Comme le Ying et le Yang chacun et chacune d’entre nous a un coté lumineux et l’autre sombre. Odette avait ses cotés sombre et lumineux, navigant entre l’un et l’autre, essayant de trouver sa place au milieu de ces deux extrêmes. Quelques personnes ont vu ce coté sombre, quand Odette se trouvait, je dirais pour donner une image, au milieu d’une tempête. Sa rage et colère, amertume aussi, prenait le dessus. Puis comme toute tempête, le calme revenait et nous avions la joie d’être avec une femme qui aimait la vie, partager un délicieux repas, et gouter aux bons plaisirs que La Vie nous offre. Comme beaucoup d’entre vous le savez, entre Odette et moi cela ne fut pas facile, la plupart du temps nous nous trouvions les deux au milieu d’une des tempêtes d’Odette. Au cours d’une de nos rares calmes conversations que nous avons eues ensemble, ma mère m’a demandé comment elle pourrait enfin être heureuse? Je lui ai répondu que la base d’une vie heureuse, le secret, c’est d’exprimer de manière inconditionnelle l’Amour, non pas celui que beaucoup de gens perçoivent dans un sens physique mais l’Amour dans sons sens disons plus large. L’Amour, j’ai ajouté, pardonne et laisse le passé s’en aller comme un bateau sur l’eau. Le bateau a un moment donné va rencontrer un obstacle et se briser, dissolvant toute traces d’un ou de plusieurs événement(s) passé, ceci dépendant de ce qui a été chargé dans le bateau. Au cours de cette même conversation Je lui ai parlé d’une femme extraordinaire nommée Alice Hertz-Sommer qui, comme elle, est allé dans un camp de concentration. Je lui ai lu une mes favorite quotes d’Alice : “I have lived through many wars and have lost everything many times – including my husband, my mother and my beloved son. Yet, life is beautiful, and I have so much to learn and enjoy. I have no space nor time for pessimism and hate.” ~Alice Herz-Sommer Traduit en francais cela se lit: “ J’ai vécu au cours de plusieurs guerres et j’ai tout perdu plusieurs fois – incluant mon époux, ma mère et mon fils bien aimé. Mais en fin de compte, la Vie est belle, et j’ai tant à apprendre et à me réjouir. Je n’ai pas le temps ni l’espace pour le pessimisme et pour la haine.” Après avoir écouté cette quote d’Alice, Odette est restée pensive un long moment. Puis elle m’a demandé: “penses tu que moi aussi, un jour, je pourrai être capable d’être comme cette femme extraordinaire Alice?” Ma réponse fut et demeure la suivante: Oui tu es capable de devenir comme Alice, une femme qui a découvert la joie d’ôter le voile de la tristesse et du pessimisme, d’être une femme rayonnante de beauté et de lumière, joyeuse et heureuse, qui a enfin découvert la beauté de La Vie. C’est sur cette image que je termine ce dernier hommage à Odette ma mère. Puissiez, chacuns et chacunes d’entre vous, tout comme moi, garder cette image d’Odette comme d’une femme rayonnante exprimant la beauté de La Vie. Cedric Didier Engelberts