Jean-Christophe, pourquoi si tôt ? Je t’avais perdu de vue ces dernières années, moi en Suisse alémanique et toi resté au bercail. Maintenant que je suis gentiment de retour au pays, je voulais me rapprocher de toi, de ta famille à nouveau. Je n’en n’ai pas eu l’occasion malheureusement. Tu étais venu à l’enterrement de ma première épouse qui elle aussi, est partie beaucoup trop tôt. Cela m’avait beaucoup touché, c’était en 1997 et c’était la dernière fois que nous nous sommes vus. Vendredi dernier, je n’ai pas pu venir te dire au-revoir, étant au fond du lit avec « une grippe de chez grippe», mais je me débrouillerai pour te trouver… Merci pour tous ces souvenirs lumineux à St. Moss, à l’internat, les virées en 2CV avec cinq grands gaillards à son bord ; nous devions presque pousser dans les contours dans la montée allant aux Marécottes… Merci pour les concerts dégantés des « Morbid Chickens », les fêtes extraordinaires à Vufflens, le « corbeau et le renard » de la Fontaine en minimum trois langues. Quels rires, quelle insouciance, quelle énergie, quelle créativité !! Merci pour tout ça ! Que ta famille, ta femme et tes enfants trouvent la force nécessaire pour surmonter ce moment de doute, d’incompréhension, de rage, de sentiment d’injustice… il leur faudra du temps. Tous mes vœux les accompagnent. Et continue à faire rire ton monde là-haut… Adieu l’Ami ! Alexandre