Ton départ, nous fait nous souvenir des années 70… de tes voyages en Suisse romande ; tu étais le représentant de PURODOR.
T’avais tes jeux à la Chaux-de-fonds, au Fruit-Bar à Etoy chez le père Colomb qui ronronnait en comptant la caisse. Des flippers à Renens et à Lausanne à St-Pierre et au Deux-Gares et, bien-sûr, des billards à recouvrir à Genève.
C’était déjà passé le temps de la Bergerie ; la Mère Buhlmann vendait déjà des billets de loterie à Montreux. On croisait encore la Mami en ville et la Manina, toujours un peu désespérée, elle n’avait pas changé, elle parlait toujours de sa mère et de son bel amour perdu.
C’était du temps du grand miroir au Bourg avec le Père Jaquet qui tonnait après les dames qui se miraient assises au bar. C’était le temps de la Cibie, Zéro 69 était ton blase.
C’était le temps des après-midi à Corcelles chez ton petit frère Roméo avec ses beaux verres en cristal et de ses dessins de vitrines réalisés chez les horlogers chics d’Europe ou encore des dimanches chez la grande Louise à Morges au dessus de son magasin d’antiquités. Tu sais la grande Louise, celle qui faisait même rire les chameaux…
Le temps balades en voiture, des raviolis dégustés en vitesse au coin de la table à torons et des retours à Villeneuve cachés dans les Saviers : - Tu sais où ne passait que des douaniers (…)
Le temps de ce beau, voir dangereux parleur de tante Yvonne et du Stil-phare qui pour une claque avait tout raconté du côté de la Tour. Le temps grand Lulu, de ton copain Pécari, de Zéro le chien et de la copine à Roméo, tu sais Christiane, la douce et gentille fille qui habitait sous le Langedoc.
A se revoir à l’étage du dessus, Bertrand
Von Bertrand --