Chère Christelle, chers Léo et Pol, c'est avec stupeur que nous avons appris incidemment, par sa tante Marie-Thérèse, la disparition brutale d'Olivier. Devant ce douloureux coup du sort, nous sommes à la fois tristes et décontenancés. Nous voudrions vous apporter un peu de réconfort mais, aujourd'hui, les mots nous manquent. Recevez toute notre tendresse. Cette terrible nouvelle nous a touchés au plus haut point. Nous sommes près de vous par la pensée faute d'avoir été empêchés sciemment de nous rendre aux funérailles et vous adressons toute notre affection. Christine, François-Henri, Edouard, Damien Kettler et nos familles, parentes, alliés et amis. «Nous voici aujourd’hui au bord du vide. Puisque nous cherchons partout le visage que nous avons perdu. Il était notre avenir et nous avons perdu notre avenir. Il était des nôtres et nous avons perdu cette part de nous-mêmes. Il nous questionnait et nous avons perdu sa question. Nous voici seuls, nos lèvres serrées sur nos pourquoi. Nous sommes venus ici chercher, chercher quelque chose ou quelqu’un. Chercher... où chercher cet amour plus fort que la mort. Ce qu’il voulait, nous le voulons aussi. Nous voulons que le bonheur soit la lumière au fond des yeux. Au fond du cœur et la justice sur la terre. Il y a des mots qui font vivre et ce sont des mots innocents. Le mot chaleur, le mot confiance, amour, justice. Et le mot liberté, le mot enfant et le mot gentillesse. Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits. Le mot courage, le mot découverte et le mot frère. Et certains noms de pays et lieux de rencontre. Et certains noms de parents et d’amis.» Paul Eluard