Je voudrais d'abord m'adresser directement à vous, chère Madame Giovagnoni, même si vous êtes trop loin pour m'entendre. Je vous ai écrit à Bellerive pour vous dire que ma maman et moi aimerions venir vous voir, et que je vous appellerais pour savoir si vous seriez d'accord de nous recevoir. J'ai laissé passer quelques jours, prise par mon travail, puis je suis partie 4 jours en vacances avec des amis. J'en reviens aujourd'hui et, ma valise à la mains, je tombe sur cette affreuse annonce affichée dans l'immeuble. Je suis restée assommée un moment devant cette affichette, et la tristesse m'a envahie avec force. Je n'ai pas eu le temps, ou, pire, je n'ai pas pris assez vite le temps de venir vous voir là-bas. Et vous êtes partie alors que je ne vous avais pas vue depuis plusieurs semaines. J'aurais voulu vous embrasser encore une fois. J'avais beaucoup d'affection et de tendresse pour vous, chère Madame Giovagnoni; je vous trouvais si belle, si touchante. Vous allez me manquer. Je voudrais bien sûr aussi, avec ma maman et mon frère, qui vous aimaient beaucoup aussi, exprimer ici mes condoléances à votre famille. Qu'ils puissent accepter votre départ avec sérénité en dépit du chagrin. Adieu. Marlène