Ma tite Momo, je vois déjà ton sourire sur ton visage comme à chaque fois que je t'appelais comme ça.
Comment exprimer ma peine, ma colère face à cette maladie sournoise et surtout face à moi-même!!
Je regrette tellement de ne pas être venue te voir cette fois au CHUV, même si tu m'avais "donné congé" comme tu me l'avais écrit dans un de tes derniers messages. En fait, si je ne suis pas venue, c'est simplement par égoïsme ou plutôt par crainte. Et oui, cela peut te sembler ridicule, mais je craignais tout simplement de craquer devant toi, toi qui étais si forte, si positive, si combattante. J'espère quand même que mes messages presque quotidiens t'auront au moins un peu aidée dans ta lutte.
Ma colère face à cette maladie si cruelle est simplement due au fait qu'elle s'est acharnée contre toi, en te laissant que peu de répit durant toutes ces années. Une chose est certaine, avec ton "foutu caractère", tu lui auras au moins donné du fil à retordre même si c'est elle qui a remporté la dernière bataille.
Nos petits repas, nos discussions ou on se racontait tout, nos fou rires, tout ces petits moments me manqueront. Mais ce qui manquera le plus, c'est le son de ta voix, qui même si j'étais triste, énervée ou simplement pas bien, arrivait toujours à me remonter le moral me calmer ou m'apaiser. Ton sourire, ta joie de vivre, ta gentillesse, ton écoute, ta force et ta volonté resteront à jamais gravé dans ma mémoire et dans mon coeur.
Maintenant, tu es enfin libre, libre de voler parmi les anges. Ces petits anges à qui tu te confiais, qui t'ont guidée et qui t'ont accompagnée tout au long de ta vie. Et surtout, je t'imagine si heureuse d'avoir retrouvé Yves, ton grand amour.
Tu me manques déjà.
A toi ma tite Momo, je ne t'oublierais jamais.
Chris
De la part de Chris