Logo hommages.ch
24 Heures
30 juin 2014
Télécharger le pdf
24 Heures
1 juillet 2014
Télécharger le pdf

Vous souhaitez rester informé des nouveaux avis et condoléances pour ce défunt ?

Dernière condoléances

  • Il y a plus de 4 ans

    Tu étais mon demi-frère, de dix-sept ans mon aîné, devenu demi-père, à la mort du nôtre trop tôt disparu en 1979. Tu étais un être brillant dont la marque est restée gravée chez ceux qui ont croisé ta route. Cela, j'avais déjà pu l'apprécier alors qu'entrant au collège Champittet en 1967, dix-sept ans après toi, j'arrivai accompagné de ma maman à la porte de la classe où nous accueillait le professeur qui, en entendant mon nom, nous dit: "Ah! Voilà mon premier de classe". Déception, au premier bulletin, je n'étais que vingt-deuxième. Puis quelques années plus tard, un professeur d'anglais, qui avait également été ton professeur, me dit: "Moser, Moser, j'ai eu un élève exceptionnel qui s'appelait Moser. Il était capable de me donner cinq ou six synonymes de n'importe quel mot anglais que je lui soumettais." Puis il me demanda :"Vous le connaissez?" Quelle ne fût alors ma fierté de pouvoir répondre: "Oui, c'est mon frère!" Là aussi, déception. Et puis toi, t'isolant dans la chapelle du collège pour y lire Ovide en latin. Ta Maturité passée avec des six partout sauf un deux, en physique, pour avoir expliqué à l'examinateur que cette matière ne servait à rien. Et le piano dont tu avais appris à jouer tout seul. Plus tard, une thèse sur le droit de l'enfant, présentée après en avoir détruit trois ou quatre qui ne te donnaient pas satisfaction et reconnue comme une encyclopédie sur le sujet. Le jeune avocat enfin nommé "Danton du barreau Vaudois" par un journaliste. L'homme ensuite au geste large et à la voix puissante, excessif en tout, dans le verbe comme dans le vin, dans la colère comme dans le pain. Mais ceux qui ont su percer la carapace de l'autorité parfois rugueuse auront découvert un homme pudique et attachant. Je me souviens de m'être arrêté à ton étude sans m'être annoncé pour prendre un café avec toi. L'une de tes secrétaires étant allée m'annoncer dans ton bureau, j'entendis un puissant: "Mais qu'est-ce qu'il me veut encore, Ducon?" Je me tournai alors vers l'autre secrétaire et lui dis: "C'est sa façon à lui de dire: salut frangin, content de te voir!" Et puis, l'avocat dont la noble cause est de défendre. Ta cause à toi, par choix et j'insiste par choix, fût celle des démunis, des sans-droits, des réfugiés. Et lors de nos déjeûners ensemble, tu me racontais leur histoire, réfugiée rwandaise ou réfugié bosniaque, tous deux bien intégrés et dont le refoulement te révoltait. Tempêtant contre l'incompréhension, contre l'indifférence de ceux qui ne veulent pas écouter, qui ne veulent même pas entendre, pestant contre ces juges malvoyants pour qui il faut écrire gros et souligner et qui s'obstinent à ne pas voir. Enfin, tes bons mots et par parmi ceux-là, celui-ci, mon préféré: "En moyenne, en moyenne,….. qu'est-ce que cela veut dire en moyenne? Quand vous avez les pieds dans le congélateur et la tête dans le four, en moyenne vous êtes confortable vous?" Allez va en paix frangin, tu n'as pas failli et arrivederla comme tu te plaisais à dire.

    De la part de Charles-Henry Moser
  • Il y a plus de 4 ans

    Tu es parti de cette Terre. Les tribunaux vont être calmes sans toi. Que le Bon Dieu te rende au centuple tout ce que tu as fait pour les gens en grandes difficultés. Toutes les forces que tu y a mises. Ça a été un honneur de collaborer avec toi. Avocat afin que les VRAIS réfugiés puissent vivre ici, que les injustices de toutes sortes soient broyées par ta persévérance, ton humanité et tes... jurons. Tu resteras toujours, toi et ta famille, dans nos cœurs. Merci.

    De la part de Fabienne Trivier
  • Il y a plus de 4 ans

    Lieber Herr Moser das einzig Wichtige im Leben sind die Spuren von Liebe, die wir hinterlassen, wenn wir Abschied nehmen.

    De la part de Abbass Abdel Rahman
  • Il y a plus de 4 ans

    Bonne route cher Maître. Que votre amour de la Justice, votre franchise et votre droiture soient un exemple pour tous. Condoléances à la famille. Une ancienne secrétaire.

    De la part de Catherine Bitz