Avec Martha, une grande dame disparaît. Je tiens à exprimer toute ma tristesse pour son départ. En même temps, je suis heureuse pour elle que les souffrances des dernières semaines de sa vie soient finies et qu'elle ait enfin pu rejoindre feu son mari, Carl Schuricht. Veuve depuis 1967, elle n'a cessé de maintenir le souvenir de son époux. De tous les entretiens avec elle, dont il y a eu beaucoup car elle aimait raconter avec humour, mais parfois aussi avec regret, des épisodes des sa vie, a percé son admiration pour cet homme pour qui elle était un grand appui, je dirais même son manager. En effet, elle a organisé avec compétences les déplacements du chef d'orchestre dans les déplacements dans les différents hauts lieux de la musique classique d'Europe et des Etats-Unis. Elle lui a évité tout souci pour lui permettre de déployer pleinement son art dans la direction d'orchestres et de chœurs. Martha est restée modestement aux côtés de son époux et c'était une des plus grandes preuves d'amour qu'elle ait pu lui apporter. Elle a souhaité que ses cendres soient mises en terre dans la tombe de son mari Carl Schuricht à Wiesbaden en Allemagne. Cela se passera dans le courant de cet été en présence de quelques proches de la Suisse et de l'Allemagne. Qu'elle y repose en paix.