? Pour moi, la vie s'est arrêtée sur ce maudit 26 avril 2008 à 21h05 , heure à laquelle un inconscient a tué ma fille alors qu'elle ne demandait rien à personne . Périne était la gentillesse même, elle incarnait la joie de vivre, toujours pleine d'entrain . Une vie volée et 5 autres détruites à jamais. Je t'aime, je t'aime, je t'aime ma chérie, ma petite poupée d'amour. Véronique ta maman.
Envoyé par Marie-Jose le samedi 17 octobre 2009 à 03:36
Ma vie est un enfer,je croyais pouvoir parler avec des personnes dans ma situation,mais quand je lis tous ces témoignages,tous plus douloureux les uns que les autres,je me rends compte que nous sommes tous pareils mais aussi très différents.Chacun réagit différemment à la douleur.Par exemple, moi,je ne me reconnais pas je suis une étrangère dans mon corps. Je ne peux même plus me soigner, mon médecin s'arrache les cheveux,je ne suporte aucun médicament,ils me provoquent des effets indésirables(ça n'est pas grave je vis avec mes douleurs),elles sont plus supportables que la disparition de ma fille.Tout ça pour dire qu'il est très dificile de donner des conseils ou d'aider quelcun car on ne connaît jamais ses réactions et ce qui est bon pour un ne l'est pas pour l'autre. Chacun réagit selon sa personnalité et sa force de caractère. Personnellement,ma maman étant passée par la même douleur je me devais d'être aussi forte qu'elle. Elle pleurait sa petite fille, mais dès qu'elle me voyait elle s'arrêtait de pleurer.Ma pauvre petite maman, je l'aime très fort et elle m'a quittée 3 ans après ma fille.Pensez-vous qu'il soit bon, de partager la douleur des autres, lorsque la sienne est déjà insupportable?????Bon courage à toutes et à tous.
Envoyé par Rose-Marie le lundi 21 septembre 2009 à 14:47
Nous voilà 8 mois et demi après, nous avons eu le procès au pénal et n'avons pas pu écouter la défense faire de la diffamation sur notre fils qui ne le méritait pas, surtout avec tous les manquements que lui on trouvé les gendarmes et l'inspection du travail. Même le procureur a demandé une peine de 36 mois dont 18 avec sursis. Evidement nous trouvons que ce n'est pas assez pour ce qu'il a fait subir à notre fils et à nous même. Il ne travaillera plus jamais travaille en tant que couvreur, nous verrons verdict le 08/10/2009 à 14h.
Le civil a été retardé cela veut dire que nous allons recommencer quand son agent d'assurance avec son avocat seront disponibles, c’est dégoutant. Nous avons fait une marche silencieuse où nous étions au moins 300 personnes avec tous ceux qui n'ont pas pu venir à cause de l’école ou du travail car c'était de 13h à 14h. Les médias de mon département on été à la hauteur car ils ont bien mis la vérité pour une fois !!
Le journal régional France 3, l’Indépendant (journal local) et france bleu Roussillon nous ont soutenu et seront là jusqu'au bout. Mais nous on a craqué car il nous a fallu beaucoup de force pour organiser la marche, faire ressortir des choses dans l’enquête qui ne nous paraissait pas bonnes, et là on se sent vides et le manque est encore plus grand, car on avait l'impression que quand le procès passerait il reviendrait, pourtant on savait que ce n'était pas possible, mais l'inconscience fait des choses que l'on ne métrise pas. On était en dépression mais là on se sent très très mal, on verra si on tiendra jusqu'au 08/10 merci de votre écoute et si d'autres personnes se sente comme moi si elles veulent en parler !!!!
rose_marie66@hotmail.fr merci et bon courage a tous et a toutes ...Rose-Marie à bientôt
Envoyé par skippy le samedi 12 septembre 2009 à 15:20
Bonjour à tous. pour commencer je vous souhaite à tous plein de courage et je vous envoie pleins de bisous et de force.
Je voulais vous posez une question toujours pour mon travail de diplôme comme ci dessus:
je voulais savoir si quelqu'un a déjà vécu, connu ou entendu quelqu'un qui après un décès a développé une maladie (cancers, asthme, ou autre)? car je recherche des preuves que ca existe pour mon travail. J'en ai déjà entendu parlé mais jamais précisément.
Autre question peut-être plus personnalisée à madame Poletti, y a t-il des endroits région Yverdon ou aux alentours où rencontrer des personnes vivant un deuil? Avec qui partager, parler, et surtout se comprendre? merci d avance pour toutes vos informations.
