A Pascal, mon amour, mon homme Accepter que la vie contienne la mort Accepter que la mort contienne la vie Câest savoir, au plus profond de soi Quâen fait, rien ne meurt jamais. Mon amour, tu nâes plus lĂ oĂč tu Ă©tais Et pourtant tu es partout lĂ oĂč je suis Cependant tu me manques Tu me manques tant Tu me manques tellement Chaque matin, chaque soir Chaque soir, chaque matin A toutes heures, entre-temps, Ă chaque souffle⊠A tous ces battements de cĆur vides⊠Ce nâest pas quâil nây aurait plus de joies, Plus de devoirs, plus de buts Plus de sens, plus de chemins Ce nâest pas ainsi. Câest seulement⊠Que tu manques Tant⊠Chaque matin, chaque soir, Chaque soir, chaque matin, A toutes heures. Ta mort mâa laissĂ© une peine que personne ne peut guĂ©rir Ton amour me laisse un souvenir que personne ne peut voler. Quand tu me manques Je mets ma main sur mon cĆur Car je sais que câest le seul endroit OĂč tu existes toujours. Mon amour, tu as pris de lâavance Au pays de la Vie. Je fleuris mon cĆur En souvenir de toi, LĂ oĂč tu vis en moi, LĂ oĂč je vis pour toi. Et je vivrai deux fois⊠JusquâĂ ce que nous nous retrouverons Lâinstant dâune vie dâune rose. Je tâaime. Suzanne