Je viens d'apprendre de Jean-Pierre Rivera, ce jeudi 7 mai 2015, la très triste nouvelle du décès le 2 avril 2015 du Prof. Hans Schmid. Je regrette de ne pas avoir pu venir pour son inhumation le 17 avril. Les circonstances personnelles de ma rencontre avec le Prof. Schmid était de l'ordre de l'improbable le plus total. Mais, elle réorienta profondément ma vie personnelle puis professionnelle, comme cela fut aussi le cas pour deux autres personnes, l'une aussi, et je m'étonne, d'origine tchèque et suisse pour l'autre. Après une thèse à Lyon dans des circonstances totalement iniques, scandaleuses et ignominieuses suivie d'un post-doctorat dans des conditions à peine différentes ayant failli même me faire perdre la vie, j'ai été recueilli par l'équipe du Prof. H. Schmid et le Prof. H. Schmid lui-même dans un laboratoire travaillant dans un domaine de recherche qui m'était alors totalement étranger. Et il m'a pourtant accueilli sans m'imposer aucunes contraintes, me suggérant certains sujets de recherche dans son domaine, "presque", voir totalement, abandonnés, en particulier, de E. Asher, A. Janner, de lui-même et d'autres; avec des articles papier enfouis au fond de placards presque sous la poussière. Mes surprises ont alors été grandissantes, et la première a été sa gentillesse, sa tolérance, sa compréhension; choses qui m'étaient alors totalement étrangères dans le milieu scientifique professionnel. Nous parlions peu et restions discrets mais il était toujours disponible avec une telle attention et gentillesse que je ne savais presque comment m'y prendre! Je ne l'ai connu peut-être qu'à peine plus d'un an mais, outre les aspects professionnels, c'est sa bienveillance qui me restera toujours et qui m'a été d'un vrai secours. Et malgré le peu de connaissance que j'avais de lui pendant cette courte période, son décès me peine profondément au delà de ce que j'imaginais. Toutes mes condoléances à Mme Anne-Catherine Schmid-Vischer et toute sa famille dans ces moments douloureux. Jacques L. RUBIN