Salutations
Envoyé par Skippy le mardi 1 septembre 2009 à 18:50
Bonjour, je me présente, je suis une jeune femme de 23 ans. Je suis en dernière année d'apprentissage d'assistante socio éducatif (éducatrice de l'enfance) et j'ai un travail de diplôme à faire. J'ai choisi comme titre de mon travail ¨quelles conséquences peut-il y avoir lors du décès d'un proche?¨ car en effet j'ai perdu ma maman il y a peu de temps et j'aurai envie d'approfondir un peu le sujet et pouvoir peut-être aussi trouver des solutions pour pouvoir mieux le vivre. Je suis aussi intéressée de savoir comment cela se passe chez les autres personnes endeuillées, niveau conséquences morale, sociale, physique, et économique. Pour ce travail je suis donc à la recherche de quelqu'un (qui a perdu un enfant, un frère ou une sœur plus précisément mais aussi son conjoint ou un de ses parents) qui serait d'accord que je lui pose quelques questions (de vive voix ou par mail) sur les sujets de comment ils vivent ce deuil à ce jour, s'ils ont été informé pour les aides, pour les rentes etc. Si vous seriez d'accord de partager un peu ce sujet avec moi, je vous laisse me contacter peut être par e-mail jekerlore@yahoo.fr pour que ce soit plus personnelle et confidentielle bien sur. Je vous remercie d'avance et vous envoie plein de courage pour la suite.
Envoyé par Brigitte le mercredi 26 août 2009 à 15:29
Je suis bouleversée de tous ces témoignages douloureux. Nous avons perdu Christophe à la suite d'un abcès dentaire ce qui lui a provoqué une endocardite infectieuse. Après deux opérations à coeur ouvert et deux mois d'hôpital, il nous a quittlés le 26 janvier 2007. Il allait avoir 27 ans le 14 février. Ca fait 2 ans 1/2 et je pense continuellement à lui. Il est toujour là dans mon esprit, mes pensées et mon coeur. Il me manque tellement. Je vais presque tous les jours au cimetière, sa tombe est un vrai jardin avec beaucoup de fleurs colorées car il aimait la nature et les animaux. Il aimait la vie tout simplement. Tous les soirs, un fois dans mon lit bien tranquille, je lui raconte ma journée, je lui donne des nouvelles de son frère jumeau, de son jeune frère, de son papa et de son chien. Jamais je reste une journée sans lui parler. Je me remémore souvent de joyeux souvenirs. Tout au fond de moi j'ai une grosse révolte et plein de questions POURQUOI ? (Mon Chris tu nous manques tellement. On t'aime, on t'aime)
Envoyé par Véro42 le mardi 25 août 2009 à 13:37
Bonjour Marie-José,je vous ai laissé un message sur votre blog. Moi-même j'ai perdu ma fille Périne dans un accident de la route , celà fera 16 mois le 26 août,ma petite puce venait d'avoir 22 ans, elle était belle,intelligente,gentille,serviable et toujours en train de rire. Ma fille adorait la vie et pourtant il a fallu qu'un irresponsable la lui vole .Toute personne qui le désire et vous- même si vous en avez envie vous pouver allez sur le blog de Périne < http://www-laroutetue.com/périne.htm > . Depuis le départ de ma petite puce mon coeur est mort et la vie n'est plus la même . Une partie de moi s'en est allée en ce jour maudit du 26 avril 2008 . Si je suis encore là actuellement c'est pour mon mari et mes 3 autres enfants. J'essaie de tenir bon, mais il y a des jours avec et des jours sans, le plus souvent c'est sans, on pense arriver à remonter la pente alors que l'on s'enfonce encore plus. Ma fille chérie me manque atrocement et plus le temps passe et plus l'absence est difficile à gérer.Nous sommes désenfantés,et oui c'est comme cela que l'on dit, c'est dure d' entendre ce mot et pourtant nous le sommes devenus bien malgré nous. Si vous avez envie de parler vous pouvez m'écrire à l'adresse suivante (blachon.r@orange.fr), je vous répondrai avec plaisir . N'hésitez pas, cela fait du bien de parler de son enfant.Moi personnellement j'apprécie de parler de ma fille. Alors peut- être à bientôt . Ma petite Périne , ma puce chérie, je t'aime très très fort et pour l'éternité ma plus belle étoile . Je t'envoie des milliers de baisers mon amour. Ta maman
Envoyé par marie-jose le lundi 24 août 2009 à 00:11
En réponse a garciamoi les gens ne peuvent pas vous comprendre il faut l'avoir vécu pour cela. Moi-même une partie de ma famille n'a pas compris et m'a abandonnée.C'est triste mais c'est ainsi il faut vivre avec. Il faut vivre pour soi et ceux qu'on aime.Courage, pensez qu'elle veille sur vous et veux vous voir heureuse.
