Cher Richard,
Je devrais dire le père modèle et époux hors pair, selon son épouse, prononcé en larmes et à la voix cassée par le chagrin de la perte de son conjoint.
Au Club du Drizia, tu sortais du lot des membres par ton élégance, ta gentillesse, ton attention pour tes partenaires (la plaque de chocolat comme accompagnement du "verre", malheureusement chronométré avec ta montre MADE IN HUNGARY, car la dévotion d'un père pour sa fille t'attendait.
Sur le terrain de tennis, il y avait aussi ton indulgence, je me rappelle que dans nos doubles "épiques" dignes des quatre mousquetaires, tu m'avais généreusement accordé deux essais aux services, car je reprenais la pratique du tennis, après une petite interruption.
Un autre souvenir, toutes tes affaires étaient parfaitement ordrées, dans les moindres détails et les personnes qui ignoraient ton nom, pouvaient le lire sur une étiquette adhésive rouge sur le cadre de ta raquette.
Tu vas vraiment manquer Ă toutes les personnes, proches ou pas.
Adieu Monsieur le gentleman joueur de tennis,
Respectueusement,
EGON
Von RIEMER