Soliman, un néologisme qui pourrait signifier : homme seul, pourtant c'était son (vrai) prénom, étrange signe du destin. Lecteur assidu et connaisseur de Borges, il savait le poids et la signification des mots. Il en jouait avec un sourire en coin, lui qui comme Lazlo Carreidas (autre référence) ne riait pourtant jamais. Impénétrable, il l'était, cultivé aussi, avec cette distanciation qu'offre l'intelligence ou l'éducation : il avait les deux en quantité industrielle! Fasciné par l'humanité, il en a d'abord exploré les plus hautes sphères puis celles où la fulgurance d'une pensée politique, fusse-t-elle émise par des partis xénophobes n'était, de loin pas, insignifiante, méritant ainsi son attention, tel un entomologiste. Sorte d'ultime pied de nez à ses origines et à la partie italienne en lui : come di Merci