Envoyé par marie-jose le dimanche 23 août 2009 à 01:14
Bonsoir,je ne suis pas experte en informatique mais j'ai créé un blog. Si vous voulez me lire je vous donne mon adresse:mariejose33.unblog.fr/ j'y explique toute ma détresse car par moment je suis au bord du gouffre et j'ai besoin de me confier et surtout de parler à ma fille qui malgré son départ est toujours près de moi(je t'aime ma chérie très fort très fort très fort). Merci de me lire et peut-être à bientôt.
Envoyé par marie-jose le jeudi 20 août 2009 à 23:50
J'ai perdu un frère de 20 ans en 1970, 15jours après mon gd-pére,j'ai vécu le calvaire de mes parents(et le mien.En 2003 j'ai perdu ma petite dernière,elle avait 15 ans. Je suis restée 2 ans sans conduire ni faire mes courses,je ne supportais plus la foule ni même ma famille qui m'entourait.Je vivais dans un autre monde.Pourtant, il a fallu que je soigne ma maman qui était handicapée et elle m'a quittée aussi en 2006. La vie est un enfer mais le départ de ma maman a été pour moi, un soulagement()ma fille n'était plus seule.(Je sais c'est bizarre et pourtant!!!!)en résume,j'ai passé 5 ans comme un zombie,j'ai commencé à relever la tête 2 ans après le départ de ma maman. Courage à tous et à toutes, notre vie est tracée et il faut l'assumer même si c'est très dur. Nos enfants chéris veillent sur nous. Une maman à qui on a arraché le coeur.
Envoyé par Garciamoi le jeudi 13 août 2009 à 01:33
Moi aussi, j'ai perdu 1 fillette de 5 ans. Mon coeur est parti avec elle. Les gens me disent souvent "ça fait longtemps, tu dois passer à autre chose". Ils ne comprenes rien. Ca fais 15 ans que ça s' est passé. Ma vie est finie. Je survis pour mes autres enfants, mais ça n'est pas pareil.Ca fais 15 ans que je vais en centre psychiatrique.Je me sens si seule, elle me manque trop, c'est trop dur.
Envoyé par Rosette Poletti le lundi 27 juillet 2009 à 16:25
Chère Herinet,
Votre message m'a beaucoup touchée. J'ai eu l'occasion d'accompagner plusieurs couples de parents après une telle tragédie. C'est pourquoi je voudrais partager quelques pistes avec vous.
En tant que parents, vous avez fait le mieux que vous pouviez faire. Il n'est pas si facile de décoder la dépression d'un proche.
Dans un couple, chacun fait son deuil à sa manière, selon sa personnalité. Ce n'est pas toujours le conjoint qui peut offrir la meilleure écoute. Parfois, il est utile de s'adresser à des personnes qui ont passé par le deuil et qui sont disponibles, gratuitement, dans des associations comme "Vivre son deuil" (tél: 079/412.39.63 ou 078/898.83.11).
Tout travail de deuil prend du temps, beaucoup de temps et le deuil après suicide est encore plus complexe. Alors, comment vivre sans son enfant ?
En étant attentionné avec soi-même, en s'acceptant jour après jour avec ses hauts et ses bas, avec son chagrin.
En prenant des moments pour soi où l'on peut penser au disparu et pleurer si l'on en a besoin ou envie, en écrivant ce que l'on ressent, en parlant de l'enfant aimé avec des gens qui l'ont connu et qui savent écouter. Prendre un jour à la fois, heure après heure, et se redire qu'un jour, on sortira du tunnel.
Je pense très fort à vous.
Envoyé par Véro42 le lundi 27 juillet 2009 à 13:29
Bonjour Herinet , si vous avez besoin de parler écrivez-moi mon adresse mail est dans le texte au dessus du vôtre . Moi aussi je vais pas bien , c est tellement dur de continuer sans son enfant . Il faut parler ça aide , alors peut être a bientôt . Une maman dans la douleur .
Envoyé par Herinet le samedi 25 juillet 2009 à 21:22
Je suis une mère perdue, mon fils s'est suicidé le 28.12.08, cela fait bientôt 7 mois, mais je ne suis pas une minute sans penser à lui, je me culpabilise de ne pas avoir fait attention, il était apparemment dépressif et nous parents, n'avons rien vu.
Comme vivre après un tel drame, c'est presque invivable, on survit, on pleure, on déteste la foule. J'ai une fille, heureusement, mais comme des mamans disent, cela ne remplace pas l'autre, en plus ils sont complètement différents.
Enfin, il faut malgré tout essayer de vivre sans lui, mais par moment je pense ne pas y arriver.
