Aujourd'hui m'est un chagrin, Un de mes Maître n'est plus. Il n'aurait pas aimé ce titre, trop modeste qu'il était... Pourtant il m'a tant donné, par son humilité, par son sourire et par sa sagesse. Je me souviens de heures passées auprès des restitutions du fourneau des Belaires, à écouter, mesurer, approcher le fonctionnement de ce fourneau. Je me souviens des échanges, des remarques, des rires après la découverte d'une erreur ou d'un incompréhension. Derrière tout çà, une extraordinaire capacité à accepter les faits, à comprendre la structure à poser les questions...à accepter de ne pas comprendre...à accepter que notre regard ne soit pas le meilleur, le plus pertinent. Paul Louis fût pour moi une porte vers un autre regard sur la matière et ses outils d'élaboration, un encouragement à poser la question de l'Homme derrière son outil, d'une autre structure de Connaissance, d'une autre manière de Savoir. En m'entrouvrant la porte d'un autre questionnement par le passage à l'acte expérimental répété, il m'a ouvert un chemin qui dure encore. Qu'il repose en paix, sa mémoire nous reste une force. Mais aujourd'hui il m'est un chagrin...