De retour de Porto, je viens d’apprendre la triste nouvelle. J’ai travaillé quatre ans à L’Age d’Homme, avec Geneviève, entre 1968 et 1971, durant les années de fondation, dans l’ombre. Dimitri était un passeur certes, j’ai été un passant qui a appris énormément à son contact et rencontré tant de personnages. Je peux en outre me vanter d’avoir été l’"éditeur" de Marko. Il me confiait son journal de classe, ses dessins, ses bandes dessinées que je publiais sur une offset qui traînait à la rue de Genève. Je voudrais lui témoigner ici ma sympathie. C’est un peu « tenter de remonter le Niagara » comme disait Céline du temps qui passe, notre auteur préféré avec Vladimir, celui qui, entre autre, a provoqué notre rencontre et scellé notre amitié, chez Payot où j’étais alors apprenti libraire.