Comment continuer sa vie sans son enfant, si d'autres parents ont vécu ce drame, qu'elles m'écrivent pour me conseiller si c'est possible de s'en sortir.
En plus, avec mon mari, ily a souvent de la tension, on se reproche l'un et l'autre, et en plus lui aime sortir , voir du monde et moi non.
Envoyé par Véro42 le jeudi 9 juillet 2009 à 13:55
Bonjour Rose-Marie ,suite à votre message , j aimerai correspondre avec vous si vous le désiré . Ma fille Périne est décédée le 26 avril 2008 d'un accident de la route, elle venait tout juste de fêter ses 22 ans. Je suis dans une douleur énorme, ma petite puce me manque atrocement. Nous aussi nous passons au tribunal en septembre si cela n'est pas encore reporté comme les 2 première fois . Voici mon adresse blachon.r@orange.fr. peut être à bientôt. Cordialement. Véronique.
Envoyé par Rose-Marie le lundi 6 juillet 2009 à 21:45
Merci à vous tous et toutes il faut dire que depuis qu'il est parti c'est tellement triste et trop calme cela nous rends fous mon époux et moi. pour FLORENCE qui parle de photos j'ai toujours été une folle de la photo ce qui fait que depuis bébé jusqu'à la chambre mortuaire j'ai des photos de lui, je ne pouvais le laisser partir comme ça il a fallu que je le prenne en photo et sa soeur qui a dix ans de plus avait du mal à aller le voir je lui ai montré les photos et elle était heureuse d'avoir pu le voir et l'embrasser et lui dire au revoir avant qu'on nous l'enlève pour toujours. On a l'impression de partir dans des moments de folie quand on pense que l'on ne les reverra plus.Et de plus on a envie de les rejoindre car on a peur qu'ils soient perdus sans nous, J'étais tout le temps sur son dos, j'avais tellement peur qu'il lui arrive quelque chose qu'on dirait que c'est arrivé il y des fois où on s'en veut d'être mais l'amour qu'on a pour nos enfants est tellement fort et immense qu'on se demande comment on va pouvoir surmonter oui grâce à ma fille et mon petit-fils de 3 ans qui aadoré tonton et qui l'autre jour me disait il pleut les ANGES sont tristes et tonton aussi il est dans le ciel, il a de suite compris même s'il n'avait que 2 ans et demi. Ils étaient tellement complices. Bon, je vous remercie et je vais allez sur le site par PAUL et encore merci et courage à vous tous et toutes, nous aussi avons un procés au mois de septembre et cela sera dur d'entendre la défense même s'ils ont tort à 100/100. A bientôt, Rose-Marie
Envoyé par anne le lundi 22 juin 2009 à 15:14
Vivez, Madame, vivez pour votre enfant... chaque jour vivez-le pour votre enfant.
Envoyé par Anne le lundi 22 juin 2009 à 15:10
Je viens d'apprendre le décès d'une toute petite princesse dont j'ai connu les parents il y a une dizaine d'années. Elle n'avait pas 2 ans... Je ne peux malheureusement rien leur apporter et à vous toutes et tous non plus ni soulagement, ni réconfort, d'ailleurs quel soulagement, quel réconfort lorsque l'on vient de perdre son enfant ? Mais le temps, cet horrible temps qui passe va apaiser la rage, la colère, la fureur contre cette mort qui ne rend rien, qui ne négocie rien, et petit à petit ne restera que la douleur et le souvenir, le merveilleux souvenir de chaque moment avec ce merveilleux enfant. Mon discours est plus que débile j'en conviens mais s'il a ne serait-ce qu'un tant soit peu apaisé une maman, un papa, ou au contraire fait exploser la colère et la rage, alors ce modeste discours aura permis de passer un peu de ce temps si long...
Envoyé par Une maman le jeudi 18 juin 2009 à 09:35
Que faire après le décès de son enfant . Continuer de vivre ou pas ? Comment vont être les années à venir ?
Envoyé par sandrine le vendredi 12 juin 2009 à 13:58
Comment dire ? Vous m'avez tous touché et émue par vos témoignages si difficiles je suis de tout coeur avec vous, j'ai vécu un peu de ce que vous vivez j'ai cru mon fils mort pdt quelques jours après un terrible accident de voiture heureusement il s'en est sorti mais cette peur de perdre un enfant ne me quitte plus jamais. Je souffre pour vous car je crois savoir combien c'est dur de perdre les gens que l'on aime je vous embrasse tous
Envoyé par Marie-Rose le jeudi 11 juin 2009 à 01:41
A vous toutes et tous qui êtes en si grande souffrance je tiens simplement à vous dire que je suis de tout coeur avec vous. Lorsque ca n'est pas dans l'ordre des choses ce n'est pas acceptable.Pourtant il le faudra bien.Il vous faudra puiser la force et l'énergie que nous avons au fond de nous avec l'aide de votre entourage afin de pouvoir continuer sans vos petits amours.
