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8 août 2011
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Dernière condoléances

  • Il y a plus de 4 ans

    Merci papa, de nous avoir appris à côtoyer les étoiles ! Lino Possa est né le 30 avril 1928 à Steg Gampel, dans le Haut-Valais. Son enfance, entouré de son père Joseph, de sa mère Marie et de ses 5 frères et sœurs, se déroula dans un cadre très uni et stimulant, puisque ses parents tenaient le magasin du village, qui faisait office, à l’époque, de lieu de rencontre et d’échanges pour les habitants. Son père Joseph, originaire de Bognanco près de Domodossola, lui avait transmis le sens de l’entreprise : en effet, après avoir ouvert un commerce à Domo, son père avait installé un magasin à Steg et un autre à Goppenstein, lors des grands travaux du percement du tunnel de Lötschberg. Il lui avait par ailleurs, inculqué le goût à une certaine indépendance d’esprit qui lui a permis de traverser sa vie avec richesse et curiosité. La passion de la musique et du bel canto, dans lequel il a baigné depuis sa plus tendre enfance est aussi un héritage de son père, d’origine italienne, rappelons-nous. Qui ne se souvient des opéras de Verdi ou Puccini, diffusés à tout volume, lorsqu’on approchait la Maison Possa, à Steg ? De sa mère, Marie Possa, originaire de Loèche-Ville, il avait absorbé le sens du dévouement et de la droiture. En effet, elle avait été éduquée à la rigueur et aux valeurs de la religion catholique, durant des années passées au Pensionnat de Loèche, tenu à l’époque, par les sœurs d’Ingenbohl. Ce couple, très uni, lui avait transmis les valeurs de la famille, le sens de responsabilité face à une collectivité et une joie de vivre notoire, bref, un cadre de vie qui lui a permis de développer ses aspirations et ses compétences. Il initia son éducation à l’Internat de Martigny et termina ses études au Collège de Brigue. Désireux d’acquérir rapidement une indépendance, il choisit de travailler pour la Poste suisse. Sa formation s’effectua à Berne, ville qui lui permit aussi de vivre sa passion pour le chant et les opéras puisqu’il fréquentait assidument les différents théâtres et autres lieux de culture où ses ténors préférés se produisaient. C’est toujours à Berne, lors d’un bal des officiers, qu’il rencontra sa femme. Après, plusieurs années passées dans la capitale et la naissance de sa fille, Catherine, l’appel du pays se fit ressentir et il décida de retourner en Valais en 1958. Son fils, Laurent, naquit une année plus tard. Installé définitivement à Sion, il a pu non seulement se dévouer corps et âme à son travail auquel il était profondément attaché, (en effet, le service public a toujours représenté une valeur à défendre pour Lino), mais il s’est également engagé au niveau syndical, politique et associatif. C’est ainsi qu’il a pu participer, entre autre, à la construction de logements pour les plus défavorisés et à la défense des travailleurs, par ses actions syndicales. Il a terminé sa carrière professionnelle en tant que chef du service des voyageurs à la Poste de Sion. Pendant plus de 20 ans, il a pris du plaisir, non seulement à diriger et à organiser le ballet incessant des cars postaux qui desservent toutes les vallées et villages du district de Sion, mais aussi à épanouir ses collaborateurs dont il avait à cœur de les savoir sereins, dans leur vie professionnel. Du plaisir, certes, parce qu’il avait pu développer des projets novateurs, mais plus encore, parce qu’il avait pu être au service d’une entreprise publique, dont les valeurs étaient la quintessence même d’une société organisée autour d’un bien-être collectif, avec un réel partage, à tous les niveaux. Après des années d’engagement professionnel, Lino décida de se consacrer entièrement à sa famille et à d’autres projets, plus personnels. Il se transforma ainsi : - en jardinier : qui ne le rencontrait pas dans son paradis vert à la Ferme Asile, - en ouvrier : lorsqu’il effectua les travaux de rénovation à Loèche-les-Bains, - en guérisseur : toujours soucieux d’aider son prochain qui souffrait et milles autres activités, au gré de ses curiosités, de ses rencontres et de ses intérêts.

    De la part de Catherine Zaccaria