J'ai été l'un des étudiants de Jacques l'Huillier à l'institut d'études politiques à Paris et à l'institut universitaire de hautes études internationales de Genève dans les années 1963-67. Je dois dire sans exagérer que depuis la fin de mes études,il ne s'est pas passée une journée sans que je ne pense au grand professeur qu'il a été pour moi. Je garde le souvenir d'un pédagogue doué d'un immense talent et d'une finesse et d'un humour sans égal. Pendant toutes mes années de vie professionnelle, chaque fois que j'ai ouvert un journal économique et financier,- c'est à dire presque tous les jours-, j'ai eu une pensée pour Jacques L'Huillier et les commentaires pertinents qui auraient été les siens et pour sa capacité à traduire en quelques équations ce que le journaliste avait dit ou aurait du dire. C'est sans doute le privilège des grands professeurs d'habiter l'esprit de ses élèves pour toujours. Tel a été mon cas en ce qui concerne Jacques L'Huillier. Bien qu'ayant appris la nouvelle tardivement, je ne voulais pas manquer l'occasion d'exprimer mon affection et ma reconnaissance pour Jacques l'Huillier et m'associer à la tristesse de sa famille à qui j'adresse mes sincères condoléances.