J'ai voulu mettre ici quelques paroles d'une chanson de Idan Yaniv, chanteur israélien: "Si tu ouvres tes yeux, tu trouveras toute la lumière qu'il y a dans le ciel. Si tu agites tes ailes, tu trouveras toutes les bonnes choses qu'il y a dans tes mains. Derrière vous, à côté de vous, je serai toujours là. N'éteins pas la lumière, n'éteins pas la lumière, je vais vous envelopper de ma lumière. Si tu es triste, si tu as peur, je ne te laisserai pas seule. N'oublie pas que tu es un ange pour moi."
Elle s'est éteinte juste avant l'entrée dans le shabbat, avant que les étoiles dans le ciel ne brillent. Elle les a rejoints, "suspendue près du soleil, tel un diamant dans le ciel.
Brille, brille, petite étoile. Dis-moi, dis-moi qui tu es!"
"C'est ici que nous ont conduits l'amour et la liberté". Telle est la devise nationale du Liberia qui s'appliquait très bien à l'attachement que Dorith portait à ce pays et à ses cultures.
En ces temps où, en France comme ailleurs dans le monde, des peuples se soulèvent pour défendre la liberté d'expression, Dorith par son engagement envers les cultures africaines, sa culture judéo-suisse, sa famille et ses amis, a toujours affirmé à la fois sa liberté de penser et l’amour de ses origines.
Je terminerai par une citation de Jean Cocteau: "Le vrai tombeau des morts, c'est le cœur des vivants."
Je vous prie donc de croire que je garderai dans mon cœur le souvenir d'une femme forte, engagée et dévouée.
Von Ioel Detton