Ma chère Jacqueline, c'est à toi que j'ai envie de m'adresser pour te dire adieu. Toi l'infatigable militante, combien de fois avons-nous battu la semelle sur des trottoirs glacés pour faire signer des initiatives: l'égalité bien entendu, mais aussi l'assurance et le congé maternité, d'autres encore. On m'avait parlé de la grande Jacqueline et j'étais impressionnée de te rencontrer mais nous nous sommes immédiatement entendues car nous portions les mêmes combats et les mêmes espoirs. Nous nous sommes aussi retrouvées devant les marmites de l'Armée du Salut qui, pour Noël pendant quelques années, avait demandé à des députés et des députées de venir chanter avec les Salutistes devant les grands magasins et d'inviter ainsi nos amis et collègues députés à venir remplir les marmites dont le contenu était destiné au Noël des plus démunis. Puis il y avait les magnifiques soirées d'Escalade chez toi, avec revue, chansons, déguisements, repas délicieux et belle compagnie, puis les raclettes au Salève.... puis le SPAF (non, pas le Syndicat des pilotes d'Air France) le Syndicat des personnes actives au foyer, encore une belle aventure parmi d'autres. Adieu Jacqueline si le Paradis existe, je suis certaine que tu as syndiqué les anges et que tu y as imaginé des fêtes. Merci Jacqueline pour tout ce que tu as fait pour les femmes, donc également pour les hommes. En pensée avec tous ceux qui sont dans la peine. Claire Luchetta-Rentchnik