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26 Oktober 2012
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  • Vor mehr als 4 Jahren

    Très chère Sylviane, Quand tu es venue au monde ce printemps là, ton Papa et ta Maman ont cru d’abord que c’était une terrible épreuve qu’on leur envoyait. Très vite toutefois, ils découvrirent qu’en fait c’était bien un ange qui leur avait été donné. Un petit ange sans ailes, mais avec un cœur immense, débordant d’amour et de tendresse pour tous ceux qui l’abordait. Un drôle d’ange, un peu pataud, qui aimait bien manger, chanter, danser, s’amuser et s’émerveiller de tout. Grâce à la patience infinie et l’amour de tes parents et aussi à ta bonne volonté sans faille, tu es devenue une petite fille modèle. Tes progrès ont fait leur fierté et celle de ton frère. Aux yeux de tes amis de Sport-Handicap, de tes collègues de Polyval et de tous ceux qui te connaissaient, tu étais la fille polie et sage, aimant l’ordre et la propreté ; mais aussi Sylviane au sourire si spontané et pour qui rien ne comptait plus que de voir les gens heureux et contents. Tu aimais les fêtes, les anniversaires, le cirque et Noël, tes grands repères dans l’année. Tu aimais rire aussi, de ce rire que même la pire maladie n’a pas réussi à t’arracher. Rire avec les autres parce que cela signifiait avant tout que tous étaient heureux autour de toi. Voici vingt ans, après avoir gagné une belle sœur que tu adorais et qui te le rendais bien, tu as eu le bonheur de devenir tante : la tata de Leily puis un peu plus tard celle de Keyvan. Quelle joie tu exprimais à chaque occasion donnée de les voir tous les deux, de les attirer dans ta chambre et d’y jouer ou d’y chanter sur la musique des disques que tu leur passais. Quelle déception pouvait-on lire sur ton visage lorsque l’un ou l’autre venait à manquer. Du bonheur, je crois que tu en as eu tout au long de ta vie. Mais combien en as-tu donné autour de toi ? A ton cher Papa et à ta chère Maman, à ton petit frère Jacques devenu grand, à Farnaz et aux enfants. Un bonheur tendre et tranquille. Un bonheur quotidien que personne n’envisageait de voir prendre ainsi fin. La maladie t’a assombrie à l’automne de ta vie. Il a été très dur pour nous tous de voir s’éteindre lentement la joyeuse flamme qui t’animait. Effrayant de te voir t’enfoncer dans la brume et t’effacer ainsi peu à peu. Tous ici mesurent aujourd’hui l’immense trésor que nous venons de perdre. Ton absence, à toi Sylviane qui était la constance même, le rocher intangible au milieu de la famille, va être très dure à supporter. Ta tendresse et ton sourire nous manquent déjà cruellement… Seule nous console peut-être la certitude que, où que tu sois, tu as dû maintenant retrouver tes ailes.

    Von Jacques Moser