plus minus print
top colonne

En hommage à Luigi Cominelli

De la part de d'une amie photographe

Ce dont je me souviendrais de Luigi le berger : son amour de la liberté. Une solitude qu’il ne manquait pas de rompre par amitié. Une confiance en la vie et la curiosité de toute chose. Décédé, à l’âge de 52 ans d’un cancer de l’estomac, le berger ne craignait pas la tourmente, les vents et le froid, les brebis étaient sa passion, l’herbe une quête sans fin. Sa vision du monde parfois désespérée souvent tolérante était à l’abri de toute hypocrisie. L’effroi de l’homme devant la destruction de la nature, c’était un tumulte en son cœur dont il parlait peu. A l’écoute de sa petite radio il connaissait la valeur des pensées nobles, l’influence des médias, les querelles politiques et l’improbable paix entre les peuples.
Fermer les yeux et rêver, parce que Luigi savait que ce qui nous éloigne de la vie nous approche de l’essentiel. L’histoire des transhumances se poursuit. Les brebis suivent la route et dans le ciel entre les nuages une silhouette s’estompe dans le vent. Le berger entre dans la légende.
Dany Schaer
Revoir l'animation