La mort en ce jardin, c'est une belle expression qui me rend nostalgique et poétique, deux sentiments de l'émotion, cette émotion si forte que je ressens aujourd'hui, en évoquant la disparition de mon ami Jean Marguet qui nous a quittés, le 13 octobre 2018, à l'aube de ses 89 ans. Ton amitié, mon cher Jean, je la considérais comme un jardin que nous aimions, l'un et l'autre, entretenir, enrichir souvent. Quelle que soit la saison, nous nous efforcions de la cultiver afin qu'elle poursuive son épanouissement, dans toute sa beauté. Parfois, les couleurs étaient changeantes, passant du rouge vif au jaune pastel, toujours sur fond de vert, la couleur de l'espérance. Et tout au long de ta vie, et de la mienne, nous avons cueilli les fruits et les fleurs de notre amitié sans failles. Aujourd'hui, ce jardin est fané et j'en suis terriblement triste. Il est fané et cela définitivement, car tu nous a quittés, mon cher Jean au terme de tes longues années sur cette terre au terme d'une longue maladie. Jamais, je ne pourrai oublier ces liens qui nous unissaient, ces racines et ces bourgeons qui refleurissaient sans cesse. Que ces lianes et ces racines, tels celles des liserons ou du lierre, restent à tout jamais dans nos cœurs pour les enserrer de nos sentiments communs. L'amitié est un sentiment tellement fort qui jamais ne s'éteint. Auprès de toi, j'en ai fait la preuve. J'ose espérer que moi aussi, j'ai pu t'apporter de la joie dans les moments agréables, du réconfort dans les moments difficiles. Chère famille, en tant qu'ami fidèle de Jean, je m'associe à votre peine et je vous présente, en ces moments douloureux, toutes mes condoléances émues. Pensons à lui comme à un merveilleux jardinier de l'amitié et des nobles sentiments. Alain Nicolet