Bien à vous
Marie Rose
Envoyé par Catherine le samedi 6 juin 2009 à 23:25
Je compatis à la douleur de chacun,j'ai perdu mon neveu dans un accident de voiture le 28/07/2007 il a été percuté par un chauffard en état d'alccolémie qui roulait en camion. Il est parti sur le coup, ma seule obsesion c'est de savoir combien de temps il est resté là tout seul sans secours car le chauffard a pris la fuite et a été arrêté quelque kms plus loin car le choc lui avait endomagé son radiateur. Je pense qu'il doit très mal dormir car son procès se déroulera en septembre et moi j'ai peur de ma réaction devant lui car mon neveu vivait avec moi comme mon propre fils. Merci de m'avoir ecouté.
Envoyé par tintamarre le mardi 2 juin 2009 à 23:44
L'adresse que Paul Mentzer communique est celle de l'association Jonathan pierres vivantes :
http://www.anjpv.asso.fr/
Vous pourrez communiquer avec des parents qui ont perdu un enfant et vous ne serez jamais seule, il y aura toujours un parent qui vous lira et vous répondra, on ne vous laissera jamais tomber, ceux qui n'ont pas vécu la perte d'un enfant ne pourront jamais vous comprendre, nos routes ont pris une autre direction, il faut souvent faire une croix sur les amis qui se lassent. Nous ne ferons jamais le deuil de notre enfant(expression détestable) nous faisons le deuil de ce que nous étions avant.. Les gens sont dans l'artifice, la consommation, les festivités, nous n'appartenons plus au même monde, notre esprit s'est élevé, nous menons une double vie, celle que les autres voient et celle que nous menons intérieurement. Avec Jonathan, vous pourrez pleurer, on pleurera avec vous
Envoyé par florence le jeudi 28 mai 2009 à 13:51
bonjour
je ne sais pas comment on peut faire face au décès de son enfant. Mon petit Matthieu est mort à 6 jours. A la naissance on m'annonce qu'il a un trisomie 18 et qu'ils ne savent pas combien de temps il peut vivre. Dans quelques jours , il aura 18 ans et actuellement je ne fait que pleurer quand je suis seule. heureusement deux gentilles filles sont nées ensuite pour compléter notre famille mais mon coeur a une immense blessure. je n'ai aucune photo de lui car devant le vide à l'annonce à la naissance personne a penser à cela.
aujourd'hui il me reste les photos de l'échographie et le souvenir de l'avoir eu dans mes bras : mais déjà son coeur ne battait plus.
je l'aime énormément et ma foi m'aide énormément. Courage a toute les familles en deuil. Une chose est sûre, il faut profiter des bons moments et surtout les immortaliser par les photos. On ne sait jamais de quoi est fait le lendemain. Alors quand les gens râlent autour de moi, je me dis qu'ils devraient profiter de la vie.
amitiés à tous Florence
Envoyé par Paul MENTZER le mardi 26 mai 2009 à 21:23
Il existe un forum d'échange entre parents désenfantés (des centaines de messages) ... adresse =
http://www.anjpv.asso.fr/
Envoyé par sylvie le samedi 23 mai 2009 à 15:37
Bonjour,moi aussi j'ai perdu ma fille AUDREY le 12/12/2008 ,la veille de ces 13 ans elle a été renversée par un chauffard qui roulait à vive allure en agglomération. Depuis ce triste soir ma vie c'est arrêtée, je ne vis plus que pour mon autre fille âgée de 17 ans. C'est une souffrance permanente qui me suivra tout le restant de ma vie....Il ne se passe pas un instant sans que je ne pense à mon petit ANGE....Tout le reste n'a plus d'importance. Je m'associe à la peine de tous ces parents qui ont eu la douleur de perdre un enfant car c'est la pire chose qu'il puisse arriver... Affectueusement à vous. Sylvie.
Envoyé par Véronique le mercredi 20 mai 2009 à 22:17
Bonjour, ma petite puce Périne nous a quitter brutalement a l'âge de 22 ans le 26 avril 2008 dans un accident de la route. Depuis cette maudite date ma vie n'est plus la même, une partie de moi s'en est allée avec ma fille chérie. Malgré la présence de mon mari et de mes 3 autre enfants je me sens seule. Ma puce me manque terriblement.
