Poème de ton frère Robert-Alain: 5 Février 2015 Il neige de menus flocons qui tardent à se poser Comme s’ils voulaient voler encore Tu es morte cette nuit Ma sœur qui ne voulait plus vivre s’en est allée Et moi je ne sais plus si j’ai vraiment le désir de continuer Cette existence ou partir, m’éteindre, mourir Je ressens une douleur et une douceur Les deux ensemble Douleur de te perdre et de savoir que je ne te reverrai jamais Douceur avec la certitude que tu désirais mourir Tu me disais ne pas avoir peur Même si je crois impossible de ne pas trembler de peur A l’approche de la mort Je me fie à tes paroles ma grande sœur Je ne veux me souvenir que de la force de ta conviction, ta confiance Tu m’as dit que morte tu deviendrais une étoile Qui de là -haut nous regardera vivre En disant cela tes yeux étaient si brillants et si lumineux Que je t’ai crue aussitôt J’aime regarder les étoiles Ce soir il y en aura une de plus