In Memoriam Donald Geneux, 94 ans. Que chacun puisse rester heureux pour ce qui a été … Qu’un temps soit réservé pour pleurer ce qui n’est plus ! Soucieux d’honorer respectueusement la mémoire de Donald, voici quelques mots en cette circonstance où chacun de nous pense au recueillement qu’impose ce départ qui a pris de court tout le monde, quoique certains s’y soient préparés. Renouons en communauté de vie et prenons congé de notre cher disparu, dont la traversée suggère que nous aussi devrons vaquer sur l’autre rive. En effet, face aux aléas de l’existence, il y a cette certitude qu’il faudra mourir. En en ayant paisiblement terminé la course terrestre, son corps a finalement laissé s’échapper sa belle âme qui s’en alla rejoindre, hors du temps et de l’espace, l’Éternité vers laquelle l’appela Celui qui la fit naître par un souffle et à Sa plus grande Gloire, ce Dieu, trois fois saint, qui a pour nom « Maître de l’Univers », « Créateur de toute chose visible et invisible », « Seul donneur de vie ». C’est ainsi qu’avec une immense tristesse et une profonde émotion l’annonce de ce décès a franchi la porte de nos foyers. Pour certains, le téléphone et les emails se seront chargés du sombre message. Certes, chacun de nous a souhaité que le terreau spirituel n’aura pas été sournoisement fragilisé au cours des dernières heures par l’indifférence ni par la délicate acceptation des conditions existentielles, ni encore par la crainte d’un au-delà sans joie. Quand on sait comment donner des ailes à celles et à ceux qui ont compris tout le sens qu’il fallait accorder au mot « amour », on sera alors parvenu à colorier leurs vies avec les couleurs du cœur. Ce que Donald aura très bien su décrire, c’est précisément l’amour de Dieu. La foi c’est ça ; d’un côté c’est l’épée tranchante, de l’autre c’est le verbe précis. Merci Donald pour ce grandiose témoignage. D’En-Haut, il a plu au Maître de l’Univers de rappeler à Lui une âme, c’est-à -dire l’esprit que par son souffle il a fait se déposer dans ce corps qui a du s’en retourner à sa terre. Tout croyant qui se sait « sauvé en Jésus-Christ », se sait aussi « citoyen du Ciel », cette patrie où se retrouveront toutes celles et tous ceux qui nous auront été chers sur Terre. Là où attendent celles et ceux qui nous ont aimés avant l’appel pour le royaume des croyants. Après une croisière terrestre, riche en découvertes, chacun devra larguer les amarres pour naviguer vers les Cieux infinis. Il en va comme des vagues que le vent chasse jusqu’à ce qu’elles viennent mourir à nos pieds et ainsi, tout passe, tout lasse, excepté le souvenir. Un soir, il n’y eut plus de lumière à Tolochenaz, un jour il n’y eut plus sa présence à La Maison du Pèlerin et dans le cœur de plusieurs a commencé à naître le souvenir. Pour d’autres, il y a le poids d’un espoir déçu par cette nuit qui ne vit pas naître les lueurs d’un nouveau matin. Subitement, tout ce qui rassurait s’échappa et deux larmes de reconnaissance, du conducteur (ou du patriarche, de l’ancêtre, de l’ami, etc.), juste pour dire à chacun : « Vous pouvez aller ! C’est fini ! À vous, désormais d’appeler l’ange de la consolation. » Pierre Zahno au Québec.