Envoyé par suzy le mercredi 13 mai 2009 à 12:03
Bonjour, je cherche à parler avec quelqu’un qui vécu ce drame. J’imagine votre peine, moi aussi hier j’ai enterré mon fils chéri de 27 ans qui a mis fin à ces jours. Cela est insupportable, je suis comme vous dans une grosse tristesse et je compatie à la votre nous aimons nos petits anges, courage
Envoyé par saluzzo :envoyé par rose-marie le vendredi 8 mai 2009 à 09:46
Je viens de découvrir votre site c'est ce que je cherchais depuis le 05/01/2009 où j'ai perdu mon fils ANTHONY qui faisait ses 19 ans le 05/02/2009. Il a eu la malencontreuse de croiser un patron qui ne pensait qu' à gagner de l'argent sur le dos des ouvriers et qui n'a mis aucune sécurité pour eux. Il a fait monter mon fils a 8m de haut avec un harnais qu'il ne pouvait s'attacher nulle part sans casque aucune sécurité sur un toit en everite (amiante) qui casse comme du verre et voilà l'accident est arrivé il la traversais les tôle et tombe 8 m plus bas vous pouvez imaginer l'état où il se trouvait. Voilà en gros pour l'accident je ne vous en dirais pas plus mais depuis ce jour là où la police est venu me chercher au travail pour me dire qu'il était à l'hôpital où il était décédé je ne vous dit pas l'enfer qu'est devenu notre vie, un vrai cauchemar.
Une souffrance indescriptible de se dire chaque jour qu'il ne reviendra pas, même si j’ai une autre fille et un petit fils on essaye de se raccrocher mais c’est invivable et en plus de notre souffrance nous avons un procès sur le dos avec le patron qui a aucun moment ne nous a présenter les condoléances, ni a envoyer un mot d'excuses, ni des fleurs. Il n en avait pas besoin plus de deux milles personnes a l’enterrement plus ceux qui n'ont pu venir et ceux qui l’on su après. Mais voilà 4 mois et jusqu'à maintenant nous avons eu beaucoup de soutient de la famille comme des amis, mais voilà maintenant nous entendons des réflexions et je pense que nous allons faire un tri entre les vrais amis et les curieux. Je peux dire que dans tous vos textes et dans toutes vos pensées on se reconnait même si pour nous c'est assez récent; Je soutiens tous les parents qui on vécu ce qu’on vit et j’aimerais pouvoir discuter avec ceux qui le veulent bien. Moi je ne connaissais rien a MSN et FACEBOOK depuis le décès d ANTHONY je l'entretiens je discute avec ses amis(es) et ça me fait du bien. Je reçois tellement de mots gentil de leur part et comme mon fils fréquente beaucoup de monde il n avait pas besoin de se connecter avec lui. Là au mois d avril j ai eu 30 demandes pour ce connecter sur son FACEBBOK car je mets des photos d’enfance où de boite que je récupère sur les sites et je le fait revivre. Mais malgré tous il y a des moments comme hier où l’envie de partir le rejoindre est très présente. Bon je vous remercie de m’avoir écouté je pense que nous sommes tous dans la même galère et que nous ne nous remettrons jamais de la façon dont sont partis nos enfants. Bon courage il nous en faudra car la vie est longue. Une maman et un papa désespérés merci a tous ........
Envoyé par Rosette Poletti le dimanche 29 mars 2009 à 08:39
Chère Maria , Quel amour vous avez manifesté en vous occupant de vos filles et en vous assurant qu'elles aient de l'aide psychologique ! Mais maintenant, il s'agit de vous , de votre vie unique et irremplaçable. Ce que vous avez vécu , est tellement difficile à supporter! Pourtant, il y a de l'espoir, de la lumière au bout du tunnel. Ne restez pas seule avec votre peine , appelez quelqu'un au no 078 898 83 11 ou 079 412 39 63 ,vous trouverez quelqu'un qui, simplement , pourra vous écouter.Vous êtes importante !
Envoyé par maria le vendredi 27 mars 2009 à 08:39
je suis dacor avec vous,j e perdu mon garcon de 15 ans le 15.9.2004, parti de la maison a 6h, decede a 18h,on m'a telefone pour me le dire comme on anonce un simple evenement,avec ma famille on se retrouve seul,et oui la vie n'est plus la meme, je veux aller le rejoindre.je me suis occupe que ses soeurs aient de l'aide psychologue,moi je m'en fous. Je vous quitte avec tendresse.
