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Tribune de Genève
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  • Vor mehr als 4 Jahren

    Claudine Planque participait pleinement de la vision poétique d’Edmond Kaiser qui demandait à ses collaborateurs-trices, je cite, le «sens du sacré des êtres, des choses et du travail.» Ou encore : (…) Au commencement, toujours par le tout petit bout. Du petit bout naîtra l’étoile, et de l’étoile une constellation »(…) « Dès qu’on sait, il est impossible de ne pas faire. Et ce n’est pas difficile : il suffit de faire. De toute façon, mieux vaut un piètre résultat, dans les limites de sa propre imperfection, que de ne rien entreprendre du tout. » (…) « La foi qui déplace les montagnes ? C’est une main, une pelle à la main. (…) « Rien n’est vain. Ce que l’on sème fleurira. Ne pas attendre la floraison. »(…) Voilà de quelle manière Claudine Planque vivait, pourrait-on dire, « avec son âme », une âme d’artiste, non pas dans l’artifice de l’art pour l’art, mais l’art pour dire l’humanité, l’humanité qui demande à survivre : jamais démoralisée par un échec, vivant les valeurs humaines silencieuses, sans faire de discours moralisateur, ni se plaindre des obstacles sur lesquels elle sautillait d’un regard malicieux,regard sur les difficultés qu’elle partageait d’ailleurs avec Edmond Kaiser. Une âme poétique disponible pour s’émerveiller, et qui était sincèrement touchée par le bonheur des autres, sans jamais envier qui que ce soit. Elle vivait quotidiennement en combinant sa famille, sa Galerie, et son acharnement dans ses fonctions à Terre des hommes avec une apparente sérénité et une disponibilité à toute épreuve. En fait, on ne la dérangeait jamais : toujours accueilli avec un sourire, chacun-e repartait aussi avec un sourire, même - et surtout - lorsque nous n’étions pas d’accord. Peut-être parce que tout cela ne faisait qu’un, naturellement, dans un attitude qu’on nommera peut-être maladroitement « souveraineté »… quelque part Claudine Planque, jusque dans ses dernières paroles, était souveraine. Elle restera, pour nous qui l’avons connue, dans la catégorie très restreinte de celles et ceux qu’on appelle aujourd’hui « les Justes ».

    Von Bernard Boeton