Envoyé par lucie le dimanche 22 mars 2009 à 08:39
Je comprends votre douleur. J'ai moi-même perdu une de mes soeurs et mon père à 3 mois d'intervalle. C'est très dur mais ma croyance en l'Au-delà, mes lectures dans ce domaine et mes recherches personnelles m'ont beaucoup aidée à comprendre qu'ils sont toujours là même si vous ne les voyez pas. J'ai eu de très belles expériences paranormales et je vous assure que de savoir qu'ils sont toujours près de nous ça vous réapprend à vivre. Le monde d'aujourd'hui est encore loin de comprendre ce qu'il y a après. Les gens sont très fermés et malheureusement ils souffrent en silence et sont seuls alors que la réalité est toute autre. Si j'ai un conseil à vous donner, commencer à lire de bons livres: "Conversation avec Dieu" de Neal Donald Walsch qui est un bon début. Permettez à votre sensibilité de s'exprimer et croyez en Dieu. Il est beaucoup plus que vous ne le pensez et surtout laissez vous guider par tout ce qui est positif. On nous apprend beaucoup de choses sur cette terre mais malheureusement pas l'essentiel. Moi j'ai eu de la chance de vivre des expériences paranormales qui m'ont convaincue que nos morts sont toujours là et je n'ai jamais rencontré de charlatans. La croyance est plus forte. Garder espoir et surtout ne baisser pas les bras. Ouvrez vos sens, ils sont tous près de nous. Bonne chance pour la suite. Je prierai pour vous.
Envoyé par amonange le mardi 17 mars 2009 à 08:39
Je sais aussi, ce que c'est de vivre en ayant perdu son enfant. Ma fille n'avait que 3 ans en juillet 2005 quand elle est décédée; mais 3 ans de pur bonheur jusqu'à la fin de sa courte vie. Je suis de tout coeur avec vous et votre peine, toutes mes sincères condoléances. Le 13 février, c'est tout frais... la peine, l'incompréhension face à ce drame, mais pourquoi lui ? Tant de questions sans réponse. Pour certains, c'est juste un fait divers parmis tant d'autres chaque semaine dans les journaux. Mais quand ça nous touche, c'est difficile d'y croire, de songer que les années à venir, il vous manquera toujours celui ou celle qui vous a quitté. Nous devons s'y résoudre, pas le choix ! Parlons de nos amours disparus, sans gêne, même si le fait de trop citer son prénom dans l'entourage dérange. C'est notre deuil et pas le leur ! Soyons un peu égoïste, nous en avons le droit après tout...non ? Chaque perte d'un enfant est un crève-coeur; faut continuer à vivre pour ceux qui restent, sans oublier pour autant nos petits anges. On les aimait, on les aime et on les aimera pour toujours !
Envoyé par hayatayyadi le samedi 14 mars 2009 à 08:39
je ressens ce que vous ressentez tous car je viens moi même de perdre mon fils adoré le 13 fevrier de cette année dans un accident de voiture. Il n'avait que 17 ans. Il était avec ses copains parti pour une balade qui a fini par la mort pour mon petit et rien mais rien pour les autres. Ma vie est toute bouleversée maintenant et je sens que je ne suis plus la même. Trop dur de vivre et d'accepter de continuer de la même manière qu'avant.Impossible....
Envoyé par tintamare le dimanche 8 mars 2009 à 08:38
Les rencontres à Arc en ciel ne m'ont rien apportées, il n'y a pas de chaleur,pas de suivi, chacun se raconte, toujours la même chose, et chacun repart le coeur vide et encore plus lourd mais il faudrait des intervenants quelque chose comme il existe en France une association très active dont j'adhère et suis membre avec des rencontres, des journées partagées une association dont le nom est Jonathan pierres vivantes avec un petit livre bleu dont les pages nous remplissent d'espérance, les parents qui ont perdu un enfant ne seront jamais seuls avec Jonathan. Ici, en suisse je crève de solitude, de désespoir, où es tu mon enfant adoré ? tu me manques tellement, plus personne ne parle de toi !
Envoyé par anima3 le samedi 28 février 2009 à 08:38
Que dire de plus ? vous avez tous si bien résumé la situation. J'ai perdu mon fils en décembre 2001 et je ne serai plus jamais la même, on continue malgré tout pour ceux que nous aimons. Bien sûr il y a encore de beaux moments dans la vie mais un rien nous ramène à l'absent.
Envoyé par BAMBOO le vendredi 13 février 2009 à 08:38
Je me reconnais dans votre façon d'exprimer votre douleur. J'ai perdu mon seul enfant il y a eu 10 ans en juin 98. Je me sens étrangère à ce monde, ma vie s'est arrêté le jour où j'ai perdu mon fils.
Envoyé par Catherine le mercredi 21 janvier 2009 à 08:38
Ma nièce est décédée le 28/11/2008 à 18 ans. La souffrance de ses parents est tellement palpable que parfois je n’arrive pas à trouver les mots pour les soutenir alors je suis là simplement, mais j’aimerais tellement faire plus. C’est très difficile.
Envoyé par Une maman le samedi 3 janvier 2009 à 08:38
Cela vient de faire 6 ans quelques jours avant Noel que j'ai perdu ma fille de 16 ans et son papa dans un accident .... La vie n'est plus jamais ce qu'elle etait mais il faut s'efforcer chaque jour , relever la tête , et vivre simplement les petits bonheurs de tous les jours pour ceux qui restent pres de nous mais aussi et surtout pour celui ( ceux )qui est partit soit fier de nous ...
Envoyé par Bernie le vendredi 12 décembre 2008 à 08:37
Pour faire face à sa douleur et celle des autres, il faut respecter la fonction de chacun. Moi il faut que je parle tjr de mon fils disparu. Par contre, mon fils ne veux pas parler de son frère. C'est très dur d'accepter, car on a peur qu'il devienne indifférent, qu'il oublie etc... Mais c'est pas le cas, un jour peut être il en parlera ou c'est ça façon de garder en lui les souvenirs qui lui reste de ce frère. Il faut juste respecter sa façon de réagir.
Envoyé par Rosette Poletti le jeudi 11 décembre 2008 à 10:37
Chère Madame, Perdre un enfant représente bien l'une des plus grandes épreuve que peut vivre un être humain et cette épreuve transforme une personne comme vous le soulignez.L'insouciance de ceux qui n'ont pas connu le deuil d'un enfant interpelle ceux qui sont dans le deuil. Il est important de savoir qu'il existe des lieux ou l'on peut parler avec d'autres parents qui ont perdu un enfant comme l'association Arc en ciel. Votre message rappelle aussi combien il est necessaire d'oser parler d'un défunt à ceux qui l'aimait. il faut en parler tout naturellement dans la conversation quotidienne : J'ai pensé à (prénom)hier en écoutant sa chanson préférée, quel fabuleux musicien c'était !On a parfois peur de faire mal en parlant du défunt et c'est d'imaginer que les autres l'oublient qui fait le plus mal !
Envoyé par tintamare le jeudi 11 décembre 2008 à 08:37
Depuis 10 ans que j'ai perdu mon adorable fils de 17 ans, je porte un masque pour aller dans le monde, on fait semblant de bien aller, cela arrange les autres qui oublient, toute le monde oublient ! il semble que mon fils n'a jamais existé, personne ne parle de lui alors que je pense chaque jour, chaque minute à lui et que je crève de le rejoindre. Les gens s'imaginent qu'avec les années nous allons mieux mais non nous n'allons pas mieux, nous faisons semblant... On perd nos relations d'avant car nous sommes différents, les gens sont si ignorants, moi, je lis plein de livres sur la vie après la mort, je suis une spécialiste, c'est à partir de la mort de son enfant que les interrogations de l'homme jaillissent ! Je déteste la foule, je fuis les futilités, les gens m'ennuient, je suis bien qu'avec les parents qui souffrent comme moi, une souffrance indestructible lié à l'amour de notre enfant. Nous pouvons partager, parler de nos enfants, nous vivons dans un autre monde. Nous sommes isolés, seuls. Pour nous, il n'y a pas de cellule psychologique qui s'installe, nous vivons le manque de notre enfant dans une détresse absolue.
Envoyé par taiji le mercredi 10 décembre 2008 à 08:37
L'entourage, principalement la famille et le temps. Pour moi qui ai perdu mon fils de 19 ans en mars 2006, je commence à faire surface et m'autorise à reprendre goût à la vie. Mais il est vrai qu'à chaque conversation je dois évoquer le nom de mon fils de peur qu'on l'oublie. De toute façon après la perte d'un enfant nous ne sommes plus les mêmes, quand les gens nous racontent leurs petits soucis ou même de gros soucis, ça ne me touche pas, je suis devenue insensible aux malheurs des autres, sauf bien sur une personne ayant perdu elle aussi un enfant. Il faut juste s'entourer de bonnes personnes, mais principalement de son conjoint et de ses enfants, c'est eux qui nous aide à tenir le coup.
Envoyé par clobenj le mardi 9 décembre 2008 à 08:37
Rien nous ne faisons rien, nous avançons sans savoir pourquoi et comment, nos autres enfants font aussi la même chose... et un jour après longues nous sourions à la vie... mais plus rien jamais n'est comme avant... Mon fils est parti le 01.07.2002 d'un accident sur Genève.
Envoyé par un(e) inconnu(e) le lundi 1 décembre 2008 à 08:36
Comment avez-vous fait face à votre propre douleur et à celle de votre ou de vos autre(s) enfant(s) ?